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Dyspraxie - Dysgraphie

Diagnostic

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Le diagnostic est pluridisciplinaire, pour les meilleures conditions, il nécessite un bilan d’orthophonie, un WISC5, un bilan d’orthoptie, un bilan de psychomotricité et un bilan d’ergothérapie. Ce diagnostic est posé par un médecin (généraliste, pédiatre, neuropédiatre, pédopsychiatre). L’enfant doit toujours être évalué par rapport à un enfant du même âge. 

À savoir : les grands prématurés présentent d’avantage de risques d’avoir des troubles praxiques que d’autres.

 

       Qu’est-ce qu’une praxie ?

Il s’agit d’un geste qui est le résultat d’une coordination motrice volontaire (non spontanée) issue d’un apprentissage ; par exemple, le laçage des chaussures, couper la viande, utiliser une fourchette sont gestes appris et culturels. Ils deviennent automatiques. On ne réfléchit plus lorsque l’on met son manteau, lorsque l’on ouvre une porte. 

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Pour un enfant dyspraxique, cet automatisme est défaillant ou inexistant, il doit donc penser chaque geste.  

Mais aussi, toute praxie spécifique demande une conceptualisation de la tâche, et une planification de cette tâche. 

Or, les enfants dyspraxiques sont en défaut d’organisation et de planification. Ils seront donc lents dans leurs réalisations en raison de leurs difficultés pour percevoir, traiter les informations perçues par les sens, organiser et planifier leur geste. Et malgré leurs efforts, leur geste sera souvent peu harmonieux. 

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De la même façon, ils n’anticipent pas.

Debout dans un bus par exemple, lors d’un virage, ce sont les enfants dyspraxiques qui tomberont ; les autres se seront penchés pour anticiper ce virage.  

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Cette difficulté à organiser la coordination de gestes volontaires peut se décrire comme suit :

à table, lorsque vous voulez boire, vous attrapez la bouteille d’eau, de façon automatique, et vous vous servez un verre. Vous n’y pensez même pas.

L’enfant dyspraxique, lui, doit regarder la bouteille pour ajuster l’envoi de sa main, ouvrir plus ou moins sa « pince » selon que la bouteille est petite ou grosse (50cl ou 1l), serrer plus ou moins selon qu’elle est plastique ou en verre, mettre plus ou moins de force pour la soulever, selon qu’elle est pleine ou vide. Quant au bouchon, visser dévisser, ce n’est pas gagné. Et il reste encore à viser le verre pour verser l’eau…

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Tous ces gestes, une personne non dyspraxique n’y portera pas d’attention particulière car ils sont automatiques. L’enfant dyspraxique, lui, devra au contraire y faire particulièrement attention s’il ne veut pas renverser la bouteille.

Et il en est ainsi de chaque geste.

Mais en plus, cet enfant pourra être capable de se verser de l’eau proprement un jour, et incapable de recommencer le même jour un peu plus tard.

Les résultats de ses gestes sont fluctuants car ils dépendent aussi de sa fatigue du moment.

 

       a / Les signes qui doivent interroger, en particulier lorsqu’ils sont petits 

  • Une maladresse fréquente : il peut renverser, casser, faire tomber ce qu’il touche, ce qu’il frôle

  • Une grande lenteur pour des actes simples

  • Une aide nécessaire à l’habillage : chaussettes, lacets

  • Des difficultés pour s’essuyer après le passage aux toilettes

  • Il va toujours aux toilettes au dernier moment, a du mal à «se retenir»

  • Ses sensations (de froid, de chaud, de douleur,…) peuvent être amoindries ou, au contraire, exacerbées

  • Il n’aime pas jouer aux Lego, aux puzzles, au mécano et à tous les jeux de constructions,…

  • L’apprentissage du vélo sans les petites roues est tardif

  • Il se déplace en ligne droite quels que soient les obstacles

 

       b / Les signes qui doivent interroger, en particulier lorsqu’ils sont plus grands 

  • Une maladresse fréquente qui perdure: il peut renverser, casser, faire tomber ce qu’il touche, ce qu’il frôle

  • Une grande lenteur qui perdure

  • Il découpe toujours mal, ses dessins paraissent immatures

  • Son écriture est peu lisible et douloureuse

  • Il a du mal à poser les opérations et préfère le calcul en ligne

  • Il ne serre pas suffisamment ses lacets

  • Il oublie de se laver les parties non visibles : sous les bras, la nuque…

  • Il a du mal à retrouver ses affaires, à ranger, à s’organiser

  • Il ne gère pas ses émotions

  • Il est hyper réceptif aux odeurs, aux couleurs et aux bruits

  • Ses sensations (de froid, de chaud, de douleur,…) peuvent être amoindries : l’entourage est parfois obligé d’indiquer sʼil est nécessaire d’enlever son pull ou de mettre un manteau 

 

La pose d’un diagnostic permet enfin de mettre des mots précis sur des difficultés que vous remarquiez sans pouvoir les cerner. Pour arriver jusque-là, nous savons que vous avez déjà entamé un parcours du combattant, mais ce n’est encore que le début.

Enfin, les aides et rééducations adéquates vont pouvoir se mettre en place. 

Les difficultés rencontrées par votre enfant, suivant son degré de dyspraxie et la présence éventuelle d’autres handicaps associés, vont demander aides et adaptations pendant plusieurs années. 

Il s’agit maintenant de l’accompagner et de le soutenir tout au long de ce chemin vers l’autonomie et vers son plein épanouissement. 

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Suivant l’âge auquel votre enfant est diagnostiqué, vous pourrez lui expliquer, dialoguer avec lui et trouver les mots adaptés à son âge autour de ce diagnostic pour l’aider à sortir d’un éventuel isolement et à mieux vivre le sentiment d’être différent.

Les rééducations sont longues et variées, il est absolument nécessaire qu’il soit preneur de ces rééducations. En effet, on ne peut rien faire sans la volonté de l’enfant. 

N’oubliez pas que dans l’univers de la dyspraxie, les objets peuvent se révéler de cruels ennemis. Chaque jour devient donc le théâtre d’une lutte invisible et d’une victoire sur ce cerveau qui parfois nous joue des tours.

Votre rôle consiste à faciliter la vie quotidienne de votre enfant plutôt que de le contraindre à se conformer à une norme qui n’est pas faite pour lui.

N’ayez aucun scrupule à l’aider, partout et en tout, car lorsqu’il se sentira de faire, il fera et vous écartera.

Ayez confiance en lui.

 

ATTENTION : ne pas confondre avec l’apraxie. La personne n’avait pas de difficulté au départ.

 

Plusieurs apraxies :

l’apraxie buccofaciale – également appelée bucco-linguo-faciale, l’apraxie constructive, l’apraxie frontale, l’apraxie graphique, l’apraxie de l’habillage, l’apraxie idéatoire, l’apraxie idéomotrice, l’apraxie de la marche, l’apraxie motrice, l’apraxie réflexive.

 

L’apraxie est un trouble qui rend une personne incapable de réaliser un ou plusieurs mouvements, notamment sur commande. Ce déficit neurologique concerne aussi bien la conceptualisation que l’exécution du geste proprement dit. L’apraxie se distingue d’autres troubles du mouvement par le fait que cette incapacité survient chez une personne dont l’ensemble des fonctions motrices et sensitives de base sont normales. L’apraxie est donc un désordre dans l’exécution des mouvements et plus particulièrement dans une séquence de gestes (apraxie dynamique).

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La Dysgraphie

Il existe plusieurs formes de dysgraphies mais toutes ont généralement en commun une écriture lente, illisible et désordonnée. Dès la maternelle, des observations peuvent être effectuées, mais c’est seulement à partir de 7 ans qu’un diagnostic est envisageable.  En effet, c’est à cet âge que l’enfant commence à pratiquer l’écriture cursive.

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C'est l'orthophoniste qui fait passer un bilan pour la dysgraphie et qui peut ensuite poser le diagnostic.  La dysgraphie n'existe pas seule, elle est en général associée avec une dyspraxie et possiblement avec une dyslexie-dysorthographie. Pour tous ces DYS, l'orthophoniste peut poser le diagnostic. L'intérêt d'un diagnostic posé par un médecin est de permettre d'envisager également la présence d'un TDAH. 

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Les différents types de dysgraphie :

La dysgraphie linguistique.

La dysgraphie d’ordre spatial.

La dysgraphie d’ordre moteur.

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ou encore :

- Les dysgraphies raides : une tension et une crispation lors de l’écriture rendant le trait tendu et hypertonique.

- Les dysgraphies molles : un tracé relâché, une irrégularité dans la dimension des lettres donnant une impression de négligence.

- Les dysgraphies lentes et précises : le graphisme est très appliqué, avec un excès de structure et de précision, qui rend l’écriture épuisante pour l’enfant.

- Les dysgraphies impulsives  : le geste est rapide et mal contrôlé, ce qui entraîne une perte de la structure et de l’organisation.

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ATTENTION : ne pas confondre avec l’agraphie. La personne n’avait pas de difficulté au départ.

Trouble de l’écriture, l’agraphie est due à une lésion cérébrale. Elle peut prendre diverses formes selon l’aire cérébrale touchée et se prend en charge avec une rééducation. L’agraphie apraxique est le résultat d’un désordre neurologique concernant la motricité, qui entrave les gestes élémentaires permettant normalement l’écriture. Il s’agit de la perturbation de la répartition spatiale des éléments graphiques.

Contrairement à la dysgraphie, un(e) graphothérapeute peut aider pour l’agraphie.

 

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