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- TDAH Adulte Procrastination | Dys Solutions France
TDAH chez l'adulte TDAH et Procrastination La procrastination est le fait de toujours reporter au lendemain ce qu’on pourrait et/ou devrait faire le jour même. Cela concerne les activités routinières mais aussi celles qui devraient être prioritaires. Ils commencent quelque chose pour aussitôt zapper vers autre chose de nouveau, finalement souvent sans rien achever. À la fin de la journée, ils n’ont rien fait ou n’ont pas fait ce qui était prioritaire, et certains sont quand même très fatigués par cette agitation cognitive et/ou comportementale. Ou encore, ils repoussent jusqu‘au tout, tout dernier moment ce qu’il faut faire. La principale cause de la procrastination est le manque d’attention qui peut être due à une activité pas assez motivante et qui ne respecte pas leurs besoins, valeurs et talents. C’est aussi souvent lié à différentes formes de peurs et d’anxiété (peur de s’affirmer, peur de faire des mauvais choix), à un évitement d’une émotion désagréable associée à la tâche, à un perfectionnisme exagéré pouvant être lié à un manque de confiance en soi (peur de ne pas faire assez bien, peur de décevoir ou d’avoir une remontrance), peur que la tâche soit trop difficile (devoirs) ou à un besoin de trouver d’autres motivations plus fortes. Il s’en suit à l’âge adulte de grosses difficultés d’organisation pour arriver à un objectif ou assurer le quotidien. La plupart n’arrivent pas à planifier, mais bizarrement certains sont au contraire de grands planificateurs, pour se rassurer face à leur difficulté de passer à l’action. Certains ont besoins de tout maitriser avant de se lancer, à cause d’un perfectionnisme lié au manque de confiance en soi. Beaucoup ont du mal à décomposer un objectif complexe en tâches unitaires et séquentielles, et à mettre les bonnes priorités. Ils n’accrochent pas dans les activités routinières, ont du mal à se fixer des habitudes, des rituels ou des automatismes qui pourraient leur simplifier la vie, sauf certains qui développent au contraire des comportements quasi obsessionnels pour y remédier. Ils ont quasiment tous un gros problème avec les formalités administratives, ce qui peut leur faire perdre de l’argent ou les bloquer dans leurs objectifs principaux. On peut penser que dans les générations précédentes, les adultes TDAH n’avaient pas toutes ces contraintes et vivaient mieux, notamment avec plus d’activités physiques au grand air. Beaucoup ont aussi du mal à établir des priorités entre les tâches selon leur importance ou leur urgence. Certains se dissocient de la réalité en partant fréquemment dans leurs pensées avec une certaine insouciance en attendant d’être dans l’urgence. D’autres sont très lucides en s’évaluant et en se jugeant en permanence. C’est souvent la double peine pour tout une catégorie de procrastineurs, de type anxieux, car non seulement ils n’avancent pas dans leurs tâches à faire, mais ils y pensent sans arrêt, culpabilisent, même en plein week-end ou il faudrait qu’il fasse un break pour recharger leur batterie d’énergie. Des périodes entières de leur vie sont des longues suites d’interruptions, des journées d’hypo activité, de zapping ou d’hyper-focalisation sans lendemain, ainsi que des actions ou routines addictives. Mais beaucoup ont pris l’habitude de s’en sortir, tel des acrobates, en faisant les choses au dernier moment, avec de la peur ou de l’anxiété d’anticipation mais qui se transforme souvent comme par magie en stress positif quand la date ou l’heure approche. Il s’agit du chaos des pensées et des émotions qui est à la porte de chaque être humain, mais les personnes non TDAH l’évitent en se concentrant sur les tâches ordinaires. Les personnes TDAH n’ont pas cette facilité, beaucoup ne peuvent pas lire un livre, ou tout au plus les premières pages si c’est le sujet du moment qui les passionne. Ils ne vivent pas l’instant présent, mais fabulent intérieurement sur ce qui se passe, se font des commentaires dans leur tête sans arrêt et pensent à tout autre chose que l’action ou la conversation en cours. Ils sont donc plus facilement assaillis par des pensées et des émotions négatives à force d’échecs répétés. Avec ce chaos cérébral et ces émotions paralysantes, et selon l’auditoire, beaucoup ont du mal à s’exprimer oralement même sur un sujet qu’ils connaissent bien. C’est plus que de la distraction ou une simple difficulté à organiser ses idées, tout se bouscule dans leur tête y compris lorsqu’il faut choisir des objectifs, prendre des décisions lors de moments importants. Ils pensent à plusieurs choses en même temps et souvent au mauvais moment. Par exemple, pendant un examen, une étudiante déclare avoir alterné entre le sujet de l’épreuve, la dispute avec sa mère de la veille, la liste de ses courses du jour et le sport qu’elle pratiquera l’année suivante, et aussi des centaines de pensées furtives et incohérentes générées par l’émotion de l’examen. Heureusement dans son cas, la concentration est revenue pendant la dernière heure où elle n’a plus eu le choix grâce à un stress positif survenu de lui-même. Comme tout le monde, ils ont des objectifs de vie à chaque âge de leur vie (but professionnel, recherche de l’âme sœur idéale), mais cette confusion cérébrale rend leur atteinte difficile. C’est donc surtout une quête quotidienne de motivation (pour la concentration), d’états énergétiques suffisants (pour accomplir les tâches ou être en relation), et de reconnaissance vis à vis des autres (pour l’estime de soi) qui les fait avancer, ce qui peut s’avérer non cohérent pour leurs objectifs à long terme. Certains ont l’impression de n’avoir pas de métiers dans la durée, d’autres ne se sentent nulle part chez eux et déménagent très souvent, ou partent impulsivement à l’autre bout de la planète sauver le monde ou se confronter à une vie non routinière, avec des dangers qui vont les canaliser pour un temps. Beaucoup font un point sur leur vie toutes les 5 mn en constatant un manque d’accomplissement qui est justement dû en partie au fait qu’ils y réfléchissent trop. Lorsqu’ils n’ont plus le choix, ou dans l’urgence, ou encore quand ils sont proches d’un danger physique pour eux-mêmes ou les autres, beaucoup ont noté l’arrêt de ce chaos et une plus grande lucidité. Certains orientent donc leur vie vers des activités autour de l’urgence, du danger ou du sauvetage des autres ce qui amène aussi du sens à leur vie. Très peu arrivent à s’assoir tranquillement seul sur un banc public très longtemps. Conséquence directe ou indirecte, on observe souvent une instabilité non maitrisée dans leur vie personnelle et/ou professionnelle. Cela peut leur convenir sur le court terme, mais c’est souvent une source de manque financier, affectif et familial sur le long terme. Une désocialisation peut alors devenir le principal problème bien au-delà du déficit d’attention, bien que certains assument ce choix. Une crise du milieu de vie peut leur faire prendre conscience qu’il faut qu’ils changent en profondeur et la découverte du TDAH est un atout pour mieux se connaitre et trouver des solutions. La dopamine étant le neurotransmetteur de l’énergie et de la motivation, il y a souvent aussi chez eux une fluctuation de leurs niveaux d’énergie. Il est bon d’accepter ces fluctuations, même si on peut apprendre à les aplanir. Les adultes hyperactifs ne se reposent jamais et développent même une angoisse de l’inactivité. Pour les hypo actifs, c’est uniquement le cerveau qui ne s’arrête jamais, même s’ils ont parfois l’impression d’avoir la tête vide. Pour les deux types, les efforts déployés pour réussir ou survivre peuvent engendrer une fatigue importante qui peut aller jusqu’à une quasi-paralysie des fonctions cognitives (concentration, mémorisation, décision, exécution), qui peut être suivie d’une irritabilité pour les impulsifs. Une fatigue cérébrale ou physique intense peut être déclenchée en quelques minutes par une hyper focalisation stressante, accentuée par une quasi absence de respiration et une mauvaise hygiène de vie générale (café, hypoglycémie). L’absence de motivation et de concentration sur les tâches courantes est consommateur d’énergie, c’est le cas aussi des pensées négatives (culpabilité, ressassement,…) qui entretiennent à long terme ces coups de fatigue. Ces coups de pompes très violents ressemblent à des burnout (Syndrome d’épuisement professionnel) dans les symptômes car ils s’accompagnent souvent d’un épuisement total ou d’une forte déprime. Ils peuvent être très courts (quelques minutes à quelques heures) chez les adultes TDAH qui savent comment remonter leur niveau d’énergie (sport, relaxation, …). Mais le vrai burnout (ou burning out) qui dure plusieurs semaines les affecte aussi d’après les statistiques américaines (six fois plus de burnout chers les adultes TDAH). Cela est souvent dû à un stress énorme ou même une panique causé par la peur de perdre son emploi. L’arrêt de travail correspondant est souvent propice à des prises de conscience et notamment à la découverte du TDAH. Chez beaucoup d’entre eux (75% environ) il y a aussi des montagnes russes émotionnelles et des oscillations au niveau de l’humeur avec des cycles courts à très courts (heures, jours). Le niveau de base peut contenir un fond d’anxiété, de dysthymie (légère dépression), d’énervement fréquent et d’insatisfaction lié à une impossibilité de s’épanouir. Certains passent d’un extrême à l’autre heureux/malheureux très vite et sans états intermédiaires. D’autres ont des dépressions atypiques ou disent qu’ils sont passés proche de la dépression sans jamais l’atteindre vraiment. Mais un nombre plus important (3 fois que la moyenne) a fait des tentatives de suicides vraies ou fausses, notamment à l’adolescence avant de trouver plus de sens à leur vie. On pourrait parler de cyclothymie, mais celle-ci n’est pas toujours associée au déficit d’attention et elle est référencée parmi les troubles bipolaires. Le point commun entre TDAH et cyclothymie, ce sont ces oscillations courtes de l’humeur, souvent sans épisode de vraie dépression. Selon, les personnes, l’évitement de l’émotion peut passer par une addiction (alcool, comportement à risque, …) Pour ceux qui ont des moments d’euphorie, ils sont souvent très courts, notamment parce qu’ils peuvent le payer cher la nuit suivante (sommeil écourté), ou immédiatement car ils vont avoir des comportements ou tenir des propos qu’ils vont regretter très vite par manque de confiance, culpabiliser, vouloir se rattraper et éventuellement s’enterrer encore plus vis à vis de leur interlocuteur qui n’avait peut-être rien remarqué. Un fort moment d’enthousiasme est donc souvent suivi par une redescente, des réflexions interminables, des regrets, des ressassements sur eux-mêmes, voire une déprime plus ou moins forte. Ils vont basculer ainsi vers une attention plus faible, ce qui va entraîner tous les autres symptômes de ce tableau. Cette irrégularité, qui est différente de la bipolarité bien que certains TDAH soient également bipolaires (maniaco-dépressifs), est souvent présente, et pour certains à tous les niveaux de leur vie. Une vraie dépression peut survenir aussi, en particulier quelque temps après une séparation, un deuil, une perte d’emploi, lors d’un burnout professionnel, lors d’un changement radical de style de vie, devenu trop statique par exemple. Tout cela est souvent accentué par la crise du milieu de vie, période où ils se posent des questions sur leur place dans ce monde et leur avenir. Même si ce n’est pas du tout plaisant à vivre pendant plusieurs mois, elle peut être une source de renouveau à terme car elle peut permettre d’apprendre à mieux se connaître et de se recentrer pour la suite de sa vie sur ce qui est important, en lâchant prise sur ce qui fait du mal depuis très longtemps comme le sentiment de ne jamais s’accomplir et de vouloir en faire trop. Une thérapie courte et/ou un antidépresseur, voire même un anxiolytique, peuvent être nécessaires pour en sortir. Les impulsifs sont en mode réactif et se fâchent facilement. Leur tempérament bouillant peut provoquer des comportements intrusifs et dérangeants. D’autres sont simplement provocateurs et beaucoup s’ennuient assez vite au contact des autres. Cela commence très tôt durant l’enfance où les discussions des repas de famille les ennuient, et cela continue à l’âge adulte dans les réunions de travail. Certains ont du mal à s’exprimer car l’idée qui vient d’apparaître est toujours prioritaire, même s’ils ont déjà commencé leur phrase sur un autre sujet. Au-delà de deux ou trois personnes, beaucoup se sentent dissociés de la conversation en cours, ou en méta-position, tel un observateur de ce qui se dit, sans pouvoir entrer normalement dans la conversation. D’autres développent une anxiété sociale ou simplement des paniques fréquentes avant leurs rendez-vous. Certains oublient leurs engagements, d’autres passent à côté des règles élémentaires de courtoisie ou de savoir-vivre. Ils gaffent souvent en parlant trop impulsivement sans avoir suivi le début de la conversation. Beaucoup d’irrégularité là aussi pour certains, avec des comportements différents dans le monde professionnel et familial, ou d’un contexte à l’autre, ou d’une journée à l’autre. Comme ils passent d’un extrême à l’autre facilement, ils alternent souvent entre naïveté et méfiance selon les périodes et les évènements. Leur comportement à long terme dans un groupe est difficile, sauf s’ils ont un rôle spécial qui leur permet d’être attentif ou simplement d’exister (chef, orateur, formateur, consultant, expert, gai-luron, calimero, etc...). Au travail, Ils ont du mal à suivre les règles et procédures établies pour faire à leur façon, à tort ou à raison. Dans leur vie personnelle, ils peuvent être très différents, avec un sentiment de plus grande liberté, en pouvant choisir leurs amis et leurs activités, avec un besoin de variété et d’alternance. Certains ont une personnalité « évitante » ou une phobie sociale plus ou moins prononcée. D’autres passent leur temps à blâmer les autres, la société, les injustices qu’ils ressentent en permanence. Ce sentiment d’injustice peut être réel, de par leur incapacité à élaborer des stratégies gagnantes avec leurs relations, mais il peut être exagéré du fait qu’ils n’adoptent pas les mêmes règles que la plupart des gens. Beaucoup sont peu coopérants et veulent absolument faire les choses à leur manière, sans lire les instructions au complet s’il y en a. On observe souvent chez eux des changements d’humeur imprévisibles.Ils sont souvent différents avec leurs proches avec lesquels leur hypersensibilité domine. On constate plus de problèmes familiaux et de problèmes de couples chez les adultes TDAH, avec plus de divorces. Leur sentiment de retrouver la liberté peut atténuer l’échec s’ils sont relativement jeunes. Il y a chez les adolescents plus de relations sexuelles précoces et non protégées, avec beaucoup de grossesses non désirées et de maladies sexuellement transmissibles. Certains n’ont pas assez d’attention pour mener à bien leur relation sexuelle et se déconcentrent durant l’acte. Malgré le temps qu’ils passent à réfléchir sur eux-mêmes (pour certains), ils ne mesurent pas souvent l’impact qu’ils ont sur les autres et peuvent les blesser. Ils ont souvent une mauvaise capacité d’introspection sur eux-mêmes et leurs comportements en société. Certains sont en opposition permanente qui vont jusqu’à des troubles de conduite en société. La plupart des adultes TDAH ont une hypersensibilité émotionnelle, comme environ 20% de la population générale même si ce tempérament (ou syndrome) n’est pas recensé comme tel par la psychiatrie comme l’est le TDAH. Pouvant être pris pour des timides, introvertis ou dépressifs, c’est plus simplement leur cerveau qui traite l’information de manière trop large ou détaillée dans certaines situations. Ils arrivent dans un groupe et ils détectent immédiatement les humeurs de chacun et s’imaginent déjà ceux qui leurs sont hostiles. Certains désirent souvent aider intensément les autres, ou faire de la psychologie, y compris sur eux-mêmes. Ils sont plus susceptibles que la moyenne des gens. Très sensibles à ce que disent les autres, ils (et souvent elles) sont souvent blessés, ont les nerfs à fleur de peau, même s’ils le cachent souvent. Ils peuvent cultiver alors un ressentiment envers les autres (et eux-mêmes) et ressasser ces pensées. Ils sont très influencés émotionnellement par leurs relations, ils ne savent pas garder une bonne distance par rapport aux autres, soit trop proches et trop empathiques, soit trop éloigné car distraits ou au contraire méfiants. Beaucoup sont différents dans le monde professionnel et personnel, avec des inconnus et leurs proches. Ils peuvent mettre des barrières émotionnelles dans certains contextes ou être des éponges émotionnelles dans d’autres situations. En matière amoureuse, cela peut prendre des proportions inimaginables avec un sentiment d’amour trop rapide dans le processus de séduction, au point de faire peur à leur partenaire qui ne va pas comprendre l’importance de certains détails. Il peut s’en suivre des chagrins d’amour très intenses aussi. On peut aussi parler d’hyper-émotivité, un yo-yo incessant qui les fait passer du meilleur au pire rapidement. Une hyperréactivité par rapport à l’environnement et aux situations de vie. Une mauvaise nouvelle, une scène émouvante dans un film, ou quelqu’un qui semble triste peuvent les ébranler. Il existe aussi une hypersensibilité sensorielle (bruits, lumière, toucher, odeurs) qui est souvent décrites par les adultes TDAH. Certains ne supportent pas les écrans de télévision ou d’ordinateur car le défilement des images et des sons les irritent. Certains vêtements ou tissus leur sont insupportables. L’inquiétude et la prise de risque sont deux symptômes contradictoires qui peuvent se retrouver chez un même individu. Le manque d’attention est source d’hésitations et de préoccupations fréquentes (« vais-je avoir la concentration ou la stabilité émotionnelle pour le faire ? »), et donc une inquiétude pour les tâches banales (les tâches ménagères, parler avec quelqu’un, …). Cette inquiétude peut prendre différentes formes (stress, anxiété d’anticipation, crise d’angoisse). Même s’ils ont un sentiment permanent d’insécurité, les vrais dangers et les gros défis peuvent au contraire les attirer et les galvaniser. De ce fait, certains sont toujours à la recherche d’une nouvelle expérience ou d’une sensation forte qui pourrait les sortir de leur tourbillon intérieur. Ce n’est pas nécessairement gravir une montagne : cela peut être d’improviser une recette de cuisine hasardeuse quand on reçoit des invités par exemple, ce qui peut leur faire accumuler les échecs. En raison du balancier entre inquiétude et prise de risque, entre impulsivité et léthargie, le processus de décision est forcément irrégulier. Une démission ou une séparation peuvent être plus facile et rapide que le choix vestimentaire du matin, mais les conséquences de ces décisions impulsives peuvent être mal vécues par la suite. L’inquiétude chez eux se traduit souvent par une anxiété d’anticipation plus souvent qu’une véritable anxiété générale que l’on retrouve quand même chez 30% au moins des adultes TDAH. C’est plus souvent une peur ou une panique de ne pas être à la hauteur dans les minutes, heures ou jours qui suivent, une anxiété de performance causée par les symptômes déroutants et irréguliers du TDAH. Cette anxiété n’a pas souvent de raison d’être car, quand ils s’approchent de la situation ou de la date butoir, ils vont plutôt avoir de la facilité à faire face, grâce à l’adrénaline puis la dopamine que cela leur procure. Pour certains, ces formes d’anxiété peuvent les paralyser et les empêcher d’avancer et de développer leur potentiel spécifique. Ils paniquent souvent. Cela peut aller jusqu’à des crises d’angoisse brèves et espacées, mais c’est ensuite surtout la peur de la crise qui prend le dessus, qui peut aller jusqu’à un trouble panique, avec ou sans agoraphobie, qu’ils n’avaient pas quelques années plus tôt. Cette anxiété a chez eux des raisons différentes de la plupart des gens. Les gens non TDAH vont être souvent anxieux parce qu’ils veulent tout planifier et tout prévoir (en accumulant les polices d’assurance par exemple), ou alors du stress par rapport aux soucis d’un projet à long terme comme la construction d’une maison. Pour la plupart des adultes TDAH, en raison de leur difficulté à planifier ou à s’engager sur des projets longs et complexes, ils vont plutôt être anxieux sur l’anticipation d’un évènement futur, sur la stagnation de leur vie, ou à court terme sur leur incapacité à assumer les tâches de tous les jours avec des paniques fréquentes. Ils ont souvent l’impression d’être submergés par les tâches à faire, et elles s’accumulent effectivement parce qu’ils en sont paralysés. Ils peuvent facilement se noyer dans un verre d’eau. Ces différentes formes d’inquiétudes et de stress, fréquentes chez beaucoup d’entre eux, en dehors de petits moments euphoriques qui les caractérisent aussi, engendrent une incapacité à se détendre, une tension permanente dans la tête et le corps qui peut être à terme la source de nombreuses maladies psychosomatiques (fibromyalgie, maladie de Crohn, …) ou de douleurs récurrentes dans leurs corps. L’anxiété, la dépression et la mauvaise santé constituent le summum de la souffrance psychique humaine mais il faut parfois toucher le fond pour trouver la motivation à rebondir et à se prendre en main. La découverte du TDAH qui est peut-être à la base de ce cocktail explosif, pourrait être un catalyseur pour le début d’un renouveau, grâce à toute l’information et les solutions que l’on peut trouver sur ce trouble neurologique. Toujours en recherche de stimulations fortes, Ils peuvent tomber facilement dans des addictions psychologiques ou physiques avec des substances licites ou illicites comme l’alcool, le tabac et la nicotine, les drogues (cannabis, cocaïne, …), les cocktails de médicaments (stimulants + antidépresseurs + anxiolytiques + hypnotiques). Dans la catégorie des stimulants, il y a aussi le chocolat et surtout le café en grande quantité pour certains, non addictif biologiquement donc plus facile à diminuer. Il y a aussi les abus de nourriture qui engendrent de la surcharge pondérale, lié aussi souvent à de mauvaises habitudes de vie (manque d’exercice). Le sucre est une addiction classique car cela leur donne une sensation de bien-être par rapport à des hypoglycémies fréquentes, causées justement par une alimentation ne contenant pas de sucres lents. Les matières grasses procurent un plaisir immédiat dont ils abusent aussi. Tout cela provoque des problèmes de santé à terme et une espérance de vie plus faible, d’autant plus qu’ils ont en moyenne plus d’accidents et de traumatismes physiques. Ils peuvent se considérer malchanceux alors que qu’il s’agit d’un manque d’attention trop fréquent. Ils peuvent aussi développer des comportements addictifs pour ce qui les motivent ou simplement ce qui leur donne des stimuli souvent sans objectifs. Ils sont souvent trop accaparés par le côté interactif et rapide de la technologie (Internet, recherches Web, réseaux sociaux, blogs, chat, forums, jeux, smartphone, drague virtuelle, etc.). Ils peuvent être aussi addicts au travail pour se rassurer quant à leur problème d’attention, ou par manque d’intérêts en dehors du travail. Une partie des adultes TDAH sont hypersexuels avec une addiction à la masturbation (homme et femme).Certains sont simplement addictifs aux émotions fortes puisque c’est le seul carburant qu’ils ont trouvé pour se mettre dans l’action ou avoir le sentiment d’exister sans être pollué par leur mental. Ils ont développé des valeurs exigeantes, humanistes par exemple, ou cherchent des relations non ordinaires, puis des ruptures brutales ou des mélodrames, en traversant sans arrêt des cycles plaisirs/souffrances ou illusion/désillusion. On parle aussi d’addiction à l’auto-sabotage quand on préfère l’évitement à toute autre forme de besoin, on préfère ainsi l’échec à la réussite car on y a été habitué depuis le plus jeune âge. Tous ces symptômes peuvent mener à terme à un isolement avec des conséquences sur l’équilibre et la santé, voire une désocialisation si les problèmes relationnels entrainent une coupure avec l’entourage familial et social. À l’extrême, cela peut aller jusqu’à un laisser-aller au niveau de l’hygiène élémentaire (certains se lavent peu souvent), puis une marginalisation peut-être voulue au départ mais qui vont compliquer la vie de tous les jours jusqu’à devenir SDF pour certains. Même ceux qui ont une vie de famille et professionnelle vont souvent sentir ce côté décalé par rapport aux autres et vont ressentir ce sentiment de solitude intérieure, du fait de se sentir très différents avec des préoccupations liées aux difficultés à exécuter les tâches du quotidien ainsi que se connecter aux gens et aux situations, plutôt qu’aux problèmes généraux qu’on entend en boucle dans les médias. Certains ne donnent plus de nouvelles pendant de longues périodes, à cause d’une humeur dépressive, ou au contraire d’un engouement démesuré pour un projet, ou un voyage à l’autre bout du monde. Cela peut déstabiliser leurs proches et dans ces conditions, c’est difficile de garder de bonnes relations avec sa famille ou de garder des amis sur le long terme. On peut mal le vivre à partir d’un certain âge avec un grand sentiment de solitude ou d’échec de vie, ou en ayant l’impression d’être nulle part chez soi à force de bouger géographiquement. Certains ont une sociabilité ou une drague de façade, notamment aujourd’hui à travers des rencontres virtuelles sur internet et les réseaux sociaux. Ils multiplient les rencontres et les aventures amoureuses éphémères et en sont satisfaits ou insatisfaits selon leur valeur et leur âge. L’homme étant un animal social, cette solitude, si elle existe, n’est pas épanouissante pour la plupart. Mais pour certains, une vie relativement solitaire leur réussit assez bien, avec une vie intérieure ou spirituelle riche, ou simplement pour simplifier les difficultés qu’entrainent les relations sociales ou amoureuses.
- Définition | Dys Solutions France
Dyspraxie - Dysgraphie Définition La dyspraxie est un trouble développemental durable affectant la planification, l’organisation, l’exécution ainsi que l’automatisation des gestes et des mouvements. Tous les gestes et mouvements « ajoutés » peuvent être touchés (faire ses lacets, se brosser les dents, couper sa viande,...). Cela ne concerne pas les gestes et mouvements innés (s'asseoir, se lever, courir,...). C'est le syndrome de l'enfant maladroit. La dysgraphie La dysgraphie est un trouble durable et persistant qui concerne l’acquisition ou l’exécution de l’écriture. C’est un trouble fonctionnel sans aucun déficit neurologique, sensoriel ou intellectuel. La dysgraphie est présente chez environ 10 % des enfants. La dysgraphie est toujours associée à la Dyspraxie. Dyspraxie
- Et après? | Dys Solutions France
Dyspraxie - Dysgraphie Et après? Les jeunes dyspraxiques peuvent réussir leur Bac s’ils n’ont pas été massacrés avant. En effet, leur volonté dépasse les difficultés rencontrées tout au long de leur scolarité. L’ordinateur est leur meilleur soutien. Il est fréquent qu’ils réussissent les diplômes avec mention. Si leur orientation n’est pas contrariée, ils réussissent également dans les études supérieures. Pour ceux qui choisissent un cursus court, ils ne doivent pas privilégier des métiers manuels où la motricité fine est engagée. Pour le choix d’un métier, il ne faut jamais oublier les difficultés d’organisation et de planification attachées à ce handicap ainsi que les difficultés d’orientation. Malheureusement, il est à remarquer que les enfants qui n’ont pas bénéficié des rééducations nécessaires pour contourner leur handicap (ergothérapie) rencontrent de vraies difficultés dans le monde professionnel. Dans leur vie d’adulte, ils resteront étourdis et leur compagne (compagnon) apprendra rapidement à gérer ce défaut d’organisation. Installer une couette, par exemple, restera problématique. Ne rien oublier quand ils iront faire les courses relève de l'exploit. La conduite de véhicule peut se révéler compliquée en raison des particularités liées à l’attention et la gestuelle. Rappel : ils sont mono-tâche et pour la conduite, il faut simultanément savoir se servir du frein, du volant, des vitesses, et surtout réussir à partager son attention, etc… Le permis de conduire est donc une étape importante et difficile. Le code se passe généralement bien. C’est la conduite qui pose problème le plus souvent. Il existe des auto-écoles spécialisées. On peut choisir une voiture automatique. Le permis peut être aménagé, il faut se renseigner à la préfecture. Enfin, de très nombreux adultes découvrent leur dyspraxie au travers des difficultés de leur enfant; c’est dire qu’ils arrivent à bien se débrouiller dans la vie active. La dysgraphie Si elle a bien été gérée pendant l'enfance, le jeune, l'adulte dyspraxique maîtrise parfaitement son ordinateur et peut effectuer n'importe quel travail de la même façon qu'un jeune "tout-venant". Il est même souvent encore plus performant. Si l'ordinateur n'a pas été mis dans l'enfance, il n'est jamais trop tard pour s'y mettre.
- Scolarité | Dys Solutions France
Dyspraxie - Dysgraphie Scolarité La dyspraxie est une anomalie de la planification et de l’automatisation des gestes volontaires. C’est un trouble spécifique de l’apprentissage des gestes. Sans dyslexie sévère associée, l’enfant apprend à lire en CP sans grande difficulté mais est décrit comme lent, maladroit et ses réalisations motrices ou graphiques sont médiocres, informes, brouillonnes puis, rapidement, il éprouve des difficultés à l’écriture. Dans la cour de récréation, il est gauche et il le sait. Les parents notent des difficultés à faire ses lacets, couper sa viande, etc…En cas de dyspraxie visuo-spatiale, il éprouvera des difficultés dans toutes les tâches ou les composantes spatiales sont importantes : géométrie, géographie, dyscalculie spatiale, lenteur à la lecture. Les difficultés commencent vraiment avec la scolarisation. Parfois considérés à tort comme déficients intellectuels en raison de leur lenteur et de leur gaucherie, et plus encore si une dyspraxie oro-faciale est présente (provocant une articulation difficile), leur intelligence nʼest pourtant pas en cause dans ce trouble des habiletés motrices. Quelques remarques et qualificatifs trop fréquemment entendus à l’école : Maladroit, brouillon, nul en sport, débraillé, rêveur, paresseux, sale, incapable de copier un texte, pauvre dans ses graphismes, immature… Il faut le rendre autonome, cesser de le couver…. 1. A l’école … Avant tout, il ne faut jamais oublier que l’enfant dyspraxique cherche à faire plaisir et fera tout ce qui est en son pouvoir pour réussir. Et il ne ménage pas ses efforts. S’il n’y arrive pas, c’est donc qu’il a une difficulté avec «ses» outils, que le support proposé ne convient pas, qu’il n’a pas entendu la consigne, etc… Mais il faut arrêter les : « il ne veut pas, il est faignant, il est rêveur, il n’écoute pas, etc… » Rien n'est plus faux. Il est important de connaître les répercussions scolaires possibles des dyspraxies. « Pourquoi l'enfant est-il en difficulté, comment l'aider ? » En effet, tous les enfants n'ont pas les mêmes difficultés et n'auront pas besoin des mêmes adaptations. Le rôle des parents est essentiel, car lʼécole a bien du mal à s'adapter aux divers rythmes d’acquisition des élèves. Les parents doivent pouvoir revoir les notions vues en classe et aider à leur consolidation tout en privilégiant l'aspect ludique des activités, à la condition que l’enfant ne soit pas trop fatigué . Il est préférable de demander à lʼenseignant(e) des « aménagements » scolaires plutôt que des « allégements ». En effet, l’enfant dyspraxique est capable de faire, si ce qui est demandé est aménagé. Pour éviter que naisse une jalousie dans lʼesprit de ses camarades qui peuvent voir lʼenfant dyspraxique comme « privilégié », une intervention de la part du psychologue scolaire ou un dialogue à l’instigation de lʼenseignant(e) ou encore une explication fournie par le parent ou l’enfant dyspraxique lui-même, à toute la classe, sont parfois nécessaires pour expliquer la différence et favoriser l’inclusion. Cependant, cette intervention ne peut être réalisée qu’avec l’accord de l’enfant. Des outils sont disponibles pour aider les adultes à parler de la différence et du handicap. 2. Quelques inconvénients scolaires La scolarité doit être aménagée. Les difficultés doivent être compensées. Le Projet Personnalisé de Scolarisation doit absolument être demandé puis appliqué tout au long de la scolarité. 2.1 Le geste graphique Le signal d’appel le plus fréquent pour découvrir la dyspraxie est la dysgraphie . La dysgraphie ne veut pas dire que l’enfant ne sait pas écrire mais que l’écriture est couteuse et malhabile. Il ne peut écrire aussi vite et aussi bien, et avec le même coût cognitif qu’un enfant du même âge. Ses dessins sont pauvres, il est lent, maladroit, le résultat de son travail est peu lisible (« travail sale, brouillon, chiffonné »). Il ne sert à rien de l’entraîner, ce n’est pas en forgeant que l’on devient forgeron et le dyspraxique n’est pas câblé pour une écriture efficace. Il va falloir le préparer à l’utilisation intensive de l’ordinateur. 2.2 La difficulté d’utiliser les outils scolaires Il se sert difficilement d’une règle, dʼun compas, dʼune gomme, dʼune paire de ciseaux. Il ne doit pas être pénalisé pour ces difficultés. Ces outils peuvent simplement être remplacés par l’utilisation de l’ordinateur. 2.3 Lenteur, fatigabilité et fluctuation des résultats Parce qu’ils n’ont pas les bons outils, les dyspraxiques sont lents. Ils doivent s’appliquer deux fois plus que les autres pour des résultats bien moindres. Quelles que soient la nature et l’ampleur des troubles dyspraxiques, la fatigabilité restera toujours au premier plan : les enfants doivent en permanence exercer un contrôle volontaire qui est cause de fatigue. Cette fatigue doit impérativement être respectée. Il ne sert à rien de vouloir obtenir des résultats lorsqu’ils sont fatigués. Quant aux résultats scolaires, ils seront directement liés aux aménagements mis en place, … ou pas. Les capacités sont là, les connaissances sont là, mais les outils pour rendre ce qui est attendu sont défectueux. 2.4 La maladresse et le défaut d’organisation Malgré leurs efforts, les gestes ne sont pas toujours réussis, lʼenfant est maladroit, peu organisé et mettra plus de temps que ses pairs à acquérir une certaine autonomie. Au passage, l’autonomie n’est pas de faire les choses mais bien de savoir ce qu’il y à faire et à qui s’adresser pour le faire. Ce qu’il ne faut pas faire Montrer de l’exaspération ou de la déception est vraiment à proscrire car lʼenfant a investi beaucoup dʼénergie dans la réalisation de ses gestes et ressent durement ces remarques désobligeantes sur ses incapacités et manques divers : il ne sait comment faire autrement. Trop souvent l’enfant dyspraxique s’entend reprocher d’avoir été maladroit ou sale et de ne pas faire attention alors quʼil se sera appliqué, pour un résultat parfois très moyen et décourageant pour lui. Ce qu’il faut penser à faire … Il faut le rassurer sur ses capacités, mettre l’accent sur ses acquis et l’encourager à persévérer. La fluctuation de ses résultats scolaires nʼest pas sans influence sur son estime et sa confiance en lui. En effet, il peut réussir parfaitement à lʼécole un exercice et plus tard ne plus y parvenir. Il faudra donc organiser autour de lui et soulager ces gestes quotidiens pour lui permettre de donner toute sa mesure en classe. Il ne sert à rien de presser ou bousculer un enfant dyspraxique. À noter : le risque d’une régression spectaculaire dès quʼil sera légèrement souffrant. Un simple rhume met à mal toutes ses capacités habituelles : son degré de concentration chute de plus belle, il souffre encore plus souvent de petits accidents d’énurésie, parle indistinctement, n’a pas la force de se moucher… 3. Les supports visuels à l’école Il faudra toujours être vigilant sur les supports écrits proposés par l’école. Ils ont une façon bien particulière pour percevoir ce qui les entoure et ce qu’ils voient, les supports écrits doivent être épurés et écrit de haut en bas. Il faut des documents dont le fond et les formes sont bien distincts, de préférence en couleur parce que la couleur donne de la profondeur. Il faut absolument éviter les petites images qui se baladent, les textes écrits en travers ou dans un coin de la feuille et ce, tout au long de leur parcours scolaire. Il faut également éviter les textes en colonne car, ne percevant pas l’espace entre deux colonnes, il va lire toute la ligne comportant la 1ère ligne de la première colonne puis la 1ère ligne de la deuxième colonne. Il faudra éviter absolument les supports recto-verso bien trop difficiles à manipuler don à utiliser. Lors des évaluations, un support correct et adapté fera la différence. 4. Mathématiques et Géométrie En raison de ses difficultés d’abstraction, l’enfant dyspraxique risque d’avoir de vraies difficultés en raisonnement logico mathématiques. Il y a fort à parier qu’il sera également dyscalculique. En raison de ses difficultés neuro visuelles, il sera en difficulté pour poser les opérations. En raison des particularités précédentes et de ses difficultés de motricité fine, il sera en très grande difficulté en géométrie. L’utilisation de la calculette doit être autorisée et il faudra lui apprendre à s’en servir de façon rapide et efficace. Pour les dyspraxiques pour tout ce qui concerne les schémas, croquis, etc…, il existe des aménagements d’examen. 5. Pour toutes les matières a / À l’école (et à la maison) : Ne pas hésiter à préparer les exercices en les individualisant (découper le support au besoin), ou utiliser un cache pour ne montrer quʼun seul exercice à la fois. Mettre à sa disposition du temps supplémentaire Répondre à ses questions Être vigilant en ce qui concerne l’implicite (vu plus haut). Éviter les schémas, croquis, dessins et flèches indicatives précises. Éviter l’écriture. Éviter les documents recto-verso. Ne pas pénaliser le soin. b / À la maison : fractionner le temps des devoirs, ménager des pauses fréquentes enregistrer les leçons à apprendre sur un dictaphone participer à la gestion du cartable, de l’agenda (pas de cahier de textes) - Il faut proscrire les classeurs et les portes vues. En effet, lʼenfant a du mal à ranger sa feuille dans un classeur - il se repère mal par rapport aux intercalaires puis place sa feuille au début de la rubrique ou à la fin de la précédente, l’habileté manuelle lui fait défaut. - Il faut proscrire les cahiers de textes. Il lui est difficile de se repérer dans un cahier de texte (trouver le jour, écrire à la suite sans sauter de pages ou revenir en arrière). Il faut préférer un agenda. - Il est bien de privilégier les cahiers petits formats 17×22, 1 exercice par page sur format (A5 ou A6 cʼest-à-dire ½ A4 ou ¼ A4), plus faciles à manipuler que les classeurs très vite ingérables. - Il ne faut pas être exigeant sur l’écriture et la présentation. Le plus important est de respecter son rythme et de privilégier la compréhension. 6. Dyspraxie et école Maternelle Il est essentiel de toujours privilégier l’oral. Les activités suivantes posent des complications : découpage, modelage, collage, coloriage, dessin, graphisme, écriture, manipulation dʼobjets, dʼoutils de puzzle (ex tangram), de jeux de construction, de motricité… On évitera ou on aménagera . Aides possibles, à l’école comme à la maison, selon les difficultés : Éviter de lui demander de relier, entourer, écrire, dessiner, colorier, … Toute tâche « crayon papier ». Le décharger des aspects techniques des tâches et privilégier lʼoral pour obtenir une réponse. Accepter que lʼenfant ne soit pas capable de réaliser certaines activités et les réaliser à sa place, sur ses indications. Éviter l’écrit et simplifier la présentation. Ne pas le maintenir à cause de son manque dʼautonomie, de ses difficultés à lʼécrit. Le préparer efficacement à la scolarité primaire avec les pédagogies les plus adaptées. Le préparer à la lecture en privilégiant la lecture syllabique. Repérer et lire des mots en « global ». Lui apprendre la relation entre graphème (lettre) et phonème (son), de façon ludique. Par exemple avec la méthode de « la Planète des Alphas. ». Prolonger les sons à repérer : la lettre « f » déguisée en fusée fonce en faisant fff, quand elle tombe sur la lettre o : cela fait fffo, sur le a : fffa… Lui lire beaucoup de livres pour enrichir son vocabulaire. Lui donner des étiquettes déplaçables pour lʼaider à comparer les mots. Frapper avec les mains le nombre de syllabes contenu dans un mot. Lui donner des lettres magnétiques pour quʼil puisse composer syllabes et mots. Favoriser lʼapproche de la quantité et des nombres : utiliser la mémorisation. Réciter la suite des nombres. Apprendre à compter des objets car il doit coordonner plusieurs actions à la fois : pointer les objets un à un sans en oublier et sans compter deux fois le même et réciter la comptine. L’entraîner à reconnaître globalement de très petites quantités 1 à 3, puis 4 et 5. Différencier les objets par leur couleur ou leur forme. Manipuler pour lui : quelquʼun déplace les objets pendant quʼil compte. Puis plus tard, lui laisser déplacer les objets qu’il compte. Présenter les objets en les organisant sous forme de constellation de dés pour faciliter la perception immédiate de la quantité. Jouer à des jeux de dés et de dominos. 7. Dyspraxie et école primaire La scolarité doit s’appréhender en deux phases : les apprentissages et les restitutions de connaissance. Des adaptations doivent être mises en place pour les apprentissages (prise de notes, supports éclairés, priorisations, …). Des aménagements doivent être mis en place pour aider à la restitution des connaissances (si pas d’ordi -> dictée à l’adulte, temps supplémentaire, reformulation, guide pour les opérations, calculette, …). Tous ces éléments doivent figurer dans le Projet Personnalisé de Scolarisation (PPS). 7.1 Lecture : utiliser des aides visuelles différencier certaines lettres p, b, d, q, les lettres o, a, e … utiliser une graphie autre que cursive laisser de la place entre les lignes percevoir les syllabes des mots (surtout quand elles sont complexes) ex : ils lisent ban/ane au lieu de ba/na/ne mettre la syllabe en couleur et alterner les couleurs (ex : domino) lire des mots de manière « globale » Ne pas insister sur : se repérer dans un texte dense lire sans sauter de mots ou de lignes Et penser à : prévoir des interlignes plus grandes 1,5 ou 2 surligner ou souligner en couleur pour différencier les lignes matérialiser le côté gauche de la feuille par une ligne verte laisser lʼenfant suivre avec le doigt. Prévoir un guide lecture pour aider au repérage dans la ligne et cacher le reste du texte. 7.2 Orthographe : favoriser la « visualisation » des mots et l’épellation. mémoriser les mots utiliser la technique des mots cachés : lire puis cacher le mot et procéder par auto-épellation yeux fermés- yeux ouverts pour favoriser la visualisation et mémorisation des mots. s’appuyer sur l’étymologie des mots. A noter : pour écrire un mot, un dysorthographique sévère pensera faux, épellera faux et écrira faux Mais un dyspraxique avec une dyslexie-dysorthographie secondaire va penser juste, épeler juste et ... écrire faux. Au final, on pensera à to rt que leurs troubles sont identiques. 7.3 Écriture : Privilégier l’ordinateur dès le CE2 Dès que l’ordinateur pourra être mis en place en classe, il faut tout faire pour que l’enfant s’y sente à l’aise et l’utilise le plus possible. Attention au regard des autres… Cet apprentissage n'est pas anodin, il s'agit bien d'un apprentissage supplémentaire ou, plus exactement, d'un apprentissage en avance car, quelque soit son futur job, il sera très probablement sur ordinateur. Mais là, au lieu d'écrire au fur et à mesure, de souligner, de gommer, de réécrire, il faut taper au kilomètre et vite. La mise en page se faisant dans un deuxième temps. C'est dire combien cet apprentissage est différent de cd que l'enfant connaît jusque-là. En attendant la mise en place de l'ordinateur : accepter les difficultés, voire même l’impossibilité d’avoir une écriture de qualité et rapide. conserver le type d’écriture choisi par l’enfant (script, cursive, capitale), la taille des lettres tenir le crayon sans crisper les doigts, sans fatigue. rechercher le bon outil en attente de la mise en place de l’ordinateur : crayon triangulaire, guide doigt triangulaire, crayon à mine décalée (Yoropen), si crayons à papier, essayer une mine plus sèche (H) ordinaire(HB) ou plus grasse (2B) et parfois le stylo plume (plume solide, bout rond) qui glisse bien (à partir du CE1) ou stylo Paper Mate Replay effaçable si l’ordinateur n’est pas mis en place, utiliser des feuilles à une seule interligne de 1cm ou des formats écoliers agrandis (2,5mm ou 3mm, en surlignant de couleur claire la ligne de base limiter l’écriture manuelle, éviter totalement la copie s’il est impératif d’écrire, prévoir la place pour cet écrit qui doit rester succinct fournir des photocopies utiliser l’ordinateur (apprendre les techniques du clavier et du traitement de texte avec l’aide de l’ergothérapeute) aider à la mise en place de l’ordinateur 7.4 Mathématiques : utiliser des aides visuelles et spatiales compter sur ses doigts, surcompter (dissociation des doigts difficile) repérer la valeur de position des chiffres d’un nombre (centaine-dizaine-unité) tracer et utiliser les signes < >, tracer et utiliser les signes + x. éviter les tables d’additions, de multiplications présentées sous forme de tableau de Pythagore (tableau à double entrée). Préférer la calculette pour poser et calculer des opérations en colonnes, utiliser un guide (cheminées de couleur) jouer à avancer ou reculer sur une grande file numérique à l’aide d’un dé (utiliser des couleurs différentes pour chaque case) : « combien dois-je faire pour tomber sur le 10 si je suis sur le 6 ». proposer des couleurs pour chaque valeur des chiffres d’un nombre (exemple : unité = bleu – dizaine = vert – centaine = rouge). Conserver les mêmes codes couleur pour toutes les classes de primaire. utiliser des constellations pour visualiser les petites quantités (travailler les opérations avec des cartons flash) proposer des dispositions non spatiales : en lignes pour les additions, soustractions… proposer des grilles toutes prêtes ou des opérations déjà posées utiliser un logiciel pour poser les opérations comme POSOP (à télécharger sur http://association.idee.free.fr/ ) évoquer la mentalisation des quantités et les stratégies de calculs ; verbaliser « 9 c’est presque 10, c’est 10 moins 1 » 7.5 Géométrie-Mesure-Géographie L’enfant dyspraxique est en grande difficulté pour : reproduire des figures géométriques, utiliser des instruments pour tracer des figures (règles, compas, gabarit) ou mesurer tracer des figures sur quadrillage, utiliser un tableau à double entrée réaliser des cartes, schémas…. Il faut : privilégier une description orale à une construction papier rajouter des repères de couleur dans les tableaux de conversion utiliser des logiciels de géométrie utiliser le logiciel développé par l’INSHEA : la Trousse GéoTracé utiliser des règles où les chiffres des 5 et 10 sont bien apparents (en rouge par ex) 8. L’acquisition de l’autonomie et l’estime de soi Rappel : l’autonomie n’est pas de faire les choses mais bien de savoir ce qu’il y faut faire et à qui s’adresser pour le faire. Dans tous les cas, l’enfant dyspraxique souhaite acquérir son autonomie, plus encore que l’enfant ordinaire. Il est donc important de le suivre. Il fera seul dès qu’il sera en capacité de faire seul. En attendant, il est essentiel de l’aider autant qu’il est possible de le faire, d’organiser autour de lui. Il faut lui faciliter la tâche et adapter, contourner avec lui, au moyen d’astuces toutes les difficultés rencontrées. Il est également important, en classe , de le valoriser par des responsabilités à sa mesure et par des tâches qui serviront à la communauté (taper le poème sur l’ordinateur, par exemple, avant photocopie pour les élèves de la classe). Toujours en décalage avec des enfants du même âge, il pourra, de mieux en mieux, contourner ses difficultés. Par contre, il faut absolument mesurer et reconnaître les efforts qu’il doit, sans cesse, opérer. Il ne sert à rien de presser ou bousculer un enfant dyspraxique. Il est utile, de temps en temps, de le rappeler à l’exercice par de petits questionnements : qu’es-tu en train de faire ? Que dois-tu faire ? Où en es-tu ? Si l’enfant « ne revient pas », il faut alors respecter sa fatigue et ne pas insister. Il faut prendre en considération sa fatigue, le temps disponible, l’urgence de la situation et la priorité sur les actes essentiels. Il faut l’encourager et, par exemple, le matin, ne pas lui dire : « fais de ton mieux » mais : « je sais que tu vas faire de ton mieux. » La dysgraphie Le dysgraphique collégien ou lycéen peut avoir une écriture lisible et même quelquefois une « jolie écriture » mais, il n’arrivera pas à accélérer son geste suffisamment pour écrire dans le rythme attendu. La tenue du crayon et la formation des lettres peuvent être correcte mais le geste restera lent et laborieux. Il s'agit d'une pathologie et la bonne volonté n'y changera rien. Pour ces dysgraphiques, le geste d’écriture ne s’automatise pas. Il reste au stade du graphisme (stade où l’on dessine les lettres). Le geste reste donc coûteux notamment sur le plan attentionnel. Le dysgraphique met donc toute son attention sur le dessin des lettres ce qui ne lui permet plus de réfléchir sur d’autres choses comme l’orthographe, ce qui ne lui permet pas de manière plus générale d’effectuer une autre tâche (écouter, comprendre, mettre du sens…). A force de n'être jamais où il faut quand il faut, comme ses camarades, il naît une perte de confiance en soi, un manque d’estime de soi et des comportements qui quelquefois peuvent devenir difficiles. Pour écrire, il faut non seulement faire un geste mais également avoir des capacités d’organisation spatiales (direction des traits, taille des caractères, retour à la ligne). Les enfants dyspraxiques sont toujours dysgraphiques. L’écriture est une praxie visuo-constructive ; autrement dit, elle associe tracé (praxie, pression sur le stylo, posture, prise en compte de l’environnement) et repères spatiaux (mouvement de gauche à droite, rotation antihoraire,). L’écriture est donc le cœur de leur difficulté au niveau scolaire. Cours illisible, cours incomplet, cours incomplet et illisible… Mal rangé, oublié, perdu, .... Dès le collège, il est nécessaire, indispensable de lui fournir tous les cours écrits en sortie de cours pour qu'il puisse, comme les autres, travailler le soir. Il ne peut faire confiance à sa prise de notes. C'est aux enseignants de fournir ces supports et pas à l'enfant dyspraxique, avec ses deux mains gauches, son manque d'organisation, d'aller pleurer les supports auprès des camarades. Cette situation s'arrangera dès que l'ordinateur sera efficient.
- Et après? | Dys Solutions France
Dyscalculie Et après? Ces troubles retentissent donc de façon significative sur l’insertion scolaire et sociale : – dans la vie quotidienne, ces troubles peuvent se répercuter sur l’utilisation des sommes d’argent et tous les autres actes de nécessité courante faisant appel à la manipulation de nombres et de chiffres (durée, distance, quantité) ; – ces incapacités se répercutent sur les apprentissages scolaires, particulièrement en mathématiques et dans les matières nécessitant l’utilisation de données numériques. Pour l’adolescent, les nombres sont difficiles à utiliser dans le quotidien. De nombreux domaines sont impactés : suivre une recette en respectant les quantités, calculer à quelle heure partir pour ne pas manquer l’autobus, découper la bonne grandeur de papier pour emballer un cadeau, estimer la monnaie qui devrait nous être rendue, etc. Ces jeunes vont apprendre à compter et à calculer, souvent en décalage avec les jeunes du même âge, mais ce sera toujours au prix d’un effort considérable, d’un temps d’exécution plus long qu’attendu et avec des erreurs. La dyscalculie à l’âge adulte pose également des problèmes, pour évaluer des distances ou des poids (difficultés avec les mesures), utiliser les dates et les heures parfois (sur une montre analogique), s’orienter, avoir une notion du prix d’un objet pour s’y référer, monter un meuble selon un schéma, etc…
- Dyspraxie | Dys Solutions France
Dyspraxie - Dysgraphie La DYSPRAXIE appelée précédemment Trouble de l’Acquisition de la Coordination (TAC), puis Trouble Développemental de la Coordination (TDC) fait partie des Troubles du Neuro Développement (TND). . Nous choisirons le terme « Dyspraxie » ici. . De la même façon que la Dysorthographie est toujours associée à la Dyslexie ou que le l'Hyperactivité est toujours associé au TDA, la Dysgraphie est toujours associée à la Dyspraxie . . Nous traiterons les deux troubles dans cette rubrique. ATTENTION : les retentissements de ce trouble sont toujours vraiment sous-estimés.
- Retentissements | Dys Solutions France
TDAH Retentissements Des symptômes Les symptômes d’inattention sont peu spectaculaires, souvent méconnus, et leur retentissement néfaste risque d’être imputé à d’autres causes. Les symptômes de l’hyperactivité sont beaucoup plus dérangeants, ils n’échappent jamais à l’observation de l’entourage chez un enfant « agité en permanence, et depuis toujours », ainsi qu’on le décrit habituellement. Les symptômes de l’impulsivité sont couramment rattachés à ceux de l’hyperactivité, on parle alors d’« hyperactivité-impulsivité ». Mais il existe bel et bien des enfants inattentifs et impulsifs, sans hyperactivité marquée. D’autres symptômes se rencontrent souvent chez les patients ayant un TDAH : excitabilité et colères, labilité de l’humeur et insatisfaction formant une « dysrégulation émotionnelle » ; difficultés relationnelles et isolement témoignant d’une maladresse sociale et rapprochant certains patients avec TDAH des autistes de haut niveau cognitif ; difficultés d’initiation et d’organisation des tâches de toutes natures, participant à une altération des fonctions exécutives ; cortège d’autres signes aux confins avec les traits de personnalité , tels qu’entêtement, intolérance à l’ennui, attrait pour la nouveauté, goût du risque. Certains symptômes sont directement observables, d’autres nécessitent un interrogatoire et le recueil d’informations sur l’état antérieur, y compris auprès de tiers. Pour un enfant ou un adolescent, l’entretien avec les parents recense les symptômes actuels et leur évolution antérieure ; l’observation et le témoignage de l’enfant lui-même renseigne sur ses difficultés actuelles de comportement et de concentration, et sur les symptômes « internalisés » (anxiété, mauvaise estime de soi, démoralisation,…) souvent associés au TDAH ; le recueil d’information auprès des enseignants concerne l’attitude actuelle à l’école ; de même auprès des adultes encadrant les activités extrascolaires (sports, arts, …) ; enfin la lecture de l’ensemble des bulletins trimestriels contribue à l’histoire passée des troubles dans le milieu scolaire. Chez l’adulte , le principe est le même, mais avec deux difficultés supplémentaires à surmonter : la qualité et la fiabilité variables des souvenirs concernant l’enfance, la difficulté ou l’impossibilité fréquente de recueillir les témoignages de tiers, en dehors de la famille proche dans le meilleur des cas. Des arguments épidémiologiques et statistiques sont utilisés pour définir une frontière artificielle au-delà de laquelle le diagnostic est posé, par exemple la présence d’au moins 6 critères sur 9 d’inattention ou d’hyperactivité-impulsivité, pendant au moins 6 mois, à un degré qui ne correspond pas au niveau de développement et qui a directement des conséquences négatives sur les activités sociales et académiques/professionnelles. Inattention – Souvent ne parvient pas à prêter attention aux détails ou fait des fautes d’étourderie dans les devoirs scolaires, le travail ou d’autres activités (ex : néglige ou oubli des détails, le travail n’est pas précis). – A souvent du mal à soutenir son attention au travail ou dans les jeux (ex : a du mal à rester concentré durant un cours, une conversation, la lecture d’un texte long). – Semble souvent ne pas écouter quand on lui parle personnellement (ex : leur esprit semble ailleurs, même en l’absence d’une distraction manifeste). – Souvent, ne se conforme pas aux consignes et ne parvient pas à mener à terme ses devoirs scolaires, ses tâches domestiques ou ses obligations professionnelles (ex : commence le travail mais perd vite le fil et est facilement distrait). – A souvent du mal à organiser ses travaux, devoirs ou ses activités (ex : difficultés à gérer des tâches séquentielles, difficultés à conserver ses outils et ses affaires personnelles en ordre, complique et désorganise le travail, gère mal le temps, ne respecte pas les délais fixés). Est désorganisé et oublie fréquemment ses affaires. – Souvent évite, a en aversion, ou fait à contrecœur les tâches qui nécessitent un effort mental soutenu (ex : le travail scolaire ou les devoirs à la maison ; pour les adolescents et les adultes, préparation de rapports, formulaires à remplir, revoir un long article). – Perd souvent les objets nécessaires à son travail ou à ses activités (matériel scolaire, crayons, livres, outils, portefeuille, clés, papiers, lunettes, téléphone mobile). – Souvent se laisse facilement distraire par des stimuli externes (pour les adolescents et les adultes, cela peut inclure passer du « coq à l’âne »). – A des oublis fréquents dans la vie quotidienne (ex : faire les corvées, les courses ; pour les adolescents et les adultes, répondre à ses appels, payer ses factures, respecter ses rendez-vous). * A l’adolescence, il y a toujours des difficultés à s’organiser, des difficultés pour les devoirs du soir. Il est toujours facilement distrait et s’ennuie vite. * Adulte, il n’écoute pas les instructions, a du mal avec la paperasse et l’administration, se sent vite débordé par les longs projets, oublie ses engagements. Il est toujours désorganisé avec une mauvaise gestion du temps et est souvent en retard à ses rendez-vous. Il porte peu d’attention sur les détails. Hyperactivité et impulsivité – Remue souvent les mains ou les pieds ou se tortille sur son siège, il est toujours en mouvement. – Ne sait pas s’occuper calmement. – Se lève souvent en classe ou dans d’autres situations où il est supposé rester assis (ex : se lève de sa place en classe, au bureau ou à son travail, ou dans d’autres situation qui nécessitent de rester assis). – Court, grimpe, saute sans raison (remarque : chez les adolescents ou les adultes, cela peut se limiter à un sentiment d’agitation). – A tendance à faire pipi au lit. – A souvent du mal à se tenir tranquille dans les jeux ou les activités de loisir. – Est souvent « sur la brèche » ou agit souvent comme s’il était « monté sur ressorts » (ex : incapable ou inconfortable de se tenir immobile pendant un long moment, comme dans les restaurants, les réunions ; peut être perçu par les autres comme agité, ou comme difficile à suivre). – Souvent, parle trop. – Laisse souvent échapper la réponse à une question qui n’est pas encore entièrement posée (ex : termine la phrase de leur interlocuteurs ; ne peut attendre son tour dans une conversation). – A souvent du mal à attendre son tour (ex : lorsque l’on fait la queue) – Interrompt souvent les autres ou impose sa présence (ex : fait irruption dans les conversations, les jeux ou les activités ; peut commencer à utiliser les biens d’autrui, sans demander ou recevoir leur autorisation ; pour les adolescents et les adultes, peut s’immiscer ou s’imposer et reprendre ce que d’autres font). * A l’adolescence, il se sent agité et à cran, paraît occupé mais fait peu de choses, ne sait toujours pas s’occuper calmement, toujours en mouvement. * Adulte, il est nerveux, a la bougeotte avec ses membres, a du mal à rester assis longtemps, parle excessivement. a/ Part de l’impulsivité * Enfant, il interrompt les autres, n’écoute pas les réponses, n’attend pas son tour. * A l’adolescence, il interrompt toujours les autres et aura un risque plus important pour les expérimentations de drogues (cannabis, amphétamine, cocaïne, ..), les rapports sexuels non protégés, plusieurs partenaires sexuels, un tempérament explosif (parents, …), des crises de rage atypique (1 heure), les accidents moto/auto. * Adulte, les risques seront plus nombreux pour des changements de jobs fréquents et impulsifs, l’abus d’alcool et de tabac, la vitesse excessive, d’accidents moto/auto. Il conservera un tempérament explosif, continuera d’interrompre les autres, fera des dépenses impulsives et aura probablement des relations extraconjugales. Mais aussi : – Certains des symptômes d’hyperactivité/impulsivité ou d’inattention étaient présents avant l’âge de 12 ans. – Certains des symptômes d’inattention ou d’hyperactivité/impulsivité sont présents dans deux ou plus de deux types d’environnement différents (ex : à la maison, l’école, ou le travail ; avec des amis ou des relations ; dans d’autres activités). Remarque : les symptômes ne sont pas seulement la manifestation d’un comportement d’opposition, d’une déficience, hostilité, ou de l’incompréhension de tâches ou d’instructions. Pour les grands adolescents et les adultes (âgés de 17 ans et plus), au moins 5 symptômes sont exigés. Mais le nombre de symptômes est loin d’être le seul élément déterminant. D’autres éléments comptent également beaucoup : l’ancienneté, l’intensité et la fréquence des symptômes. Un retentissement significatif doit être présent, et il l’est généralement dans de nombreux domaines de la vie de l’enfant qui est le premier à souffrir du TDAH, non seulement dans ses apprentissages scolaires, mais aussi dans ses jeux et sa vie relationnelle. Chez l’adulte , le retentissement doit être évalué dans la vie sociale, familiale, professionnelle, et dans tous les domaines où il doit exercer une responsabilité (conduite automobile, par exemple).
- Conseils | Dys Solutions France
TDAH Conseils D’abord, il faut apprendre à éviter les crises et pour cela il faut apprendre à démonter le mécanisme qui entraîne la crise. Puis, petit à petit, prendre du recul sur les évènements qui précèdent la crise et situer ce qui va être déclencheur, de façon à contourner ou prévenir à l’avenir. Il faut réussir à faire prendre conscience à l’enfant du déclencheur possible. Ne pas oublier de valoriser et encourager les bons comportements et n’intervenir que sur des mauvais comportements intolérables. Il faut être tolérant si l’on veut être efficace. Proposer pour chaque mauvais comportement le bon comportement correspondant. Valoriser l’enfant quand il est gentil, calme et agréable. Faire des compliments et dire son amour pour lui parce que même si on aime ces enfants, ça va mieux quand on le dit. Mettre de l’humour dans son discours, leur apprendre l’autodérision (savoir se moquer de ses excès). Et surtout, positiver toutes les situations. L’aider à se structurer, à se repérer. Mettre en place des rituels. Lui apprendre à ne plus vous interrompre intempestivement en lui demandant de placer sa main sur votre épaule lorsqu’il veut intervenir, par exemple. Vous devrez, à votre tour mettre votre main sur sa main pour lui signifier que vous avez enregistré qu’il voulait intervenir. Découper le temps, découper les tâches, une seule à la fois. Avec un « STOP », leur apprendre à réfléchir avant d’agir. Avec « 1. 2. 3 », leur apprendre à exécuter les demandes sans délais. Avoir des demandes claires et ne pas hésiter à les répéter. Poser, définir des limites. Être très strict et constant sur une demande ou un refus. Ne jamais laisser croire à un enfant que son insistance et/ou son chantage fonctionnent. Mais mesurer ses propres exigences envers lui. Être régulier, clair et solide. Faire front ensemble dans un couple. En cas de crise de colère : isoler l’enfant dans un lieu présentant un environnement calme et le bloquer dans ses bras. Dire ce que l’on fait et faire ce que l’on dit.
- Retentissements | Dys Solutions France
Dyspraxie - Dysgraphie Retentissements L’enfant dyspraxique a des difficultés dans la vie quotidienne, mais son handicap lui fait bien souvent développer des points forts variés, dans des domaines différents qu’il faut savoir reconnaître et encourager : la mémoire, la culture générale, le sens artistique, le goût pour l’expression orale, la capacité d’écoute et d’empathie … Il ne faut jamais oublier que chaque enfant est différent en fonction de l’intensité des troubles, des types de gestes touchés, de l’association éventuelle avec d’autres troubles neuro développementaux : (dysphasie, dyslexie, dyscalculie, troubles de la mémoire, troubles de l’attention avec hyperactivité (TDAH), troubles visuels, troubles des fonctions exécutives - fonctions qui planifient l’exécution) mais aussi de sa personnalité, du milieu socio culturel, etc…. Certains enfants dyspraxiques ne savent faire du vélo qu’à 14 ans, n’apprennent à nager qu’à 12 ans, ne sauront pas faire leurs lacets avant 15 ans ... ou jamais. L’enfant évolue également par lui-même, et met en place des stratégies compensatrices souvent adaptées à ses capacités. Il faut donc prendre le temps de faire « le tour » de l’enfant pour pouvoir mieux l’aider. 1. L’implicite En difficulté d’abstraction, les dyspraxiques vont répondre au sens littéral d’une question (orale comme écrite), sans en percevoir son sens implicite. a / L’implicite à l’oral Les enfants dyspraxiques n’accèdent pas à l’implicite. Rien ne va de soi, rien n’est évident. La réponse aux questions peut étonner : « on a fait une interro en français aujourd’hui » - Ah bon, sur quoi ? « Ben, sur une feuille ! » C’est l’enfant qui a raison. Il a bien répondu à la question. Mais ce n’est pas la réponse que l’on attendait…. À cause de cet implicite, il faut apprendre très vite l’autodérision à l’enfant dyspraxique. Une réponse rapide en classe, pour faire plaisir à l’enseignant(e), peut donner lieu à rigolade de quelques-uns parce que, justement, l’enfant va répondre à la question et pas à ce que l’on attend comme réponse. L’enfant aura alors le choix entre deux façons de réagir. Ou bien, il se ferme parce qu’on se moque de lui ; ou bien, ayant appris l’autodérision, il se dira qu’il a encore dit quelque chose de drôle. Entre les deux, le seul choix possible est la deuxième attitude. Seule, l’autodérision - que vous lui aurez appris - permet de faire face. Il faut lui expliquer que ce qui se passe dans sa tête n'est vu par personne et qu'en cas de propos rigolo, il faut qu'il les revendique. Ainsi, il passera pour le clown mais au passage, se fera des copains et des copines. b / L’implicite à l’écrit Ce qui est interprété comme une difficulté de compréhension d’un exercice peut aussi s’expliquer autrement que par l’incapacité à comprendre le langage écrit, exemple : La consigne : « conjugue le verbe à l’infinitif au présent de l’indicatif » Suis une phrase avec un sujet, des petits points pour écrire le verbe conjugué, un complément d’objet et, après le point final, au bout de la phrase, on trouve un verbe à l’infinitif entre parenthèses. Et notre dyspraxique va d’abord chercher un verbe qui convient, le conjuguer puis l’écrire. Il ne voit pas le verbe entre parenthèses au bout de la phrase. Et donc, il aura faux puisque n’aura pas conjugué le verbe demandé. Et on croira qu’il n’a pas compris la consigne ou qu’il n’a pas appris la leçon ou qu’il ne sait pas faire. Et quand vous expliquerez que, simplement, il n’a pas « vu » le verbe qu’il fallait conjuguer, on vous répondra : «Mais enfin, c’est évident qu’il faut conjuguer le verbe entre parenthèses !! » Ben non, pour le dyspraxique, l’évidence, il n’y en a pas. Rien n’est évident, ni automatique. Il faut lui expliquer ou montrer une fois et puis, il saura faire. ATTENTION : L’implicite se cache partout. 2. L’angoisse du Dyspraxique Un enfant dyspraxique est angoissé. Cette angoisse ne se voit pas à l’école, ce sont les parents qui en témoignent. S’il oublie un livre, un cahier, de noter un devoir, il faudra appeler toutes les mamans de la classe… Cette angoisse se retrouve au coucher. Petit, il peut se réveiller la nuit en panique. Cette angoisse s’estompe avec le temps. En fait, surtout, elle ne se voit plus ou plus exactement, il la gère mieux. Mais, pourtant, quand il rentrera dans une nouvelle pièce, par exemple, il lui faudra quelques instants pour appréhender l’espace. Mis en confiance, au fur et à mesure qu’il grandit, il saura utiliser parfaitement certains de ses points forts et arrivera à réaliser des actions qu’il ne pouvait faire plus petit. A Noter : La dyspraxie associée au TDAH et au Haut Potentiel est le trio gagnant pour les phobies scolaires. Troubles fréquemment associés, à rechercher dans tous les cas : la dysgraphie qui est inhérente à la dyspraxie la dyscalculie, fréquente en raison des difficultés d’abstraction Mais aussi, bien sûr : la dyslexie la dysorthographie la dysphasie les troubles neurovisuels les troubles du déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH) la précocité La Dysgraphie L'écriture est le miroir de l'image que l'on présente de soi-même. De fait, l'enfant dysgraphique, avec ses écrits, montre une image dégradée de lui-même et se rend parfaitement compte qu'il n'arrive pas à dessiner les lettres comme son camarade. Ainsi, l'image de soi et son estime sont particulièrement entamées. Il faudra être vigilant à ne pas être exigeant sur la qualité de l'écriture, la qualité - propreté du rendu d'un devoir pour ne pas infliger une peine supplémentaire au handicap déjà présent. Il faut impérativement relativiser l'écriture et passer rapidement sur l'ordinateur.
- Scolarité | Dys Solutions France
Dyslexie - Dysorthographie Scolarité Tout le système scolaire est basé exclusivement sur l'écrit, l'obtention des diplômes également. Or, l'écrit est le cauchemar du dyslexique. La dyslexie est un véritable handicap dans le système scolaire. Pour les enfants dyslexiques, écrire est compliqué et écrire « juste » devient impossible. Il leur est souvent reproché d’écrire mal, en pattes de mouche par exemple, peut-être pour dissimuler les fautes d’orthographe mais plus probablement parce qu’ils relèvent d’une dysgraphie. Dans tous les cas, ce sont des enfants en réelle souffrance à l’école. Ils fatiguent, ils travaillent lentement, ils n’arrivent pas à transcrire leurs pensées, à faire plaisir à leur enseignant et seront en grande difficulté dès que l’écrit (lecture ou composition) sera présent. Devant ces montagnes impossibles à franchir, ils se désintéressent petit à petit et finissent par se convaincre qu’ils n’y arriveront jamais. Pourtant, ils rêveraient d’être 1er de la classe…. Ils seront bien meilleurs dans la cour de récréation... Si les dyslexies/dysorthographies sévères (mixte : voie d’adressage et voie d’assemblage barrées) se manifestent généralement dès le début de l’apprentissage de la lecture, celles qui sont plus légères (sur l’une des deux voies, par exemple) peuvent passer longtemps inaperçues et n’être dépistées que tardivement. Et les enfants à haut potentiel, eux aussi, peuvent faire illusion assez longtemps. L’enfant dyslexique s’exprime bien à l’oral (point fort), mais est en grande difficulté pour lire (il réussira à déchiffrer), écrire ou orthographier correctement par rapport à un enfant du même âge. C’est souvent à l’école, en raison de la différence entre le niveau attendu et le niveau constaté (enfant vif et intelligent) que se pose la question d’une possible dyslexie. Comme il se disperse et rêve souvent, se perd facilement et n’a pas la notion du temps qui passe, qu’il a dû mal à soutenir son attention et peut paraître hyperactif ou absent, il sera étiqueté, à tort mais bien trop souvent, comme enfant paresseux, sot, peu soigneux, immature. Trop souvent, il y aura jugement sur cet enfant qui se couche trop tard ou qui ne fait pas ses devoirs ou qui regarde trop les écrans, etc.... Bref, l'enfant trop ceci et le parent pas assez cela. Mais non, l'enfant est dyslexique, voilà tout. Il apprend les règles de grammaire mais ne sait pas les appliquer au fur et à mesure de ses écrits. Aussi, si l'enseignante vient au-dessus de lui pour lui indiquer un mot faux, il pourra corriger. Et cela conduit trop souvent à : "tu vois, tu peux quand tu veux." Rien n'est plus faux. Il a vu la faute parce qu'elle a été indiquée, sinon, il ne l'aurait pas vue. Il applique donc la règle "qui va bien" et corrige mais il ne pourrait pas le faire pour chaque mot, tour à tour, dans un texte. Une conclusion hâtive et fausse est trop souvent posée par ses enseignants comme explication aux difficultés : le manque de travail et le manque d’intérêt. Il ne faudra donc pas s’étonner s’il finit par avoir des comportements difficiles. Parce qu’il possède un niveau intellectuel normal ou supérieur et qu’il réussit à l’oral, ses difficultés risquent de rester longtemps sous-estimées. Il est même pertinent à l'oral; voire même étonnant. On notera que l’enfant dyslexique, conscient de ses difficultés par rapports aux autres, se croit bête et a peu d’estime de soi. C’est un point auquel il faut apporter la plus grande attention. Ces enfants, plus que les enfants "tout-venants", ont nécessité à être valorisés. Il dissimule ses faiblesses grâce à des stratégies de compensation ingénieuses. Du chef de bande en récréation à amuseur public, l’enfant dyslexique regorge de talents . À l’école, le niveau de stress qu’il ressent face à la lecture et aux contrôles est systématiquement négligé. Pourtant, ce stress bien réel lui coupe ses moyens. Il apprend facilement à travers la manipulation, les démonstrations, l’expérimentation, l’observation et les supports visuels. En fait, sorti des supports ou rendus écris, cet enfant fonctionne bien, voire très bien. L’enfant dyslexique est fréquemment brillant et doté d’une intelligence supérieure à la moyenne. Il est doué pour les arts, le théâtre, la musique, les sports, le bricolage, la mécanique, l’art du conte, le business, les affaires, le design, la construction ou les métiers d’ingénieur. Il a, en général, d’excellents rapports avec les plus petits. Il est protecteur et a de grandes qualités pour passer le savoir. Il est très observateur (point fort), très conscient de ce qui l’entoure, très instinctif. Son problème principal réside dans le langage écrit, la compréhension et la conception de ce langage spécifique. Si le système scolaire n’était pas basé principalement, voire presque exclusivement, sur l’écrit, cet élève pourrait être / devrait être performant. Pour la scolarité, il suffit d'imaginer un enfant dans l'incapacité d'encoder le langage écrit et qui est barré avant même de commencer un exercice. Exemple d'un exercice de conjugaison : "Conjugue au présent de l'indicatif le verbe à l'infinitif entre les parenthèses." "Le présent de l'indicatif"... mais késako ? "Le verbe à l'infinitif"... c'est qui celui-là ? Alors que si on lui avait traduit en langage oral, il aurait été dit : "Conjugue le verbe au présent." et il aurait pu faire l'exercice. Voilà un exemple de la différence entre le langage écrit et le langage oral. Ou bien, on lui reformule, ou bien il ne pourra pas suivre. Mais aussi , reformuler ne veut pas dire "lire à voix haute la consigne" qui revient à oraliser le langage écrit. Lire à voix haute : "Conj ugue au présent de l'indicatif le verbe à l'infinitif entre les parenthèses.", laisse le dyslexique dans la même difficulté qu'expliqué précédemment. Il faut traduire le langage écrit pour lui permettre dire ce qu'il sait faire. Ou bien, éventuellement, le faire reformuler pour s'assurer qu'il a compris la consigne. Autrement, ce ne sont pas les compétences de l'enfant dyslexique qui vont être évaluées mais bien son handicap . Enfin, parce que le Diplôme National du Brevet (DNB) est redevenu obligatoire depuis 2024 pour passer en seconde, de nombreux dyslexiques vont se retrouver en grande difficulté d'orientation. Il faudra impérativement exiger que le Projet Personnalisé de Scolarisation (PPS) soit appliqué réellement et se battre pour chacune de ses notes. En effet, c'est le nombre de points acquis pendant le contrôle continu de troisième qui permet d'obtenir le brevet. Il faudra donc également exiger que les aménagements d'examen soient effectifs dès le premier jour de la classe de troisième.
- Les rééducations | Dys Solutions France
Dyspraxie - Dysgraphie Les rééducations Selon le type de dyspraxie, les troubles associés et le profil de l’enfant, plusieurs rééducations pourront être mises en place : • psychomotricité : motricité globale, schéma corporel dans l’espace, équilibre, coordination des membres… Se sentir dans son corps et dans l’espace. Rééducations plutôt maternelle / CP / CE1. • orthoptie : rééducation des stratégies du regard, exploration visuelle, calibrage des saccades, motricité oculaire, convergence ou divergence selon les cas… dès 6 ans. Il faudra y revenir régulièrement. • ergothérapie : l’utilisation de l’outil, gestes de la vie quotidienne, stratégies gestuelles séquencées pour habillage, la préparation du cartable, les lacets, le découpage, travail sur l’abstraction, l’anticipation, se retrouver dans un plan, …. Et surtout l’apprentissage du clavier avec différentes techniques (clavier caché, gommettes de couleur…) pour une utilisation experte. Mais aussi, les tableaux à double entrée, la pose des opérations,…. C’est la rééducation principale, équivalente à l’orthophonie pour les dyslexiques. Dès le CE2 et jusqu’en 5ème, au minimum. • orthophonie : mise en place de la lecture, articulation, rééducation d’une éventuelle dyspraxie bucco-faciale (difficultés à avaler, phonation…). Selon les cas, mais c’est fréquent, rééduquer la dyscalculie et le raisonnement logico mathématiques. • neuropsychologie : selon sa capacité en mémoire de travail, des séances de remédiation cognitive pourront être très utiles • psychologie : l’enfant doit souvent gérer sa différence à l’école et dans sa famille, tout en acceptant des contraintes supplémentaires puisqu’il doit pratiquer de nombreuses heures de rééducation. S'il est déprimé, s'il ne trouve pas sa place dans sa fratrie, il peut bénéficier d’un soutien psychologique. Il est nécessaire de planifier et de prioriser ces rééducations au risque que l’enfant ne se retrouve avec un agenda bien trop chargé pour un enfant de son âge. La Dysgraphie La dysgraphie se rééduque avec un ergothérapeute et personne d'autre. Surtout pas un graphothérapeute. La rééducation de l'écriture s'effectuera le plus tôt possible (CP, CE1) puis, très vite, l'enfant passera sur ordinateur (fin de CE2) parce que ce n'est pas en forgeant que l'on devient forgeron. Les dysgraphiques ne sont simplement pas câblés pour l'écriture. Il faut une écriture efficace, rapide avec un coût cognitif mesuré à l'école, l'ordinateur est le seul moyen de l'obtenir.
- Conseils | Dys Solutions France
Dysphasie Conseils L’accompagnement des parents est fondamental. Il faut absolument « nourrir » votre enfant dysphasique. Visite de musée, galeries, culture, etc… car il doit apprendre les mots. Contrairement aux autres DYS, cet enfant doit être constamment sollicité et enrichi pour tout ce qui concerne le vocabulaire, la tournure des phrases, … le langage verbal. Et oui, un enfant à fort QI réussira mieux qu’un enfant avec une intelligence dans la moyenne basse. Plus vite il sera diagnostiqué ou repéré, plus vite vous mettrez en place les rééducations et mieux il s’en sortira. Il faut s’appuyer sur les forces de l’enfant ou de l’adolescent : le désir de communiquer et le sens aigu de l’observation. Et d’ailleurs, dans la vie, on s’appuie sur ses points forts et pas sur ses points faibles. – Pour mettre toutes les chances de votre côté, n’hésitez pas, pour vous faire mieux comprendre, à capter son attention dans des moments privilégiés, vous mettre physiquement à la hauteur de son regard et vous assurer qu’il vous regarde quand vous lui parlez. – N’hésitez pas à joindre le geste à la parole. – Parlez lentement et utilisez des phrases courtes et simples, répétez ou reformulez s’il n’a pas bien compris. – Encouragez les récits, lui donner envie de raconter. – En raison de l’hypo spontanéité verbale, il parle peu ou il parle beaucoup mais de façon incorrecte ou peu adaptée. Il faut donc l’inciter, l’encourager à parler. Laissez-lui le temps de trouver ses mots, ne l’interrompez pas et évitez de souligner ses erreurs pour ne pas le décourager. Vous devez vous intéresser à ce qu’il dit, et non à la façon dont il le dit. Ne pas lui demander de répéter mais néanmoins, reformulez systématiquement correctement les phrases qu’il a mal prononcées. – Il faut également lui apprendre à se manifester lorsqu’il ne comprend pas, c’est d’ailleurs essentiel en classe. Mais encore faut-il qu’il se rende compte qu’il ne comprend pas, c’est toute la difficulté. – Il faut développer ses compétences auditivo-verbales : lui montrer qu’un mot est constitué de plusieurs sons par exemple. – Choisissez des jeux où il rangera des images par catégories ou encore des jeux, sur supports visuels, sur la recherche des points communs et des différences (vêtements, animaux, …). Puis passer au même exercice mais par la voix verbale. – D’autres jeux intéressants consistent à dire si le mot qu’il entend existe ou non, ou choisir parmi une liste de mots, le mot correspondant à un dessin donné, ou encore trouver un intrus dans une liste de mots, etc… Ou encore, lors d’un voyage en voiture, lui proposer de nommer les objets qu’il voit. – Lui proposer également des exercices simples, toujours sous forme de jeux, sur la forme des phrases où il dira si cela est correct ou pas, ex : « il pleut, je prends mes lunettes de soleil », « le chien la pâté mange », « maman pose le saladier dans la table ». – Penser aussi à favoriser l’enrichissement du vocabulaire grâce à des jeux de devinettes, de mimes… – Et il faut, à chaque fois que l’occasion se présente, développer ses capacités de jugement. – Si votre enfant ne parle pas encore, ne pas hésiter à mettre en place des pictogrammes, l’objectif étant de se faire comprendre pour garder, développer son appétence à communiquer. Ces moyens de communication non verbaux ne vont en aucun cas empêcher la mise en place du langage oral mais au contraire la faciliter. – L’apprentissage du langage écrit peut aider à la production du langage oral. L’utilisation du traitement de texte est intéressante. Ne pas hésiter à le passer sur ordinateur tôt (CP, voire même avant). – Petit à petit, il faudra lui apprendre à respecter les tours de parole, à tenir une conversation, à proposer un sujet de conversation, à s’adapter aux différents interlocuteurs, etc…, ce qui ne sera pas simple non plus. – À l’adolescence, il faudra l’entraîner la compréhension écrite des textes, par exemple : à organiser et stocker des indices, à repérer les référents, à faire des déductions sur les éléments manquants, à se représenter mentalement ce qu’il lit puis viser la compréhension des notions grammaticales et la structuration des récits écrits. – Il est essentiel de favoriser l’accès au sens figuré, aux mots présentant plusieurs sens, à la compréhension de l’implicite, à la compréhension de l’humour et apprendre à ajuster son langage à son interlocuteur. Enfin, Réviser régulièrement les acquis et les réinvestir dans d’autres situations. Une attention particulière doit être portée pour minimiser les difficultés relationnelles de votre enfant, il est important de favoriser sa socialisation et son autonomie. Dès son plus jeune âge, il faut l’aider à prendre confiance en ses possibilités et à les développer. Il faut l’aider à trouver des méthodes qui l’aideront à mémoriser, s’organiser. S’il est fatigué en rentrant à la maison, laissez tomber les devoirs. Et surtout, il faut l’encourager dans des activités de loisirs dans les domaines qui l’intéressent.
