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- Permanences | Dys Solutions France
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- Conseils | Dys Solutions France
Dysphasie Conseils L’accompagnement des parents est fondamental. Il faut absolument « nourrir » votre enfant dysphasique. Visite de musée, galeries, culture, etc… car il doit apprendre les mots. Contrairement aux autres DYS, cet enfant doit être constamment sollicité et enrichi pour tout ce qui concerne le vocabulaire, la tournure des phrases, … le langage verbal. Et oui, un enfant à fort QI réussira mieux qu’un enfant avec une intelligence dans la moyenne basse. Plus vite il sera diagnostiqué ou repéré, plus vite vous mettrez en place les rééducations et mieux il s’en sortira. Il faut s’appuyer sur les forces de l’enfant ou de l’adolescent : le désir de communiquer et le sens aigu de l’observation. Et d’ailleurs, dans la vie, on s’appuie sur ses points forts et pas sur ses points faibles. – Pour mettre toutes les chances de votre côté, n’hésitez pas, pour vous faire mieux comprendre, à capter son attention dans des moments privilégiés, vous mettre physiquement à la hauteur de son regard et vous assurer qu’il vous regarde quand vous lui parlez. – N’hésitez pas à joindre le geste à la parole. – Parlez lentement et utilisez des phrases courtes et simples, répétez ou reformulez s’il n’a pas bien compris. – Encouragez les récits, lui donner envie de raconter. – En raison de l’hypo spontanéité verbale, il parle peu ou il parle beaucoup mais de façon incorrecte ou peu adaptée. Il faut donc l’inciter, l’encourager à parler. Laissez-lui le temps de trouver ses mots, ne l’interrompez pas et évitez de souligner ses erreurs pour ne pas le décourager. Vous devez vous intéresser à ce qu’il dit, et non à la façon dont il le dit. Ne pas lui demander de répéter mais néanmoins, reformulez systématiquement correctement les phrases qu’il a mal prononcées. – Il faut également lui apprendre à se manifester lorsqu’il ne comprend pas, c’est d’ailleurs essentiel en classe. Mais encore faut-il qu’il se rende compte qu’il ne comprend pas, c’est toute la difficulté. – Il faut développer ses compétences auditivo-verbales : lui montrer qu’un mot est constitué de plusieurs sons par exemple. – Choisissez des jeux où il rangera des images par catégories ou encore des jeux, sur supports visuels, sur la recherche des points communs et des différences (vêtements, animaux, …). Puis passer au même exercice mais par la voix verbale. – D’autres jeux intéressants consistent à dire si le mot qu’il entend existe ou non, ou choisir parmi une liste de mots, le mot correspondant à un dessin donné, ou encore trouver un intrus dans une liste de mots, etc… Ou encore, lors d’un voyage en voiture, lui proposer de nommer les objets qu’il voit. – Lui proposer également des exercices simples, toujours sous forme de jeux, sur la forme des phrases où il dira si cela est correct ou pas, ex : « il pleut, je prends mes lunettes de soleil », « le chien la pâté mange », « maman pose le saladier dans la table ». – Penser aussi à favoriser l’enrichissement du vocabulaire grâce à des jeux de devinettes, de mimes… – Et il faut, à chaque fois que l’occasion se présente, développer ses capacités de jugement. – Si votre enfant ne parle pas encore, ne pas hésiter à mettre en place des pictogrammes, l’objectif étant de se faire comprendre pour garder, développer son appétence à communiquer. Ces moyens de communication non verbaux ne vont en aucun cas empêcher la mise en place du langage oral mais au contraire la faciliter. – L’apprentissage du langage écrit peut aider à la production du langage oral. L’utilisation du traitement de texte est intéressante. Ne pas hésiter à le passer sur ordinateur tôt (CP, voire même avant). – Petit à petit, il faudra lui apprendre à respecter les tours de parole, à tenir une conversation, à proposer un sujet de conversation, à s’adapter aux différents interlocuteurs, etc…, ce qui ne sera pas simple non plus. – À l’adolescence, il faudra l’entraîner la compréhension écrite des textes, par exemple : à organiser et stocker des indices, à repérer les référents, à faire des déductions sur les éléments manquants, à se représenter mentalement ce qu’il lit puis viser la compréhension des notions grammaticales et la structuration des récits écrits. – Il est essentiel de favoriser l’accès au sens figuré, aux mots présentant plusieurs sens, à la compréhension de l’implicite, à la compréhension de l’humour et apprendre à ajuster son langage à son interlocuteur. Enfin, Réviser régulièrement les acquis et les réinvestir dans d’autres situations. Une attention particulière doit être portée pour minimiser les difficultés relationnelles de votre enfant, il est important de favoriser sa socialisation et son autonomie. Dès son plus jeune âge, il faut l’aider à prendre confiance en ses possibilités et à les développer. Il faut l’aider à trouver des méthodes qui l’aideront à mémoriser, s’organiser. S’il est fatigué en rentrant à la maison, laissez tomber les devoirs. Et surtout, il faut l’encourager dans des activités de loisirs dans les domaines qui l’intéressent.
- Diagnostic | Dys Solutions France
Dyscalculie Diagnostic La dyscalculie est souvent mal repérée, dans la mesure où l’on pense que n’avoir pas la bosse des maths n’a rien de bizarre. On pense simplement que l’enfant n’est pas un « matheux ». Pourtant, cette difficulté au calcul devrait être traitée et donc repérée avec autant d’attention que la dyslexie. La dyscalculie est souvent le point d’entrée à la détection d’autres DYS comme la dyspraxie, par exemple. « Il ne pose pas ses opérations en colonne mais il ajoute en ligne ». Tous les orthophonistes ne sont pas en capacité de faire ce bilan spécifique, il faut donc questionner ce professionnel avant de prendre rdv. Le bilan est pratiqué par un(e) orthophoniste qui ne devrait jamais se limiter à la seule recherche sur la dyscalculie. Bon à savoir : le bilan d’orthoptie est indispensable. La stratégie de vision concerne particulièrement le domaine. Les difficultés visuo spatiales doivent être explorées impérativement et rééduquées si nécessaire. Le WISC5 ou bilan neuropsychologique est tout aussi indispensable que pour les autres DYS car l’enfant doit présenter les mêmes critères (présenter les troubles, avoir une intelligence normale ou supérieure et ne pas présenter d’autre handicap que des troubles du même genre). L’orthophoniste fait donc le bilan qui sera joint au WISC5 pour la visite chez le médecin (généraliste, pédopsychiatre, neuropédiatre, pédiatre), en vue du diagnostic. Comme pour les autres DYS, l’orthophoniste peut poser le diagnostic. Néanmoins, un diagnostic pluridisciplinaire, visant à couvrir tous les troubles neuro développementaux de l’enfant (TND), simplifie la démarche au final. ATTENTION : ne pas confondre avec l’acalculie L’acalculie est un trouble qui se caractérise par l’incapacité de calculer et de reconnaître des chiffres. Elle est provoquée par une lésion cérébrale au niveau du lobe pariétal ou du lobe frontal. L’enfant ne parvient pas à réaliser des calculs simples tels que les additions et les soustractions. Lorsqu’il est aussi atteint de mutisme, on parle d’acalculie aphasique.
- Retentissements | Dys Solutions France
Dyscalculie Retentissements On va souvent retrouver avec la dyscalculie : Les troubles de la mémoire de travail Les troubles de la conceptualisation Des troubles du raisonnement et de la pensée logique Un déficit d’analyse séquentielle et simultanée Des troubles du contrôle exécutif (organisation et planification) Des difficultés d’abstraction Des difficultés de croisements de données. Des difficultés de flexibilité mentale. Ces troubles retentissent de façon significative sur l’insertion scolaire et sociale. Ils ne doivent pas être négligés. - Dans la vie quotidienne, ces troubles peuvent se répercuter sur l’utilisation des sommes d’argent et tous les autres actes de nécessité courante faisant appel à la manipulation de nombres et de chiffres (durée, distance, quantité). - Sur les apprentissages scolaires, ces incapacités se répercutent, particulièrement en mathématiques ainsi que dans toutes les matières nécessitant l’utilisation de données numériques. Néanmoins, la dyscalculie, si l’enfant n’a pas de difficultés visuo spatiales, n’empêche pas l’accès à la géométrie ou aux matières scientifiques. Voilà une confusion à lever. ATTENTION rappel il faut absolument rechercher les autres dys (dyslexie , dyspraxie , dysphasie ,…) pour pouvoir mieux évaluer les retentissements sur la vie de l’enfant, puis sur la vie du jeune adulte et de l'adulte.
- Scolarité | Dys Solutions France
Dyscalculie Scolarité À l’école, il faut apprendre, dès que possible, à l’enfant à se servir d’une calculette. Il est déjà difficile, dans un énoncé, de repérer les opérations à faire et les chiffres à utiliser pour cela. Le calcul, pour cet enfant-là, a bien peu d’intérêt. Il faut savoir lâcher sur ce point. Plus tard, il saura trouver sa calculette sur son téléphone, son ordinateur, etc… Il faut enseigner à l’enfant comment résoudre un problème, en suivant des étapes précises. L’adulte (enseignant, AESH,…) guide l’élève dans l’application d’une démarche de résolution de problèmes en modélisant les différentes étapes. Un support visuel que le jeune peut utiliser en tout temps est indispensable. De plus, on autorise l’utilisation de ce genre d’outils lorsqu’il fait des exercices et lors de contrôles. Mémoriser les tables est difficile, alors on lui permet d’utiliser un tableau les regroupant pour s’aider ou encore on encourage l’utilisation d’une calculatrice. A la maison, il faudra, aussi souvent que possible, passer par le concret. Les bonbons sont une aide précieuse, par exemple. Les jeux de dés sont utiles pour donner un moyen de mémorisation des chiffres. Il est profitable de détecter cette dyscalculie le plus tôt possible et faire des séances chez l’orthophoniste. Poser le chiffre, invariable, est essentiel pour la suite. Le CE1 semble une très bonne période pour le faire. Il gardera des difficultés pour le collège et le lycée mais connaître cette pathologie chez l'enfant permet une meilleure tolérance aux difficultés. La dyscalculie n’est pas une tare, c’est un handicap. Pour l’examen du DNB, il sera possible d’aménager le contenu. Il en va de même pour l’enseignement de cette matière grâce au PPS.
- Conseils | Dys Solutions France
TDAH Conseils D’abord, il faut apprendre à éviter les crises et pour cela il faut apprendre à démonter le mécanisme qui entraîne la crise. Puis, petit à petit, prendre du recul sur les évènements qui précèdent la crise et situer ce qui va être déclencheur, de façon à contourner ou prévenir à l’avenir. Il faut réussir à faire prendre conscience à l’enfant du déclencheur possible. Ne pas oublier de valoriser et encourager les bons comportements et n’intervenir que sur des mauvais comportements intolérables. Il faut être tolérant si l’on veut être efficace. Proposer pour chaque mauvais comportement le bon comportement correspondant. Valoriser l’enfant quand il est gentil, calme et agréable. Faire des compliments et dire son amour pour lui parce que même si on aime ces enfants, ça va mieux quand on le dit. Mettre de l’humour dans son discours, leur apprendre l’autodérision (savoir se moquer de ses excès). Et surtout, positiver toutes les situations. L’aider à se structurer, à se repérer. Mettre en place des rituels. Lui apprendre à ne plus vous interrompre intempestivement en lui demandant de placer sa main sur votre épaule lorsqu’il veut intervenir, par exemple. Vous devrez, à votre tour mettre votre main sur sa main pour lui signifier que vous avez enregistré qu’il voulait intervenir. Découper le temps, découper les tâches, une seule à la fois. Avec un « STOP », leur apprendre à réfléchir avant d’agir. Avec « 1. 2. 3 », leur apprendre à exécuter les demandes sans délais. Avoir des demandes claires et ne pas hésiter à les répéter. Poser, définir des limites. Être très strict et constant sur une demande ou un refus. Ne jamais laisser croire à un enfant que son insistance et/ou son chantage fonctionnent. Mais mesurer ses propres exigences envers lui. Être régulier, clair et solide. Faire front ensemble dans un couple. En cas de crise de colère : isoler l’enfant dans un lieu présentant un environnement calme et le bloquer dans ses bras. Dire ce que l’on fait et faire ce que l’on dit.
- Définition | Dys Solutions France
Dyscalculie Définition Ces troubles affectent les aspects procéduraux et conceptuels du calcul et du comptage, ainsi que la mémorisation des faits numériques et la résolution de problèmes. Et avec ça, vous voilà bien avancés. C’est pourtant la définition que vous allez trouver partout. En fait, la dyscalculie est un trouble du neuro développement. Ce trouble est une altération de la capacité à comprendre et à utiliser les nombres. Elle se définit comme un trouble d’ordre cognitif affectant les capacités de l’enfant à maîtriser la numération, le calcul et l’ensemble des opérations mathématiques de manière générale. Elle se manifeste par des difficultés lors du dénombrement et/ou du comptage et/ou de la compréhension des termes mathématiques et/ou de l’apprentissage des tables de multiplication et/ou de la maîtrise des règles de calcul et des opérations arithmétiques, et/ou de la compréhension des énoncés des problèmes mathématiques,…. Ce trouble ne s’accompagne d’aucune déficience mentale et se retrouve chez des enfants ayant par ailleurs des résultats scolaires normaux et dont l’environnement familial et social est normal, n’ayant pas de déficience intellectuelle, ni trouble sensoriel ou psychologique. La dyscalculie concerne aussi bien les filles que les garçons. En France, on estime qu’environ 4 % des enfants sont concernés (dont 20 % de dyslexiques et 99% de dyspraxiques). Mais ces chiffres ne veulent pas dire grand-chose. Il n’y a pas lieu d’évaluer le pourcentage selon chaque Dys mais plutôt sur la globalité des « dys » à laquelle, il faudra rajouter les TDAH, pour avoir le début du commencement d’une évaluation. Bon à savoir : la dyscalculie est à distinguer de l’acalculie qui est consécutive à un traumatisme ayant entraîné une lésion cérébrale. La dyscalculie est un trouble associé dans la très grande majorité des cas de la dyspraxie (en raison des difficultés d’abstraction liées) ou encore de la dysphasie (jackpot des Dys puisqu’impactant tous les DYS). Et on peut la retrouver associée au TDAH et/ou à la dyslexie-dysorthographie. On distingue trois profils de dyscalculie : La dyscalculie du traitement numérique, la dyscalculie des faits arithmétiques et la dyscalculie procédurale. - La dyscalculie du traitement numérique renvoie à des difficultés du traitement des symboles numériques ou des mots comme dans la lecture, l'écriture ou la répétition de nombres. - La dyscalculie des faites arithmétiques montrent des difficultés souvent sévères dans la production et/ou la compréhension des quantités, des symboles numériques, des opérations arithmétiques. - La dyscalculie procédurale est la difficulté à faire toutes les étapes d’une procédure de calcul, à savoir quelle opération employer après la lecture d’une situation problème.
- Description | Dys Solutions France
TDAH Description Souvent réduit au terme « hyperactivité » ou à des enfants turbulents, le trouble déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH) est pourtant un trouble complexe, difficile à repérer et qui associe différents symptômes. Le prendre en charge est essentiel pour les enfants et adolescents qui en souffrent au quotidien. Vivre au jour le jour avec un enfant ou un adolescent ayant un Trouble Déficit de l’Attention avec Hyperactivité et préparer son avenir, c’est affronter des défis incessants, épuisants et souvent démoralisants. Vivre au jour le jour avec un enfant ou un adolescent ayant un Trouble Déficit de l’Attention avec Hyperactivité et préparer son avenir, c’est affronter des défis incessants, épuisants et souvent démoralisants. Les enfants concernés sont difficiles à gérer au quotidien . Ils font du bruit, ont besoin de toucher à tout, manipulent sans cesse quelque chose avec les mains, sont incapables d’attendre leur tour, oublient et perdent leurs affaires. Leur humeur varie sans que l’on sache pourquoi. Ils réagissent toujours très vivement aux évènements qui les entourent avec des réactions inappropriées et démesurées. Ces enfants sont vécus par l’entourage, familial, social, scolaire comme très difficiles à gérer et sont de ce fait souvent rejetés, punis, mis de côté. Et pourtant, ces enfants sont en quête permanente d’affection et souvent angoissés. Leur imagination débordante, leur grande créativité, leur hyperactivité pour de très nombreux projets et leur grand intérêt pour tout ce qui les entoure, permettent des échanges riches, à la condition de créer un environnement serein et calme. Avant l’âge de 5 ans , le diagnostic de TDAH est plus difficile à poser. Pourtant, il peut être suspecté chez un petit enfant très agité, qui court partout et qui bouge dans tous les sens avec une inconscience du danger. Le diagnostic pourrait être posé dès 18 mois et voire même avant 18 mois. Quand ils sont un peu plus grand (6 ans) , leur hyperactivité motrice interpelle les parents. Comme c’est l’âge où il rentre dans les apprentissages scolaires « plus contraints » et les activités collectives, l’enseignant le remarque plus bruyant, plus remuant et plus brute que les autres ; ce qui conduit bien souvent les parents à consulter leur médecin ou leur pédiatre. Après l’âge de 12 ans , l’hyperactivité motrice a tendance à s’estomper et ce sont plutôt le déficit d’attention et l’impulsivité qui prédominent. La prise en charge est pluridisciplinaire avec orthophonie, psychomotricité, remédiation cognitive, mais aussi psychothérapies (thérapies comportementales et cognitives, des thérapies individuelles ou de groupes s’adressant ou à l’enfant ou à la famille – méthode Barkley), un traitement médicamenteux par Méthylphénidate dès que nécessaire (noms commerciaux : Ritaline®, Concerta® et Quasym®). La prescription de psychostimulants, bien que controversée, a démontré son efficacité. Les patients ne développent pas d’accoutumance. Les effets bénéfiques des thérapies comportementales ont été décrits. Il est aussi important que les parents soient bien aidés pour bien comprendre le trouble de leur enfant et adopter des attitudes positives. Il est nécessaire de demander un Projet Personnalisé de Scolarisation (PPS) pour la mise en œuvre des besoins de compensation tout au long de la scolarité et de rappeler que ce trouble est réactionnel aux situations créées par l’environnement.
- Définition | Dys Solutions France
TDAH Définition Le Trouble Déficit de l’Attention est toujours avec Hyperactivité (TDAH). C’est un Trouble du Neuro Développement (TND) chronique qui apparaît durant l’enfance et qui concerne de 3,5% à 5,6% des enfants d’âge scolaire en France. La définition plus récente de la HAS (Haute Autorité de Santé) est : "un déficit attentionnel et une grande impulsivité mal contrôlée, accompagnés ou non d’une activité désordonnée et inefficace " Les causes du TDAH Le TDAH n’est la «faute» de personne. Ce trouble est lié à des anomalies de développement et de fonctionnement du cerveau. La recherche montre que le TDAH semble résulter d’une insuffisance de substances chimiques cérébrales spécifiques (neurotransmetteurs) qui aident le cerveau à organiser et à régir la pensée et le comportement. Puisque 30 % à 40 % des personnes auxquelles on a diagnostiqué un TDAH ont des membres de leur famille qui souffrent du même trouble, on pense que les gènes sont au moins partiellement impliqués dans le processus. Le TDAH n’est pas causé par des besoins affectifs non comblés ou par des problèmes psychosociaux, même s’il peut être exacerbé par ces facteurs. Bien que les parents, les enseignants et les conjoints ne soient pas la cause du TDAH, ils peuvent avoir une très forte incidence sur la capacité de la personne touchée à faire face à son trouble. Il n’y a pas non plus de lien entre le TDAH et l’intelligence de la personne. Les personnes souffrant d’un TDAH ont des difficultés d’attention et/ou d’impulsivité et d’hyperactivité qui affectent différentes sphères de leur vie (sociale, scolaire et professionnelle). Ce trouble se présente plus souvent chez l’enfant que chez l’adulte mais il persiste à l’âge adulte dans 65% des cas des enfants qui en sont atteints. On estime à environ 4% la prévalence de ce trouble chez la population adulte. Le TDAH n’est pas plus fréquent chez les garçons que chez les filles mais il se manifeste différemment : en général, les garçons présentent davantage d’hyperactivité et d’impulsivité tandis que les filles démontrent plus d’inattention. Elles décompensent fréquemment en classe de 4ème ou de seconde. Manifestations du TDAH, la règle des trois Le TDAH est souvent réduit à l’expression « hyperactivité » induisant qu’il ne s’agit que d’enfants agités, mal élevés ou turbulents. Il s’agit au contraire d’un trouble qui associe 3 symptômes dont l’intensité et les manifestations varient selon la personne : Trois caractéristiques : 1.1 L’inattention Prête difficilement attention aux détails. A du mal à soutenir son attention (cours, lectures, conversation). Ne semble pas écouter quand on lui parle. Ne se conforme pas aux consignes et ne termine pas ses tâches. Éprouve de la difficulté à planifier et à s’organiser au quotidien (travaux ou activités). Évite ou fait à contrecœur les tâches qui demandent un effort mental soutenu. Perd ses objets (notes de cours, agenda, livres, clés). Est facilement distrait par des stimuli externes. Fait des oublis fréquents (rendez-vous, rencontres). 1.2 L’hyperactivité Remue souvent les mains et les pieds, bouge sur son siège. A de la difficulté à rester assis. Court et grimpe (chez l’adulte : bougeotte). A de la difficulté à rester tranquille (travail et loisirs). Est souvent « sur la brèche », ou survolté. Parle trop. 1.3 L’impulsivité Répond aux questions avant qu’elles ne soient formulées. Arrive difficilement à attendre son tour. Interrompt souvent les autres ou impose sa présence (fait irruption dans les conversations). 2. Trois conditions indispensables : En décalage avec les enfants de son âge. Symptômes présents avant l’âge de 5 ans. Symptômes présents dans toutes les situations. 3. Trois sous-types : Le degré de difficultés occasionné peut varier de léger à sévère selon les enfants Type 1 : « hyperactif-impulsif » prédominant Type 2 : « inattentif » prédominant Type 3 : « combiné ou mixte », la majorité des enfants À savoir : Le défaut de prise en charge adaptée et précoce de cette pathologie peut avoir des conséquences sévères car le Trouble Déficit de l’Attention avec Hyperactivité (TDAH) persiste à l’adolescence et à l’âge adulte dans environ 65% des cas. Les études à long terme montrent que les personnes atteintes abandonnent davantage l’école (32%-40%), accèdent moins aux études supérieures (22%-77%), ont peu ou pas d’amis, perdent plus facilement leur travail ( 23%-55%), commettent plus d’actes antisociaux, ont un risque plus élevé : d’usage de tabac (à 17 ans 46% des jeunes TDAH contre 24% des non TDAH), fument plus tôt (15,5 ans au lieu de 17,4 ans) et sont plus souvent alcooliques. Mais également, les jeunes qui grandissent avec le TDAH ont davantage de grossesses précoces, sont plus touchés par des maladies transmises sexuellement, ont plus d’accidents de voiture et conduisent plus rapidement, sont plus vulnérables à la dépression, aux troubles de la personnalité à l’âge adulte. 4. Le rôle des fonctions exécutives : Un grand nombre d’études ont démontré, chez les personnes atteintes d’un TDAH, un déficit de certaines fonctions exécutives comme chez les dyspraxiques, c’est-à-dire des processus cognitifs liés à la planification, à la pensée abstraite et au contrôle cognitif. Chez les personnes ayant surtout des symptômes d’inattention, on observe une lenteur dans l’exécution d’une tâche (ex. : difficulté à terminer une tâche, à se concentrer et perte fréquente d’objets). Par contre, si l’hyperactivité ou l’impulsivité domine, il s’agit plutôt d’un déficit d’inhibition (ex. : incapacité à patienter dans une file d’attente ou tendance à répondre trop rapidement à une question d’examen occasionnant des erreurs). Le modèle de Thomas E. Brown (2005) précise que le problème concerne l’activation et le maintien de six fonctions exécutives importantes : l’activation, le focus, l’effort, la régulation des émotions, la mémoire et l’action. Selon ce modèle, les individus ayant un TDAH seraient aptes à exercer adéquatement chacune de ces fonctions de base mais dans certaines conditions (ex. en cas d’urgence ou si engagé dans une activité ayant un niveau d’intérêt immédiat). Le Dr Annick Vincent (2005) abonde dans le même sens : « Le TDAH n’est pas un manque d’attention mais bien une difficulté à moduler, à freiner et à inhiber.»
- Retentissements | Dys Solutions France
TDAH Retentissements Des symptômes Les symptômes d’inattention sont peu spectaculaires, souvent méconnus, et leur retentissement néfaste risque d’être imputé à d’autres causes. Les symptômes de l’hyperactivité sont beaucoup plus dérangeants, ils n’échappent jamais à l’observation de l’entourage chez un enfant « agité en permanence, et depuis toujours », ainsi qu’on le décrit habituellement. Les symptômes de l’impulsivité sont couramment rattachés à ceux de l’hyperactivité, on parle alors d’« hyperactivité-impulsivité ». Mais il existe bel et bien des enfants inattentifs et impulsifs, sans hyperactivité marquée. D’autres symptômes se rencontrent souvent chez les patients ayant un TDAH : excitabilité et colères, labilité de l’humeur et insatisfaction formant une « dysrégulation émotionnelle » ; difficultés relationnelles et isolement témoignant d’une maladresse sociale et rapprochant certains patients avec TDAH des autistes de haut niveau cognitif ; difficultés d’initiation et d’organisation des tâches de toutes natures, participant à une altération des fonctions exécutives ; cortège d’autres signes aux confins avec les traits de personnalité , tels qu’entêtement, intolérance à l’ennui, attrait pour la nouveauté, goût du risque. Certains symptômes sont directement observables, d’autres nécessitent un interrogatoire et le recueil d’informations sur l’état antérieur, y compris auprès de tiers. Pour un enfant ou un adolescent, l’entretien avec les parents recense les symptômes actuels et leur évolution antérieure ; l’observation et le témoignage de l’enfant lui-même renseigne sur ses difficultés actuelles de comportement et de concentration, et sur les symptômes « internalisés » (anxiété, mauvaise estime de soi, démoralisation,…) souvent associés au TDAH ; le recueil d’information auprès des enseignants concerne l’attitude actuelle à l’école ; de même auprès des adultes encadrant les activités extrascolaires (sports, arts, …) ; enfin la lecture de l’ensemble des bulletins trimestriels contribue à l’histoire passée des troubles dans le milieu scolaire. Chez l’adulte , le principe est le même, mais avec deux difficultés supplémentaires à surmonter : la qualité et la fiabilité variables des souvenirs concernant l’enfance, la difficulté ou l’impossibilité fréquente de recueillir les témoignages de tiers, en dehors de la famille proche dans le meilleur des cas. Des arguments épidémiologiques et statistiques sont utilisés pour définir une frontière artificielle au-delà de laquelle le diagnostic est posé, par exemple la présence d’au moins 6 critères sur 9 d’inattention ou d’hyperactivité-impulsivité, pendant au moins 6 mois, à un degré qui ne correspond pas au niveau de développement et qui a directement des conséquences négatives sur les activités sociales et académiques/professionnelles. Inattention – Souvent ne parvient pas à prêter attention aux détails ou fait des fautes d’étourderie dans les devoirs scolaires, le travail ou d’autres activités (ex : néglige ou oubli des détails, le travail n’est pas précis). – A souvent du mal à soutenir son attention au travail ou dans les jeux (ex : a du mal à rester concentré durant un cours, une conversation, la lecture d’un texte long). – Semble souvent ne pas écouter quand on lui parle personnellement (ex : leur esprit semble ailleurs, même en l’absence d’une distraction manifeste). – Souvent, ne se conforme pas aux consignes et ne parvient pas à mener à terme ses devoirs scolaires, ses tâches domestiques ou ses obligations professionnelles (ex : commence le travail mais perd vite le fil et est facilement distrait). – A souvent du mal à organiser ses travaux, devoirs ou ses activités (ex : difficultés à gérer des tâches séquentielles, difficultés à conserver ses outils et ses affaires personnelles en ordre, complique et désorganise le travail, gère mal le temps, ne respecte pas les délais fixés). Est désorganisé et oublie fréquemment ses affaires. – Souvent évite, a en aversion, ou fait à contrecœur les tâches qui nécessitent un effort mental soutenu (ex : le travail scolaire ou les devoirs à la maison ; pour les adolescents et les adultes, préparation de rapports, formulaires à remplir, revoir un long article). – Perd souvent les objets nécessaires à son travail ou à ses activités (matériel scolaire, crayons, livres, outils, portefeuille, clés, papiers, lunettes, téléphone mobile). – Souvent se laisse facilement distraire par des stimuli externes (pour les adolescents et les adultes, cela peut inclure passer du « coq à l’âne »). – A des oublis fréquents dans la vie quotidienne (ex : faire les corvées, les courses ; pour les adolescents et les adultes, répondre à ses appels, payer ses factures, respecter ses rendez-vous). * A l’adolescence, il y a toujours des difficultés à s’organiser, des difficultés pour les devoirs du soir. Il est toujours facilement distrait et s’ennuie vite. * Adulte, il n’écoute pas les instructions, a du mal avec la paperasse et l’administration, se sent vite débordé par les longs projets, oublie ses engagements. Il est toujours désorganisé avec une mauvaise gestion du temps et est souvent en retard à ses rendez-vous. Il porte peu d’attention sur les détails. Hyperactivité et impulsivité – Remue souvent les mains ou les pieds ou se tortille sur son siège, il est toujours en mouvement. – Ne sait pas s’occuper calmement. – Se lève souvent en classe ou dans d’autres situations où il est supposé rester assis (ex : se lève de sa place en classe, au bureau ou à son travail, ou dans d’autres situation qui nécessitent de rester assis). – Court, grimpe, saute sans raison (remarque : chez les adolescents ou les adultes, cela peut se limiter à un sentiment d’agitation). – A tendance à faire pipi au lit. – A souvent du mal à se tenir tranquille dans les jeux ou les activités de loisir. – Est souvent « sur la brèche » ou agit souvent comme s’il était « monté sur ressorts » (ex : incapable ou inconfortable de se tenir immobile pendant un long moment, comme dans les restaurants, les réunions ; peut être perçu par les autres comme agité, ou comme difficile à suivre). – Souvent, parle trop. – Laisse souvent échapper la réponse à une question qui n’est pas encore entièrement posée (ex : termine la phrase de leur interlocuteurs ; ne peut attendre son tour dans une conversation). – A souvent du mal à attendre son tour (ex : lorsque l’on fait la queue) – Interrompt souvent les autres ou impose sa présence (ex : fait irruption dans les conversations, les jeux ou les activités ; peut commencer à utiliser les biens d’autrui, sans demander ou recevoir leur autorisation ; pour les adolescents et les adultes, peut s’immiscer ou s’imposer et reprendre ce que d’autres font). * A l’adolescence, il se sent agité et à cran, paraît occupé mais fait peu de choses, ne sait toujours pas s’occuper calmement, toujours en mouvement. * Adulte, il est nerveux, a la bougeotte avec ses membres, a du mal à rester assis longtemps, parle excessivement. a/ Part de l’impulsivité * Enfant, il interrompt les autres, n’écoute pas les réponses, n’attend pas son tour. * A l’adolescence, il interrompt toujours les autres et aura un risque plus important pour les expérimentations de drogues (cannabis, amphétamine, cocaïne, ..), les rapports sexuels non protégés, plusieurs partenaires sexuels, un tempérament explosif (parents, …), des crises de rage atypique (1 heure), les accidents moto/auto. * Adulte, les risques seront plus nombreux pour des changements de jobs fréquents et impulsifs, l’abus d’alcool et de tabac, la vitesse excessive, d’accidents moto/auto. Il conservera un tempérament explosif, continuera d’interrompre les autres, fera des dépenses impulsives et aura probablement des relations extraconjugales. Mais aussi : – Certains des symptômes d’hyperactivité/impulsivité ou d’inattention étaient présents avant l’âge de 12 ans. – Certains des symptômes d’inattention ou d’hyperactivité/impulsivité sont présents dans deux ou plus de deux types d’environnement différents (ex : à la maison, l’école, ou le travail ; avec des amis ou des relations ; dans d’autres activités). Remarque : les symptômes ne sont pas seulement la manifestation d’un comportement d’opposition, d’une déficience, hostilité, ou de l’incompréhension de tâches ou d’instructions. Pour les grands adolescents et les adultes (âgés de 17 ans et plus), au moins 5 symptômes sont exigés. Mais le nombre de symptômes est loin d’être le seul élément déterminant. D’autres éléments comptent également beaucoup : l’ancienneté, l’intensité et la fréquence des symptômes. Un retentissement significatif doit être présent, et il l’est généralement dans de nombreux domaines de la vie de l’enfant qui est le premier à souffrir du TDAH, non seulement dans ses apprentissages scolaires, mais aussi dans ses jeux et sa vie relationnelle. Chez l’adulte , le retentissement doit être évalué dans la vie sociale, familiale, professionnelle, et dans tous les domaines où il doit exercer une responsabilité (conduite automobile, par exemple).
- Définitions | Dys Solutions France
Dyslexie - Dysorthographie Définition Il s’agit d’une altération spécifique et significative de la lecture (dyslexie) et de la production d’écrit et de l’orthographe (dysorthographie), en dehors de toute déficience intellectuelle et sensorielle. La déficience liée à la dyslexie est d’intensité variable selon les individus. Elle peut être accompagnée de troubles du calcul, de la coordination motrice (et en particulier du graphisme) ou de troubles d’attention avec hyperactivité. Leur association est un facteur aggravant.
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Dyspraxie - Dysgraphie Retentissements L’enfant dyspraxique a des difficultés dans la vie quotidienne, mais son handicap lui fait bien souvent développer des points forts variés, dans des domaines différents qu’il faut savoir reconnaître et encourager : la mémoire, la culture générale, le sens artistique, le goût pour l’expression orale, la capacité d’écoute et d’empathie … Il ne faut jamais oublier que chaque enfant est différent en fonction de l’intensité des troubles, des types de gestes touchés, de l’association éventuelle avec d’autres troubles neuro développementaux : (dysphasie, dyslexie, dyscalculie, troubles de la mémoire, troubles de l’attention avec hyperactivité (TDAH), troubles visuels, troubles des fonctions exécutives - fonctions qui planifient l’exécution) mais aussi de sa personnalité, du milieu socio culturel, etc…. Certains enfants dyspraxiques ne savent faire du vélo qu’à 14 ans, n’apprennent à nager qu’à 12 ans, ne sauront pas faire leurs lacets avant 15 ans ... ou jamais. L’enfant évolue également par lui-même, et met en place des stratégies compensatrices souvent adaptées à ses capacités. Il faut donc prendre le temps de faire « le tour » de l’enfant pour pouvoir mieux l’aider. 1. L’implicite En difficulté d’abstraction, les dyspraxiques vont répondre au sens littéral d’une question (orale comme écrite), sans en percevoir son sens implicite. a / L’implicite à l’oral Les enfants dyspraxiques n’accèdent pas à l’implicite. Rien ne va de soi, rien n’est évident. La réponse aux questions peut étonner : « on a fait une interro en français aujourd’hui » - Ah bon, sur quoi ? « Ben, sur une feuille ! » C’est l’enfant qui a raison. Il a bien répondu à la question. Mais ce n’est pas la réponse que l’on attendait…. À cause de cet implicite, il faut apprendre très vite l’autodérision à l’enfant dyspraxique. Une réponse rapide en classe, pour faire plaisir à l’enseignant(e), peut donner lieu à rigolade de quelques-uns parce que, justement, l’enfant va répondre à la question et pas à ce que l’on attend comme réponse. L’enfant aura alors le choix entre deux façons de réagir. Ou bien, il se ferme parce qu’on se moque de lui ; ou bien, ayant appris l’autodérision, il se dira qu’il a encore dit quelque chose de drôle. Entre les deux, le seul choix possible est la deuxième attitude. Seule, l’autodérision - que vous lui aurez appris - permet de faire face. Il faut lui expliquer que ce qui se passe dans sa tête n'est vu par personne et qu'en cas de propos rigolo, il faut qu'il les revendique. Ainsi, il passera pour le clown mais au passage, se fera des copains et des copines. b / L’implicite à l’écrit Ce qui est interprété comme une difficulté de compréhension d’un exercice peut aussi s’expliquer autrement que par l’incapacité à comprendre le langage écrit, exemple : La consigne : « conjugue le verbe à l’infinitif au présent de l’indicatif » Suis une phrase avec un sujet, des petits points pour écrire le verbe conjugué, un complément d’objet et, après le point final, au bout de la phrase, on trouve un verbe à l’infinitif entre parenthèses. Et notre dyspraxique va d’abord chercher un verbe qui convient, le conjuguer puis l’écrire. Il ne voit pas le verbe entre parenthèses au bout de la phrase. Et donc, il aura faux puisque n’aura pas conjugué le verbe demandé. Et on croira qu’il n’a pas compris la consigne ou qu’il n’a pas appris la leçon ou qu’il ne sait pas faire. Et quand vous expliquerez que, simplement, il n’a pas « vu » le verbe qu’il fallait conjuguer, on vous répondra : «Mais enfin, c’est évident qu’il faut conjuguer le verbe entre parenthèses !! » Ben non, pour le dyspraxique, l’évidence, il n’y en a pas. Rien n’est évident, ni automatique. Il faut lui expliquer ou montrer une fois et puis, il saura faire. ATTENTION : L’implicite se cache partout. 2. L’angoisse du Dyspraxique Un enfant dyspraxique est angoissé. Cette angoisse ne se voit pas à l’école, ce sont les parents qui en témoignent. S’il oublie un livre, un cahier, de noter un devoir, il faudra appeler toutes les mamans de la classe… Cette angoisse se retrouve au coucher. Petit, il peut se réveiller la nuit en panique. Cette angoisse s’estompe avec le temps. En fait, surtout, elle ne se voit plus ou plus exactement, il la gère mieux. Mais, pourtant, quand il rentrera dans une nouvelle pièce, par exemple, il lui faudra quelques instants pour appréhender l’espace. Mis en confiance, au fur et à mesure qu’il grandit, il saura utiliser parfaitement certains de ses points forts et arrivera à réaliser des actions qu’il ne pouvait faire plus petit. A Noter : La dyspraxie associée au TDAH et au Haut Potentiel est le trio gagnant pour les phobies scolaires. Troubles fréquemment associés, à rechercher dans tous les cas : la dysgraphie qui est inhérente à la dyspraxie la dyscalculie, fréquente en raison des difficultés d’abstraction Mais aussi, bien sûr : la dyslexie la dysorthographie la dysphasie les troubles neurovisuels les troubles du déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH) la précocité La Dysgraphie L'écriture est le miroir de l'image que l'on présente de soi-même. De fait, l'enfant dysgraphique, avec ses écrits, montre une image dégradée de lui-même et se rend parfaitement compte qu'il n'arrive pas à dessiner les lettres comme son camarade. Ainsi, l'image de soi et son estime sont particulièrement entamées. Il faudra être vigilant à ne pas être exigeant sur la qualité de l'écriture, la qualité - propreté du rendu d'un devoir pour ne pas infliger une peine supplémentaire au handicap déjà présent. Il faut impérativement relativiser l'écriture et passer rapidement sur l'ordinateur.
