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- Le parcours du dossier | Dys Solutions France
LE PARCOURS DU DOSSIER 3.3.3 Le Plan Personnalisé de Compensation (PPC) CASF Art.L114-1-1 Art.R146-29 Le Plan Prévisionnel de Compensation (PPC) comprend trois volets : - l’Allocation d’éducation de l’Enfant Handicapé (AEEH) et ses compléments, - le Projet Personnalisé de Scolarisation (PPS) avec (ou pas) un(e) Accompagnant(e) d’élèves en Situation de Handicap (AESH), le matériel pédagogique – informatique, l’indication du CNED, … - la Prestation Compensatoire du Handicap (PCH). Dans un premier temps, le Plan Prévisionnel de Compensation (PPC) est un recueil des propositions d’accords et de rejets des éléments cités plus haut. Rappel : Le Plan Prévisionnel de Compensation (PPC) – comprenant le Projet Personnalisé de Scolarisation ( PPS) Les propositions du Plan Prévisionnel de Compensation (PPC) sont envoyées à la famille qui dispose d’un délai de 15 jours pour faire valoir ses observations. Pour la MDA06, les observations sont remontées au moyen d’un coupon réponse sur lequel il est possible de demander un rendez-vous pour la Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées (CDAPH) Lors de Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées (CDAPH), le Plan Prévisionnel de Compensation (PPC) est étudié, modifié ou pas, puis validé ou ajourné. Après le passage du dossier en Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées, vous recevez, par courrier, le Plan Prévisionnel de Compensation (PPC) qui, cette fois, est constitué par les notifications des droits qui ont été validés. Si ce Plan Prévisionnel de Compensation (PPC) ne vous convient pas, il est possible, pendant 2 mois, de faire un Recours Administratif Préalable Obligatoire (RAPO) auprès de la Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées (CDAPH). Là encore, contactez DSD06. Et, en cas de désaccord après traitement du Recours Administratif Préalable Obligatoire (RAPO), il est encore possible d’ester en justice auprès du Tribunal Judiciaire. 3.3.4 le Recours Administratif Préalable Obligatoire (RAPO) Le Recours Administratif Préalable Obligatoire est une lettre recommandée avec accusé de réception contenant les motifs de votre désaccord. Peuvent être joints des documents supplémentaires éclairant votre requête (nouveau certificat, …). La MDA dispose de 2 mois pour vous répondre. Votre dossier repassera en CDAPH pour décision. CASF Art.R241-36 Art.R241-39 Art.R241-40 Art.R241-41
- Les autres points d’appui | Dys Solutions France
LES AUTRES POINTS D’APPUI 5. CATTP, CMP, CAMSP, Hôpital de jour 5.1 Centre d'accueil thérapeutique à temps partiel (CATTP) Le Centre d'Accueil Thérapeutique à Temps Partiel (CATTP) est une structure intermédiaire entre le Centre Médico-Psychologique pour Enfants et Adolescents (CMPEA) et l'hôpital de jour. Le centre d'accueil thérapeutique à temps partiel du secteur de psychiatrie 4 est un lieu de soins intégré au quartier, un lieu de dialogue et d'écoute, de réflexion et d'expression, de rencontre. Le CATTP vise à maintenir ou à favoriser une existence autonome par des actions de soutien et de thérapeutique de groupe. Les équipes au sein des CATTP sont pluridisciplinaires et composées d'infirmiers, de psychologues, éducateurs, psychomotriciens, ergothérapeutes, assistants sociaux… 5.2 Le Centre Médico-Psychologique (CMP) Structure de soins rattachée à un hôpital, le Centre Médico-Psychologique (CMP) est un lieu de soin public sectorisé qui propose des consultations médico-psychologiques et sociales à toute personne en difficulté psychique. Il existe des CMP pour enfants et adolescents (0 à 16 ans) et des CMP pour adultes (à partir de 16 ans). Les centres médico-psychologiques(CMP) pour les enfants ou les adolescents sont des lieux de consultation, de dépistage, d’évaluation et de traitement ambulatoire. Ils reçoivent des enfants et adolescents qui présentent des difficultés de nature diverse : troubles d’adaptation scolaire, problèmes de comportement, troubles psychomoteurs, troubles du langage écrit et oral, difficultés relationnelles ou caractérielles, états dépressifs, tentative de suicide, troubles précoces de la relation, troubles du sommeil et de l’alimentation, conflits avec les parents. Les centres médico-psychologiques (CMP) ont pour principales missions : d’accueillir et d’orienter les jeunes et leurs familles, de prendre en charge des jeunes présentant des difficultés affectives, psychologiques ou familiales jusqu’à leur 16 ans environ d’organiser des actions de prévention, de diagnostic, de soins ambulatoires et d’interventions à domicile ; d’apporter du soutien aux familles ; d’orienter, si besoin, les jeunes vers des structures adaptées (centre d’accueil thérapeutique à temps partiel, hôpital de jour, unité d’hospitalisation psychiatrique). Chaque Centre Médico- Psychologique (CMP) est composé d’une équipe pluridisciplinaire qui regroupe aussi bien de soignants (médecins psychiatres, psychologues cliniciens, infirmiers, orthophonistes, psychomotriciens...) que de travailleurs sociaux (assistants de service social, éducateurs…). 5.3 Centres d'Action Médico-Sociale Précoce (CAMSP) Les Centres d'Action Médico-Sociale Précoce (CAMSP) sont des établissements médico-sociaux chargés de la prise en charge précoce des problématiques de handicap chez les enfants âgés de 0 à 6 ans présentant des difficultés ou des retards dans leur développement. Ils accompagnent les parents dans le diagnostic, la prévention, le traitement et la rééducation de leur enfant. Ils permettent la mise en place d’une aide spécialisée destinée aux enfants comme à leurs parents et d’un traitement visant à faciliter l’adaptation des enfants dans leur milieu familial, social et scolaire, ainsi qu’un suivi par des consultations, des séances individuelles ou de groupe. Les Centres d'Action Médico-Sociale Précoce (CAMSP) assurent : le dépistage des déficits ou handicaps, la prévention de leur aggravation, les soins et la rééducation par cure ambulatoire permettant le maintien de l’enfant dans un milieu de vie ordinaire, l’accompagnement des familles dès la période de doute, l’aide à l’intégration dans les structures d’accueil de la petite enfance (crèche, halte-garderie, école maternelle), le lien avec les structures hospitalières et « de ville ». Les actions de prévention, de dépistage et de prise en charge se font en partenariat avec les crèches et écoles, les centres de Protection Maternelle Infantile (PMI), les services hospitaliers et les médecins libéraux. L’équipe du Centre d'Action Médico-Sociale Précoce (CAMSP) est composée d'une équipe pluridisciplinaire médicale, paramédicale et éducative : médecins spécialistes (pédiatres et psychiatres), de personnel de rééducation (orthophoniste, psychomotricienne, ergothérapeute, etc.), d’auxiliaires médicaux, de psychologues, d’assistantes sociales et d’éducateurs de jeunes enfants. 5.4 L'hôpital de jour (HDJ) Il accueille les patients ayant besoin de soins durant la journée, dont l'état de santé et le niveau d'autonomie leur permettent de passer la nuit à leur domicile. Ils ont toutefois besoin de soins spécifiques et/ou d'évaluer leur état de santé, grâce aux ressources du plateau technique. L’équipe de professionnels à l’hôpital de jour est varié selon les hôpitaux. Elle est très souvent complète et composée de plusieurs professionnels aux spécialités différentes (équipe pluridisciplinaire) : Médecin psychiatre, Psychologue, Infirmier, Éducateur spécialisé, Orthophoniste, Psychomotricien, Ergothérapeute, Enseignant spécialisé. L’hôpital de jour accueille en journée les enfants avec des troubles psychiques ou avec des troubles du neurodéveloppement. Ce sont des dispositifs sanitaires de soins dédiés aux enfants et ou adolescents souffrant de troubles psychiatriques. Les enfants ou adolescents sont accompagnés sur le plan médical, éducatif et pédagogique. Les hôpitaux de jour sont généralement rattachés à un établissement public dans le champ de la santé mentale ou psychiatrie. En général une équipe et un psychiatre coordonnent les soins et le programme d’accompagnement de l’enfant /adolescent. L’enfant/adolescent y reçoit des soins et des activités éducatives lui sont proposées. Dans certains hôpitaux de jour, la scolarisation est organisée par un enseignant mis à disposition par l’éducation nationale. Les enfants peuvent parfois être scolarisés dans un autre endroit et ne venir que pour des temps de soins ou d’activités collectives. Les soins sont variés selon le projet de l’hôpital de jour et les besoins de chaque enfant en situation de handicap. L’équipe de l’hôpital de jour travaille généralement avec l’enfant sur l’estime de soi, l’ouverture aux autres, la capacité à apprendre et à gagner en autonomie…Parfois cette structure permet aussi la poursuite du diagnostic de l’enfant. Les soins sont spécialisés et adaptés à chaque enfant. Les enfants sont par petits groupes, ce qui permet d’avoir un bon accompagnement et suivi des progrès de l’enfant. Certains hôpitaux de jour accueillent des enfants avec des troubles du spectre de l’autisme (TSA). L’accompagnement diffère donc de celui pour les enfants avec des difficultés psychiques. Les points de vigilance : Les projets de chaque hôpital de jour sont très variés, il faut bien se renseigner pour comprendre ce qui est proposé. Notamment en termes de scolarisation, qui est parfois prévue et parfois non. L’âge de l’enfant accueilli varie selon l’hôpital de jour. Il peut s’étendre de 18 mois à 20 ans.
- Scolarité | Dys Solutions France
Dyspraxie - Dysgraphie Scolarité La dyspraxie est une anomalie de la planification et de l’automatisation des gestes volontaires. C’est un trouble spécifique de l’apprentissage des gestes. Sans dyslexie sévère associée, l’enfant apprend à lire en CP sans grande difficulté mais est décrit comme lent, maladroit et ses réalisations motrices ou graphiques sont médiocres, informes, brouillonnes puis, rapidement, il éprouve des difficultés à l’écriture. Dans la cour de récréation, il est gauche et il le sait. Les parents notent des difficultés à faire ses lacets, couper sa viande, etc…En cas de dyspraxie visuo-spatiale, il éprouvera des difficultés dans toutes les tâches ou les composantes spatiales sont importantes : géométrie, géographie, dyscalculie spatiale, lenteur à la lecture. Les difficultés commencent vraiment avec la scolarisation. Parfois considérés à tort comme déficients intellectuels en raison de leur lenteur et de leur gaucherie, et plus encore si une dyspraxie oro-faciale est présente (provocant une articulation difficile), leur intelligence nʼest pourtant pas en cause dans ce trouble des habiletés motrices. Quelques remarques et qualificatifs trop fréquemment entendus à l’école : Maladroit, brouillon, nul en sport, débraillé, rêveur, paresseux, sale, incapable de copier un texte, pauvre dans ses graphismes, immature… Il faut le rendre autonome, cesser de le couver…. 1. A l’école … Avant tout, il ne faut jamais oublier que l’enfant dyspraxique cherche à faire plaisir et fera tout ce qui est en son pouvoir pour réussir. Et il ne ménage pas ses efforts. S’il n’y arrive pas, c’est donc qu’il a une difficulté avec «ses» outils, que le support proposé ne convient pas, qu’il n’a pas entendu la consigne, etc… Mais il faut arrêter les : « il ne veut pas, il est faignant, il est rêveur, il n’écoute pas, etc… » Rien n'est plus faux. Il est important de connaître les répercussions scolaires possibles des dyspraxies. « Pourquoi l'enfant est-il en difficulté, comment l'aider ? » En effet, tous les enfants n'ont pas les mêmes difficultés et n'auront pas besoin des mêmes adaptations. Le rôle des parents est essentiel, car lʼécole a bien du mal à s'adapter aux divers rythmes d’acquisition des élèves. Les parents doivent pouvoir revoir les notions vues en classe et aider à leur consolidation tout en privilégiant l'aspect ludique des activités, à la condition que l’enfant ne soit pas trop fatigué . Il est préférable de demander à lʼenseignant(e) des « aménagements » scolaires plutôt que des « allégements ». En effet, l’enfant dyspraxique est capable de faire, si ce qui est demandé est aménagé. Pour éviter que naisse une jalousie dans lʼesprit de ses camarades qui peuvent voir lʼenfant dyspraxique comme « privilégié », une intervention de la part du psychologue scolaire ou un dialogue à l’instigation de lʼenseignant(e) ou encore une explication fournie par le parent ou l’enfant dyspraxique lui-même, à toute la classe, sont parfois nécessaires pour expliquer la différence et favoriser l’inclusion. Cependant, cette intervention ne peut être réalisée qu’avec l’accord de l’enfant. Des outils sont disponibles pour aider les adultes à parler de la différence et du handicap. 2. Quelques inconvénients scolaires La scolarité doit être aménagée. Les difficultés doivent être compensées. Le Projet Personnalisé de Scolarisation doit absolument être demandé puis appliqué tout au long de la scolarité. 2.1 Le geste graphique Le signal d’appel le plus fréquent pour découvrir la dyspraxie est la dysgraphie . La dysgraphie ne veut pas dire que l’enfant ne sait pas écrire mais que l’écriture est couteuse et malhabile. Il ne peut écrire aussi vite et aussi bien, et avec le même coût cognitif qu’un enfant du même âge. Ses dessins sont pauvres, il est lent, maladroit, le résultat de son travail est peu lisible (« travail sale, brouillon, chiffonné »). Il ne sert à rien de l’entraîner, ce n’est pas en forgeant que l’on devient forgeron et le dyspraxique n’est pas câblé pour une écriture efficace. Il va falloir le préparer à l’utilisation intensive de l’ordinateur. 2.2 La difficulté d’utiliser les outils scolaires Il se sert difficilement d’une règle, dʼun compas, dʼune gomme, dʼune paire de ciseaux. Il ne doit pas être pénalisé pour ces difficultés. Ces outils peuvent simplement être remplacés par l’utilisation de l’ordinateur. 2.3 Lenteur, fatigabilité et fluctuation des résultats Parce qu’ils n’ont pas les bons outils, les dyspraxiques sont lents. Ils doivent s’appliquer deux fois plus que les autres pour des résultats bien moindres. Quelles que soient la nature et l’ampleur des troubles dyspraxiques, la fatigabilité restera toujours au premier plan : les enfants doivent en permanence exercer un contrôle volontaire qui est cause de fatigue. Cette fatigue doit impérativement être respectée. Il ne sert à rien de vouloir obtenir des résultats lorsqu’ils sont fatigués. Quant aux résultats scolaires, ils seront directement liés aux aménagements mis en place, … ou pas. Les capacités sont là, les connaissances sont là, mais les outils pour rendre ce qui est attendu sont défectueux. 2.4 La maladresse et le défaut d’organisation Malgré leurs efforts, les gestes ne sont pas toujours réussis, lʼenfant est maladroit, peu organisé et mettra plus de temps que ses pairs à acquérir une certaine autonomie. Au passage, l’autonomie n’est pas de faire les choses mais bien de savoir ce qu’il y à faire et à qui s’adresser pour le faire. Ce qu’il ne faut pas faire Montrer de l’exaspération ou de la déception est vraiment à proscrire car lʼenfant a investi beaucoup dʼénergie dans la réalisation de ses gestes et ressent durement ces remarques désobligeantes sur ses incapacités et manques divers : il ne sait comment faire autrement. Trop souvent l’enfant dyspraxique s’entend reprocher d’avoir été maladroit ou sale et de ne pas faire attention alors quʼil se sera appliqué, pour un résultat parfois très moyen et décourageant pour lui. Ce qu’il faut penser à faire … Il faut le rassurer sur ses capacités, mettre l’accent sur ses acquis et l’encourager à persévérer. La fluctuation de ses résultats scolaires nʼest pas sans influence sur son estime et sa confiance en lui. En effet, il peut réussir parfaitement à lʼécole un exercice et plus tard ne plus y parvenir. Il faudra donc organiser autour de lui et soulager ces gestes quotidiens pour lui permettre de donner toute sa mesure en classe. Il ne sert à rien de presser ou bousculer un enfant dyspraxique. À noter : le risque d’une régression spectaculaire dès quʼil sera légèrement souffrant. Un simple rhume met à mal toutes ses capacités habituelles : son degré de concentration chute de plus belle, il souffre encore plus souvent de petits accidents d’énurésie, parle indistinctement, n’a pas la force de se moucher… 3. Les supports visuels à l’école Il faudra toujours être vigilant sur les supports écrits proposés par l’école. Ils ont une façon bien particulière pour percevoir ce qui les entoure et ce qu’ils voient, les supports écrits doivent être épurés et écrit de haut en bas. Il faut des documents dont le fond et les formes sont bien distincts, de préférence en couleur parce que la couleur donne de la profondeur. Il faut absolument éviter les petites images qui se baladent, les textes écrits en travers ou dans un coin de la feuille et ce, tout au long de leur parcours scolaire. Il faut également éviter les textes en colonne car, ne percevant pas l’espace entre deux colonnes, il va lire toute la ligne comportant la 1ère ligne de la première colonne puis la 1ère ligne de la deuxième colonne. Il faudra éviter absolument les supports recto-verso bien trop difficiles à manipuler don à utiliser. Lors des évaluations, un support correct et adapté fera la différence. 4. Mathématiques et Géométrie En raison de ses difficultés d’abstraction, l’enfant dyspraxique risque d’avoir de vraies difficultés en raisonnement logico mathématiques. Il y a fort à parier qu’il sera également dyscalculique. En raison de ses difficultés neuro visuelles, il sera en difficulté pour poser les opérations. En raison des particularités précédentes et de ses difficultés de motricité fine, il sera en très grande difficulté en géométrie. L’utilisation de la calculette doit être autorisée et il faudra lui apprendre à s’en servir de façon rapide et efficace. Pour les dyspraxiques pour tout ce qui concerne les schémas, croquis, etc…, il existe des aménagements d’examen. 5. Pour toutes les matières a / À l’école (et à la maison) : Ne pas hésiter à préparer les exercices en les individualisant (découper le support au besoin), ou utiliser un cache pour ne montrer quʼun seul exercice à la fois. Mettre à sa disposition du temps supplémentaire Répondre à ses questions Être vigilant en ce qui concerne l’implicite (vu plus haut). Éviter les schémas, croquis, dessins et flèches indicatives précises. Éviter l’écriture. Éviter les documents recto-verso. Ne pas pénaliser le soin. b / À la maison : fractionner le temps des devoirs, ménager des pauses fréquentes enregistrer les leçons à apprendre sur un dictaphone participer à la gestion du cartable, de l’agenda (pas de cahier de textes) - Il faut proscrire les classeurs et les portes vues. En effet, lʼenfant a du mal à ranger sa feuille dans un classeur - il se repère mal par rapport aux intercalaires puis place sa feuille au début de la rubrique ou à la fin de la précédente, l’habileté manuelle lui fait défaut. - Il faut proscrire les cahiers de textes. Il lui est difficile de se repérer dans un cahier de texte (trouver le jour, écrire à la suite sans sauter de pages ou revenir en arrière). Il faut préférer un agenda. - Il est bien de privilégier les cahiers petits formats 17×22, 1 exercice par page sur format (A5 ou A6 cʼest-à-dire ½ A4 ou ¼ A4), plus faciles à manipuler que les classeurs très vite ingérables. - Il ne faut pas être exigeant sur l’écriture et la présentation. Le plus important est de respecter son rythme et de privilégier la compréhension. 6. Dyspraxie et école Maternelle Il est essentiel de toujours privilégier l’oral. Les activités suivantes posent des complications : découpage, modelage, collage, coloriage, dessin, graphisme, écriture, manipulation dʼobjets, dʼoutils de puzzle (ex tangram), de jeux de construction, de motricité… On évitera ou on aménagera . Aides possibles, à l’école comme à la maison, selon les difficultés : Éviter de lui demander de relier, entourer, écrire, dessiner, colorier, … Toute tâche « crayon papier ». Le décharger des aspects techniques des tâches et privilégier lʼoral pour obtenir une réponse. Accepter que lʼenfant ne soit pas capable de réaliser certaines activités et les réaliser à sa place, sur ses indications. Éviter l’écrit et simplifier la présentation. Ne pas le maintenir à cause de son manque dʼautonomie, de ses difficultés à lʼécrit. Le préparer efficacement à la scolarité primaire avec les pédagogies les plus adaptées. Le préparer à la lecture en privilégiant la lecture syllabique. Repérer et lire des mots en « global ». Lui apprendre la relation entre graphème (lettre) et phonème (son), de façon ludique. Par exemple avec la méthode de « la Planète des Alphas. ». Prolonger les sons à repérer : la lettre « f » déguisée en fusée fonce en faisant fff, quand elle tombe sur la lettre o : cela fait fffo, sur le a : fffa… Lui lire beaucoup de livres pour enrichir son vocabulaire. Lui donner des étiquettes déplaçables pour lʼaider à comparer les mots. Frapper avec les mains le nombre de syllabes contenu dans un mot. Lui donner des lettres magnétiques pour quʼil puisse composer syllabes et mots. Favoriser lʼapproche de la quantité et des nombres : utiliser la mémorisation. Réciter la suite des nombres. Apprendre à compter des objets car il doit coordonner plusieurs actions à la fois : pointer les objets un à un sans en oublier et sans compter deux fois le même et réciter la comptine. L’entraîner à reconnaître globalement de très petites quantités 1 à 3, puis 4 et 5. Différencier les objets par leur couleur ou leur forme. Manipuler pour lui : quelquʼun déplace les objets pendant quʼil compte. Puis plus tard, lui laisser déplacer les objets qu’il compte. Présenter les objets en les organisant sous forme de constellation de dés pour faciliter la perception immédiate de la quantité. Jouer à des jeux de dés et de dominos. 7. Dyspraxie et école primaire La scolarité doit s’appréhender en deux phases : les apprentissages et les restitutions de connaissance. Des adaptations doivent être mises en place pour les apprentissages (prise de notes, supports éclairés, priorisations, …). Des aménagements doivent être mis en place pour aider à la restitution des connaissances (si pas d’ordi -> dictée à l’adulte, temps supplémentaire, reformulation, guide pour les opérations, calculette, …). Tous ces éléments doivent figurer dans le Projet Personnalisé de Scolarisation (PPS). 7.1 Lecture : utiliser des aides visuelles différencier certaines lettres p, b, d, q, les lettres o, a, e … utiliser une graphie autre que cursive laisser de la place entre les lignes percevoir les syllabes des mots (surtout quand elles sont complexes) ex : ils lisent ban/ane au lieu de ba/na/ne mettre la syllabe en couleur et alterner les couleurs (ex : domino) lire des mots de manière « globale » Ne pas insister sur : se repérer dans un texte dense lire sans sauter de mots ou de lignes Et penser à : prévoir des interlignes plus grandes 1,5 ou 2 surligner ou souligner en couleur pour différencier les lignes matérialiser le côté gauche de la feuille par une ligne verte laisser lʼenfant suivre avec le doigt. Prévoir un guide lecture pour aider au repérage dans la ligne et cacher le reste du texte. 7.2 Orthographe : favoriser la « visualisation » des mots et l’épellation. mémoriser les mots utiliser la technique des mots cachés : lire puis cacher le mot et procéder par auto-épellation yeux fermés- yeux ouverts pour favoriser la visualisation et mémorisation des mots. s’appuyer sur l’étymologie des mots. A noter : pour écrire un mot, un dysorthographique sévère pensera faux, épellera faux et écrira faux Mais un dyspraxique avec une dyslexie-dysorthographie secondaire va penser juste, épeler juste et ... écrire faux. Au final, on pensera à to rt que leurs troubles sont identiques. 7.3 Écriture : Privilégier l’ordinateur dès le CE2 Dès que l’ordinateur pourra être mis en place en classe, il faut tout faire pour que l’enfant s’y sente à l’aise et l’utilise le plus possible. Attention au regard des autres… Cet apprentissage n'est pas anodin, il s'agit bien d'un apprentissage supplémentaire ou, plus exactement, d'un apprentissage en avance car, quelque soit son futur job, il sera très probablement sur ordinateur. Mais là, au lieu d'écrire au fur et à mesure, de souligner, de gommer, de réécrire, il faut taper au kilomètre et vite. La mise en page se faisant dans un deuxième temps. C'est dire combien cet apprentissage est différent de cd que l'enfant connaît jusque-là. En attendant la mise en place de l'ordinateur : accepter les difficultés, voire même l’impossibilité d’avoir une écriture de qualité et rapide. conserver le type d’écriture choisi par l’enfant (script, cursive, capitale), la taille des lettres tenir le crayon sans crisper les doigts, sans fatigue. rechercher le bon outil en attente de la mise en place de l’ordinateur : crayon triangulaire, guide doigt triangulaire, crayon à mine décalée (Yoropen), si crayons à papier, essayer une mine plus sèche (H) ordinaire(HB) ou plus grasse (2B) et parfois le stylo plume (plume solide, bout rond) qui glisse bien (à partir du CE1) ou stylo Paper Mate Replay effaçable si l’ordinateur n’est pas mis en place, utiliser des feuilles à une seule interligne de 1cm ou des formats écoliers agrandis (2,5mm ou 3mm, en surlignant de couleur claire la ligne de base limiter l’écriture manuelle, éviter totalement la copie s’il est impératif d’écrire, prévoir la place pour cet écrit qui doit rester succinct fournir des photocopies utiliser l’ordinateur (apprendre les techniques du clavier et du traitement de texte avec l’aide de l’ergothérapeute) aider à la mise en place de l’ordinateur 7.4 Mathématiques : utiliser des aides visuelles et spatiales compter sur ses doigts, surcompter (dissociation des doigts difficile) repérer la valeur de position des chiffres d’un nombre (centaine-dizaine-unité) tracer et utiliser les signes < >, tracer et utiliser les signes + x. éviter les tables d’additions, de multiplications présentées sous forme de tableau de Pythagore (tableau à double entrée). Préférer la calculette pour poser et calculer des opérations en colonnes, utiliser un guide (cheminées de couleur) jouer à avancer ou reculer sur une grande file numérique à l’aide d’un dé (utiliser des couleurs différentes pour chaque case) : « combien dois-je faire pour tomber sur le 10 si je suis sur le 6 ». proposer des couleurs pour chaque valeur des chiffres d’un nombre (exemple : unité = bleu – dizaine = vert – centaine = rouge). Conserver les mêmes codes couleur pour toutes les classes de primaire. utiliser des constellations pour visualiser les petites quantités (travailler les opérations avec des cartons flash) proposer des dispositions non spatiales : en lignes pour les additions, soustractions… proposer des grilles toutes prêtes ou des opérations déjà posées utiliser un logiciel pour poser les opérations comme POSOP (à télécharger sur http://association.idee.free.fr/ ) évoquer la mentalisation des quantités et les stratégies de calculs ; verbaliser « 9 c’est presque 10, c’est 10 moins 1 » 7.5 Géométrie-Mesure-Géographie L’enfant dyspraxique est en grande difficulté pour : reproduire des figures géométriques, utiliser des instruments pour tracer des figures (règles, compas, gabarit) ou mesurer tracer des figures sur quadrillage, utiliser un tableau à double entrée réaliser des cartes, schémas…. Il faut : privilégier une description orale à une construction papier rajouter des repères de couleur dans les tableaux de conversion utiliser des logiciels de géométrie utiliser le logiciel développé par l’INSHEA : la Trousse GéoTracé utiliser des règles où les chiffres des 5 et 10 sont bien apparents (en rouge par ex) 8. L’acquisition de l’autonomie et l’estime de soi Rappel : l’autonomie n’est pas de faire les choses mais bien de savoir ce qu’il y faut faire et à qui s’adresser pour le faire. Dans tous les cas, l’enfant dyspraxique souhaite acquérir son autonomie, plus encore que l’enfant ordinaire. Il est donc important de le suivre. Il fera seul dès qu’il sera en capacité de faire seul. En attendant, il est essentiel de l’aider autant qu’il est possible de le faire, d’organiser autour de lui. Il faut lui faciliter la tâche et adapter, contourner avec lui, au moyen d’astuces toutes les difficultés rencontrées. Il est également important, en classe , de le valoriser par des responsabilités à sa mesure et par des tâches qui serviront à la communauté (taper le poème sur l’ordinateur, par exemple, avant photocopie pour les élèves de la classe). Toujours en décalage avec des enfants du même âge, il pourra, de mieux en mieux, contourner ses difficultés. Par contre, il faut absolument mesurer et reconnaître les efforts qu’il doit, sans cesse, opérer. Il ne sert à rien de presser ou bousculer un enfant dyspraxique. Il est utile, de temps en temps, de le rappeler à l’exercice par de petits questionnements : qu’es-tu en train de faire ? Que dois-tu faire ? Où en es-tu ? Si l’enfant « ne revient pas », il faut alors respecter sa fatigue et ne pas insister. Il faut prendre en considération sa fatigue, le temps disponible, l’urgence de la situation et la priorité sur les actes essentiels. Il faut l’encourager et, par exemple, le matin, ne pas lui dire : « fais de ton mieux » mais : « je sais que tu vas faire de ton mieux. » La dysgraphie Le dysgraphique collégien ou lycéen peut avoir une écriture lisible et même quelquefois une « jolie écriture » mais, il n’arrivera pas à accélérer son geste suffisamment pour écrire dans le rythme attendu. La tenue du crayon et la formation des lettres peuvent être correcte mais le geste restera lent et laborieux. Il s'agit d'une pathologie et la bonne volonté n'y changera rien. Pour ces dysgraphiques, le geste d’écriture ne s’automatise pas. Il reste au stade du graphisme (stade où l’on dessine les lettres). Le geste reste donc coûteux notamment sur le plan attentionnel. Le dysgraphique met donc toute son attention sur le dessin des lettres ce qui ne lui permet plus de réfléchir sur d’autres choses comme l’orthographe, ce qui ne lui permet pas de manière plus générale d’effectuer une autre tâche (écouter, comprendre, mettre du sens…). A force de n'être jamais où il faut quand il faut, comme ses camarades, il naît une perte de confiance en soi, un manque d’estime de soi et des comportements qui quelquefois peuvent devenir difficiles. Pour écrire, il faut non seulement faire un geste mais également avoir des capacités d’organisation spatiales (direction des traits, taille des caractères, retour à la ligne). Les enfants dyspraxiques sont toujours dysgraphiques. L’écriture est une praxie visuo-constructive ; autrement dit, elle associe tracé (praxie, pression sur le stylo, posture, prise en compte de l’environnement) et repères spatiaux (mouvement de gauche à droite, rotation antihoraire,). L’écriture est donc le cœur de leur difficulté au niveau scolaire. Cours illisible, cours incomplet, cours incomplet et illisible… Mal rangé, oublié, perdu, .... Dès le collège, il est nécessaire, indispensable de lui fournir tous les cours écrits en sortie de cours pour qu'il puisse, comme les autres, travailler le soir. Il ne peut faire confiance à sa prise de notes. C'est aux enseignants de fournir ces supports et pas à l'enfant dyspraxique, avec ses deux mains gauches, son manque d'organisation, d'aller pleurer les supports auprès des camarades. Cette situation s'arrangera dès que l'ordinateur sera efficient.
- Et après? | Dys Solutions France
Dyspraxie - Dysgraphie Et après? Les jeunes dyspraxiques peuvent réussir leur Bac s’ils n’ont pas été massacrés avant. En effet, leur volonté dépasse les difficultés rencontrées tout au long de leur scolarité. L’ordinateur est leur meilleur soutien. Il est fréquent qu’ils réussissent les diplômes avec mention. Si leur orientation n’est pas contrariée, ils réussissent également dans les études supérieures. Pour ceux qui choisissent un cursus court, ils ne doivent pas privilégier des métiers manuels où la motricité fine est engagée. Pour le choix d’un métier, il ne faut jamais oublier les difficultés d’organisation et de planification attachées à ce handicap ainsi que les difficultés d’orientation. Malheureusement, il est à remarquer que les enfants qui n’ont pas bénéficié des rééducations nécessaires pour contourner leur handicap (ergothérapie) rencontrent de vraies difficultés dans le monde professionnel. Dans leur vie d’adulte, ils resteront étourdis et leur compagne (compagnon) apprendra rapidement à gérer ce défaut d’organisation. Installer une couette, par exemple, restera problématique. Ne rien oublier quand ils iront faire les courses relève de l'exploit. La conduite de véhicule peut se révéler compliquée en raison des particularités liées à l’attention et la gestuelle. Rappel : ils sont mono-tâche et pour la conduite, il faut simultanément savoir se servir du frein, du volant, des vitesses, et surtout réussir à partager son attention, etc… Le permis de conduire est donc une étape importante et difficile. Le code se passe généralement bien. C’est la conduite qui pose problème le plus souvent. Il existe des auto-écoles spécialisées. On peut choisir une voiture automatique. Le permis peut être aménagé, il faut se renseigner à la préfecture. Enfin, de très nombreux adultes découvrent leur dyspraxie au travers des difficultés de leur enfant; c’est dire qu’ils arrivent à bien se débrouiller dans la vie active. La dysgraphie Si elle a bien été gérée pendant l'enfance, le jeune, l'adulte dyspraxique maîtrise parfaitement son ordinateur et peut effectuer n'importe quel travail de la même façon qu'un jeune "tout-venant". Il est même souvent encore plus performant. Si l'ordinateur n'a pas été mis dans l'enfance, il n'est jamais trop tard pour s'y mettre.
- L'ALD | Dys Solutions France
L'ALD 4. L’Affection de Longue Durée (ALD31) Affections dites « hors listes » Critères : forme grave d'une maladie ou d'une forme évolutive ou invalidante d'une maladie grave et traitement d'une durée prévisible supérieure à 6 mois et traitement particulièrement coûteux en raison du coût ou de la fréquence des actes, prestations et traitements. Les séances d’orthophonie sont totalement remboursées si elles sont réalisées dans un CAMSP, un CMP ou un CMPP. Sinon, en libéral, les séances sont prises en charge à 60%. Les 40% restants sont prises en charge par la complémentaire santé, si la famille en dispose. Dans le cadre d’une Affection Longue Durée (ALD) exonérante (ALD 31), les frais liés aux soins de votre maladie sont remboursés au maximum par l’Assurance Maladie grâce à l’exonération du ticket modérateur ; par exemple : vos frais de santé liés à l'Affection Longue Durée (ALD) tels que les consultations chez un médecin, les frais de transport, les frais médicaux, les indemnités journalières… Néanmoins , certains frais, non directement liés à votre affection, restent à votre charge comme les dépassements d’honoraires, la participation forfaitaire de 1€, le forfait hospitalier… Mais ils peuvent être pris en charge selon votre mutuelle. Dans tous les cas, les frais liés à des rééducations en libéral, non pris en charge par la Sécurité Sociale, tels que l’ergothérapie, par exemple, ne le seront pas plus avec une ALD. Pour faire la demande, le médecin traitant, après avoir établi avec vous le « protocole de soins » qui précise les traitements et les suivis nécessaires et la durée prévisible de la prise en charge de votre maladie, en fait la demande auprès de la Sécurité sociale, de façon numérisée aujourd’hui. Après accord du médecin conseil, le médecin traitant doit remettre l'un des feuillets du formulaire au patient qui doit le dater et le signer. Par la suite, les prescriptions médicales (ex : les ordonnances pour des séances d’orthophonie) doivent être écrites sur une ordonnance Affection de Longue Durée (ALD).
- Et après | Dys Solutions France
TDAH Et après? Helvetica Light is an easy-to-read font, with tall and narrow letters, that works well on almost every site.
- Conseil | Dys Solutions France
Dyscalculie Conseils L’enfant dyscalculique a besoin qu’on lui rendre les mathématiques ludiques et concrètes. On doit favoriser la manipulation de matériel lorsqu’on lui enseigne les opérations de calcul (bâtonnets, macaronis, dés, jeux de cartes, monnaie, billes, etc.). Les jeux de société ont prouvés leur efficacité, n’hésitez pas.
- Diagnostic | Dys Solutions France
Dyspraxie - Dysgraphie Diagnostic Le diagnostic est pluridisciplinaire , pour les meilleures conditions, il nécessite un bilan d’orthophonie, un WISC5, un bilan d’orthoptie, un bilan de psychomotricité et un bilan d’ergothérapie . Ce diagnostic est posé par un médecin (généraliste, pédiatre, neuropédiatre, pédopsychiatre). L’enfant doit toujours être évalué par rapport à un enfant du même âge. À savoir : les grands prématurés présentent d’avantage de risques d’avoir des troubles praxiques que d’autres. Qu’est-ce qu’une praxie ? Il s’agit d’un geste qui est le résultat d’une coordination motrice volontaire (non spontanée) issue d’un apprentissage ; par exemple, le laçage des chaussures, couper la viande, utiliser une fourchette sont gestes appris et culturels. Ils deviennent automatiques. On ne réfléchit plus lorsque l’on met son manteau, lorsque l’on ouvre une porte. Pour un enfant dyspraxique, cet automatisme est défaillant ou inexistant, il doit donc penser chaque geste. Mais aussi, toute praxie spécifique demande une conceptualisation de la tâche, et une planification de cette tâche. Or, les enfants dyspraxiques sont en défaut d’organisation et de planification. Ils seront donc lents dans leurs réalisations en raison de leurs difficultés pour percevoir, traiter les informations perçues par les sens, organiser et planifier leur geste. Et malgré leurs efforts, leur geste sera souvent peu harmonieux. De la même façon, ils n’anticipent pas. Debout dans un bus par exemple, lors d’un virage, ce sont les enfants dyspraxiques qui tomberont ; les autres se seront penchés pour anticiper ce virage. Cette difficulté à organiser la coordination de gestes volontaires peut se décrire comme suit : à table, lorsque vous voulez boire, vous attrapez la bouteille d’eau, de façon automatique, et vous vous servez un verre. Vous n’y pensez même pas. L’enfant dyspraxique, lui, doit regarder la bouteille pour ajuster l’envoi de sa main, ouvrir plus ou moins sa « pince » selon que la bouteille est petite ou grosse (50cl ou 1l), serrer plus ou moins selon qu’elle est plastique ou en verre, mettre plus ou moins de force pour la soulever, selon qu’elle est pleine ou vide. Quant au bouchon, visser dévisser, ce n’est pas gagné. Et il reste encore à viser le verre pour verser l’eau… Tous ces gestes, une personne non dyspraxique n’y portera pas d’attention particulière car ils sont automatiques. L’enfant dyspraxique, lui, devra au contraire y faire particulièrement attention s’il ne veut pas renverser la bouteille. Et il en est ainsi de chaque geste. Mais en plus, cet enfant pourra être capable de se verser de l’eau proprement un jour, et incapable de recommencer le même jour un peu plus tard. Les résultats de ses gestes sont fluctuants car ils dépendent aussi de sa fatigue du moment. a / Les signes qui doivent interroger, en particulier lorsqu’ils sont petits Une maladresse fréquente : il peut renverser, casser, faire tomber ce qu’il touche, ce qu’il frôle Une grande lenteur pour des actes simples Une aide nécessaire à l’habillage : chaussettes, lacets Des difficultés pour s’essuyer après le passage aux toilettes Il va toujours aux toilettes au dernier moment, a du mal à «se retenir» Ses sensations (de froid, de chaud, de douleur,…) peuvent être amoindries ou, au contraire, exacerbées Il n’aime pas jouer aux Lego, aux puzzles, au mécano et à tous les jeux de constructions,… L’apprentissage du vélo sans les petites roues est tardif Il se déplace en ligne droite quels que soient les obstacles b / Les signes qui doivent interroger, en particulier lorsqu’ils sont plus grands Une maladresse fréquente qui perdure: il peut renverser, casser, faire tomber ce qu’il touche, ce qu’il frôle Une grande lenteur qui perdure Il découpe toujours mal, ses dessins paraissent immatures Son écriture est peu lisible et douloureuse Il a du mal à poser les opérations et préfère le calcul en ligne Il ne serre pas suffisamment ses lacets Il oublie de se laver les parties non visibles : sous les bras, la nuque… Il a du mal à retrouver ses affaires, à ranger, à s’organiser Il ne gère pas ses émotions Il est hyper réceptif aux odeurs, aux couleurs et aux bruits Ses sensations (de froid, de chaud, de douleur,…) peuvent être amoindries : l’entourage est parfois obligé d’indiquer sʼil est nécessaire d’enlever son pull ou de mettre un manteau La pose d’un diagnostic permet enfin de mettre des mots précis sur des difficultés que vous remarquiez sans pouvoir les cerner. Pour arriver jusque-là, nous savons que vous avez déjà entamé un parcours du combattant, mais ce n’est encore que le début. Enfin, les aides et rééducations adéquates vont pouvoir se mettre en place. Les difficultés rencontrées par votre enfant, suivant son degré de dyspraxie et la présence éventuelle d’autres handicaps associés, vont demander aides et adaptations pendant plusieurs années. Il s’agit maintenant de l’accompagner et de le soutenir tout au long de ce chemin vers l’autonomie et vers son plein épanouissement. Suivant l’âge auquel votre enfant est diagnostiqué, vous pourrez lui expliquer, dialoguer avec lui et trouver les mots adaptés à son âge autour de ce diagnostic pour l’aider à sortir d’un éventuel isolement et à mieux vivre le sentiment d’être différent. Les rééducations sont longues et variées, il est absolument nécessaire qu’il soit preneur de ces rééducations. En effet, on ne peut rien faire sans la volonté de l’enfant. N’oubliez pas que dans l’univers de la dyspraxie, les objets peuvent se révéler de cruels ennemis. Chaque jour devient donc le théâtre d’une lutte invisible et d’une victoire sur ce cerveau qui parfois nous joue des tours. Votre rôle consiste à faciliter la vie quotidienne de votre enfant plutôt que de le contraindre à se conformer à une norme qui n’est pas faite pour lui. N’ayez aucun scrupule à l’aider, partout et en tout, car lorsqu’il se sentira de faire, il fera et vous écartera. Ayez confiance en lui. ATTENTION : ne pas confondre avec l’apraxie . La personne n’avait pas de difficulté au départ. Plusieurs apraxies : l’apraxie buccofaciale – également appelée bucco-linguo-faciale, l’apraxie constructive, l’apraxie frontale, l’apraxie graphique, l’apraxie de l’habillage, l’apraxie idéatoire, l’apraxie idéomotrice, l’apraxie de la marche, l’apraxie motrice, l’apraxie réflexive. L’apraxie est un trouble qui rend une personne incapable de réaliser un ou plusieurs mouvements, notamment sur commande. Ce déficit neurologique concerne aussi bien la conceptualisation que l’exécution du geste proprement dit. L’apraxie se distingue d’autres troubles du mouvement par le fait que cette incapacité survient chez une personne dont l’ensemble des fonctions motrices et sensitives de base sont normales. L’apraxie est donc un désordre dans l’exécution des mouvements et plus particulièrement dans une séquence de gestes (apraxie dynamique). La Dysgraphie Il existe plusieurs formes de dysgraphies mais toutes ont généralement en commun une écriture lente, illisible et désordonnée. Dès la maternelle, des observations peuvent être effectuées, mais c’est seulement à partir de 7 ans qu’un diagnostic est envisageable. En effet, c’est à cet âge que l’enfant commence à pratiquer l’écriture cursive. C'est l'orthophoniste qui fait passer un bilan pour la dysgraphie et qui peut ensuite poser le diagnostic. La dysgraphie n'existe pas seule, elle est en général associée avec une dyspraxie et possiblement avec une dyslexie-dysorthographie. Pour tous ces DYS, l'orthophoniste peut poser le diagnostic. L'intérêt d'un diagnostic posé par un médecin est de permettre d'envisager également la présence d'un TDAH. Les différents types de dysgraphie : La dysgraphie linguistique. La dysgraphie d’ordre spatial. La dysgraphie d’ordre moteur. ou encore : - Les dysgraphies raides : une tension et une crispation lors de l’écriture rendant le trait tendu et hypertonique. - Les dysgraphies molles : un tracé relâché, une irrégularité dans la dimension des lettres donnant une impression de négligence. - Les dysgraphies lentes et précises : le graphisme est très appliqué, avec un excès de structure et de précision, qui rend l’écriture épuisante pour l’enfant. - Les dysgraphies impulsives : le geste est rapide et mal contrôlé, ce qui entraîne une perte de la structure et de l’organisation. ATTENTION : ne pas confondre avec l’agraphie . La personne n’avait pas de difficulté au départ. Trouble de l’écriture, l’agraphie est due à une lésion cérébrale. Elle peut prendre diverses formes selon l’aire cérébrale touchée et se prend en charge avec une rééducation. L’agraphie apraxique est le résultat d’un désordre neurologique concernant la motricité, qui entrave les gestes élémentaires permettant normalement l’écriture. Il s’agit de la perturbation de la répartition spatiale des éléments graphiques. Contrairement à la dysgraphie, un(e) graphothérapeute peut aider pour l’agraphie.
- Description | Dys Solutions France
Dyslexie - Dysorthographie Description La dyslexie est un trouble spécifique de l’apprentissage de la lecture , qui se caractérise par une diminution significative des performances en lecture, en orthographe, par rapport à la norme d’âge. Ces difficultés sont durables et ne sont pas un simple retard d’acquisitions. Les mécanismes fondamentaux du langage écrit sont atteints dans leur structure même, souvent à la fois dans l’expression et dans la compréhension. Il s’agit d’un trouble durable du langage écrit affectant la lecture, l’orthographe et de fait, l’écriture. On parle de dyslexie pour les troubles de la lecture et de dysorthographie pour les troubles de l’orthographe. Ces troubles se distinguent d’un simple retard d’acquisition, d’un retard mental, d’un problème auditif, d’un problème visuel, d’un problème affectif, d’un problème d’élocution, du bilinguisme. Parce que ces troubles neurologiques sont durables et persistent dans le temps, ils relèvent du handicap. ATTENTION: Être lecteur, c’est lire avec fluidité et comprendre ce que l’on lit. Rappel : La dyslexie est une difficulté d’apprentissage de l’orthographe et de la lecture. Selon une étude du CNRS, 50% des enfants dyslexiques sont également dysgraphiques. Ce trouble concerne entre 8 et 10 % des enfants et, en grande majorité, des garçons (trois fois plus que les filles). La dyslexie n’a pas d’origine psychiatrique et n’est pas causée par une déficience intellectuelle. Elle serait d’origine génétique. Les enfants grands prématurés sont concernés par les DYS (Dyslexie, Dyspraxie). Quelques repères des difficultés 1. dans le déchiffrage Les erreurs perceptives : confusions auditives (f/v; ch/j; p/b; c/g; a/an; u/ou) Les consonnes constrictives (s, ch, j, z, f, v) sont remplacées par les consonnes occlusives (t, k, p, d,g)Les consonnes sonores (b, d, g, v, j, s) sont remplacées par les consonnes sourdes (p, t, k, f, ch, s) confusions visuelles (p/q/d/b; m/n ; f/t; ale) inversions de lettres et/ou de syllabes (tri/tir ; pile/pli) omissions (bar/ba ; arbre/arbe ; propre/prop) adjonctions (y aller/y allyer) (paquet/parquet), (odeur/ordeur), (poltron/polteron),(escapade/cascapade) contaminations (dorure/rorure ; âne/ané) (palier/papier) Les erreurs dues à des difficultés de mémorisation de certains mécanismes de lecture : mauvais découpage des syllabes (menace/men-ace) confusions sur la double valeur de c et g (ca, co, ce, ci…) confusions ss/s (poisson/poison) Les erreurs linguistiques : omissions, additions ou substitutions de mots lexicaux ou grammaticaux (une/la; travaillant/traversant) erreurs de liaison (trop inférieur/trozinférieur) lecture lente, hésitante, saccadée, ignorance de la ponctuation 2. dans la compréhension Sur le plan de la compréhension, le dyslexique ne saisit qu’un sens partiel, ou pas de sens du tout, de ce qu’il a déchiffré; le message du texte lui échappe totalement ou partiellement. On comprend mieux pourquoi il n’aime pas lire… L’enfant dyslexique peut avoir des difficultés à comprendre le sens du message écrit et rejette souvent les matières ou activités qui font appel à l’écrit. Le point fort du dyslexique est le langage oral . Mais le langage oral et le langage écrit sont deux langages différents. On dira à l’oral : « conjugue le verbe au présent » et à on écrira : « conjuguer le verbe à l’infinitif au présent de l’indicatif. » Il arrive à déchiffrer le langage écrit mais le comprendre simultanément pose problème. Les signes d’alerte de la dyslexie Lorsqu’il lit, il se plaint de vertige, de mal de tête ou de mal de ventre, se tortille sur sa chaise. Il est désorienté par les lettres, les chiffres, les mots, les séquences ou les explications orales. En lecture comme en écriture, il fait des répétitions, des substitutions, des omissions, des additions, des transpositions et des inversions de lettres, de chiffres et/ou de mots. Il peut se plaindre de ressentir ou de voir des mouvements non existants. Il donne l’impression d’avoir des problèmes de vision non confirmés par un bilan ophtalmologique. Mais un bilan d’orthoptie est impératif car les troubles visuo spatiaux sont récurrents. Lecture et relecture n’apportent pas la compréhension. Lire (déchiffrer) ou comprendre, il doit choisir…. Même avec de nombreuses séances d’orthophonie, la fluidité de la lecture ne sera pas acquise. Et donc, n’ayant pas de lexique, son orthographe est phonétique, incohérente et variable. Ce qui est difficilement compréhensible pour les parents (mais pas seulement pour les parents) est que, par exemple, l’enfant peut écrire 5 fois de suite un mot juste et le faire faux la sixième fois, et faux aussi dès que le contexte autour du mot change, ex : mot : fleur, et la fleure rose. Il apprend sa leçon le soir et la connaît et le lendemain n’arrivera pas à la retranscrire lors du contrôle. Les parents s’interrogent beaucoup sur cette leçon apprise qu’il ne saura pas restituer le lendemain en classe mais il faut simplement comprendre que la leçon a été apprise et est sue à l’oral et la retranscription du lendemain se fait à l’écrit. Les signes d’alerte les plus courants de la dysorthographie une dyslexie une lenteur d’exécution, des hésitations et une pauvreté des productions des difficultés à recopier un texte des difficultés à conjuguer et à faire l’accord correctement dans le groupe nominal et le groupe verbal à organiser des phrases syntaxiquement correctes fautes d’orthographe résistantes d’usage (chevaux/cheveaux ; pommier/pomier) erreurs perceptives du même type que celles du dyslexique erreurs linguistiques erreurs de découpage anarchique des mots (larmoire ; m’est égal/métégale) avec des mots collé (« unabit » pour « un habit ») disparition ou transformation de certains sons (« fagile » pour « fragile ») ou syllabes (« vragile ») erreurs sur les formes verbales, fautes de conjugaison erreurs d’analyse grammaticale, erreurs de genre des erreurs de copie (des mots) des économies de syllabes (semblable/semble) des omissions (bébé/bb, liberté/librt) Ces difficultés entraînent notamment une écriture lente, irrégulière et maladroite. Les rédactions sont anormalement pauvres.
- Evenements | Dys Solutions France
Evènements a venir Dans cette section, vous trouverez les événements classés par type.
- Conseils | Dys Solutions France
Dyslexie Conseils Important - Il ne faut jamais sous-estimer son hypersensibilité auditive car il entend des choses qui n’ont pas été dites ou non perçues par les autres et donc il est facilement distrait et fatigué par les bruits ambiants. - Dans ce brouhaha qu’est la classe (chuchotements, règle qui tombe et tous ces petits bruits), cet enfant qui n’a pas de discrimination auditive (comme tous les Dys) ne distinguera plus la voix de l’enseignant. On lui reprochera alors de ne pas écouter. Mais c’est exactement l’inverse, il entend tout. - Comme il a de vraies difficultés avec les repères spatiaux temporels et visuo spatiaux, il a du mal à organiser et formuler ses pensées. - Il s’exprime avec des phrases télescopiques, ne termine pas toujours ses phrases, bégaie lorsqu’il est sous pression. - Il a du mal à prononcer les mots complexes, mélange les phrases, les mots et les syllabes lorsqu’il parle. - Il va interrompre l’adulte pour ne pas perdre le fil de ses idées et commence souvent par la conclusion avant d’expliquer ses propos. Ne pas oublier : la moitié au moins des enfants dyslexiques sont aussi dysgraphiques . Il faut être vigilant car la dyslexie est souvent l’arbre qui cache la forêt. Si cette dysgraphie n’est pas aidée par l’ordinateur, elle vient s’ajouter et grossir les autres difficultés. Mais aussi, en raison de cette dyslexie et de cette dysorthographie, des difficultés neurovisuelles et de sa probable dysgraphie, il va être en très grande difficulté pour copier, même un texte simple. Exemple : La phrase ne fait pas sens, il ne pourra pas lire la phrase et la copier, comme le ferait n'importe qui. Il lui faudra prendre des fenêtres de 3 ou 4 lettres sur le support vertical éloigné qu'est le tableau et les reporter à l’écrit sur son support horizontal proche qu'est sa feuille, puis remonter là où il en était resté pour continuer. Le report du regard du support éloigné vertical (tableau) au support horizontal proche (cahier) peut expliquer les sauts de mots, de phrases; ce report a un coût cognitif important. Cet exercice qui semble si simple pour les autres est d’une très grande difficulté pour lui et source d’une fatigue bien inutile. Ces ressources cognitives impactées feront défaut pour la suite de la journée. Mais en plus, l’image que renvoie ce texte mal copié, détruit un peu plus son estime de soi. L’ordinateur , à la condition qu’une frappe experte ait été apprise, permet de maintenir le regard sur un le tableau par exemple et de laisser les doigts courir sur le clavier. La finalité, même s’il y a des fautes d’orthographes, sera propre et lisible. Car, l’enfant dyslexique a une écriture irrégulière ou illisible et la tenue du crayon est souvent peu fonctionnelle. Il peut aussi être ambidextre. Et du fait de toutes ces particularités, on comprendra qu’il confonde la droite et la gauche, au-dessus et au-dessous, dedans et dehors, devant et derrière. Il n’arrivera pas toujours à lire l’heure sur des aiguilles et en tous cas, pas en CE2, là où c’est attendu. Il a de vraies difficultés à gérer son temps, à intégrer l’information ou les tâches séquentielles, à être à l’heure, à se repérer dans l’espace. Cet enfant dyslexique peut se tromper de salle de cours, même en fin de sixième et plus tard. Il ne devra pas être sanctionné pour des affaires oubliées ou un devoir remis en retard. Pour compter, il peut avoir besoin de ses doigts ou d’autres « accessoires ». Ne jamais hésiter à le faire travailler sur calculette. Il réussira à calculer relativement facilement mais sera en très grandes difficultés pour expliquer le cheminement de son résultat. Il est, en général, opérant en arithmétique mais en difficulté avec les problèmes. Il faudra impérativement s’assurer qu’il a compris l’énoncé. Il peut malgré tout, bloquer au niveau de l’algèbre et des niveaux mathématiques supérieurs. Quels que soient ses résultats de QI au WISC5, il dispose d’une excellente mémoire à long terme pour les expériences personnelles, les lieux et les visages (point fort). Ces enfants ont besoin de passer par le concret. Ils auront plus de difficultés pour la mémoire pour les séquences, les faits et les informations qui n’ont pas été expérimentées personnellement. Les enfants dyslexiques pensent essentiellement en images et en ressenti et non en sons et en mots. On trouvera deux profils opposés pour le développement de sa personnalité avec l’un extrêmement désordonné et l’autre maniaque de l’ordre. Il peut être introverti ou extraverti (personnalité et ambiance familiale font la différence). Il est préférable qu’il ne soit pas introverti (assis près de radiateur) pour ne pas être oublié. Rappel : en réelle difficulté pour l’écrit à l’école, il lui faut exister en classe et comme il est vif et intelligent, il peut devenir le bouffon de la classe, le fauteur de trouble. Il faut valoriser ces enfants pour leur permettre d’exister et leur donner des tâches à remplir. Son sérieux ne décevra pas. Attention aux tuteurs. On trouve souvent un tuteur pour ces enfants en classe et on oublie de faire en sorte qu’il soit, lui aussi, pour certaines tâches, tuteur d’un autre élève. S’il n’y a pas un équilibre sur le tutorat, cette mesure peut s’avérer rapidement délétère . À la maison À la maison aussi, il faudra le valoriser. L’enfant dyslexique est toujours en demande d’attention. Il peut être précoce ou, au contraire, en retard dans les étapes de son développement (marcher à quatre pattes, marcher, parler, faire ses lacets…). Il est sujet aux otites, aux allergies. C’est un enfant qui peut être un gros dormeur ou, au contraire, avoir le sommeil léger. Certains seront concernés par l’énurésie. Ils ont soit un seuil de tolérance à la douleur particulièrement élevé, soit particulièrement faible et qui peut varier avec les années. Contrairement aux dyspraxiques, ils savent lire les expressions du visage et perçoivent votre agacement. Ce sont des enfants qui ont un sens élevé de la justice et qui sont hyper sensibles . Ils sont également perfectionnistes . Les erreurs et les symptômes augmentent de façon significative sous la pression de l’incertitude, du temps, du stress ou de la fatigue. Il ne sert à rien de faire les devoirs avec un enfant dyslexique fatigué. Il faut choisir le moment où il sera reposé et réceptif. Éviter les devoirs de fin de journée, ils sont contre productifs pour le faire avancer et pour les rapports familiaux. Trouver le moyen de passer par des solutions concrètes pour lui apprendre les notions importantes (une tarte pour lui apprendre les ¼, ½ et fractions ou des verbes grossiers pour les conjugaisons). Il est fatigable, penser à faire de nombreuses coupures (verre d’eau, exercices physiques). Lui apprendre les poésies en passant par le mime. Toujours le valoriser et comprendre que ce n’est pas qu’il ne veut pas mais bien qu’il ne peut pas complaire à vos exigences. Une autodictée, par exemple, s’apprend d’abord comme une poésie, à l’oral puis par écrit. Les bonnes notes à cet exercice sont une illusion. L’auto dictée sera réussie si rien, même pas une virgule, n’est changée mais il n’apprendra pas l’orthographe pour autant. Il apprend les règles de grammaire et les connaît. Mais comment choisir la bonne règle et pour quel mot ? Il ne peut faire simultanément l’écriture et l’application des règles. Pour vous aider à comprendre : le son « é » par exemple, peut s’écrire : « ait », « ais », « et », «er », « ez », « et », « é », « è », etc… Comment trouver le bon « é »…. Quand on ne comprend pas le sens, comment appliquer le bon « é » ? Par ailleurs, la calculette et l’ordinateur, au minimum, sont indispensables. Il faut de la patience et de la tolérance, appuyer et développer ses points forts, l’encourager et organiser autour de lui. Ne recherchez que l’essentiel et visez sa réussite dans la vie active : de quoi aura-t-il besoin plus tard ? N’oubliez jamais que ce sont des enfants vifs, intelligents et débrouillards. S’ils pouvaient être « premier de classe », ils le seraient ! Vraiment, ces enfants sont vraiment méritants quand on mesure, un tant soit peu, leurs difficultés quotidiennes. Et sachez qu’un enfant dyslexique ne ment pas, il vous dit ce que vous voulez entendre.
- TDAH | Dys Solutions France
TDAH Le Trouble Déficit de l'Attention avec Hyperactivité - TDAH - fait partie des Troubles du Neuro Développement - TND. Le TDAH n'a pas changé de nom au fil des dernières années. Ce trouble est un trouble complexe, très mal compris.
