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- Scolarité | Dys Solutions France
Dyscalculie Scolarité À l’école, il faut apprendre, dès que possible, à l’enfant à se servir d’une calculette. Il est déjà difficile, dans un énoncé, de repérer les opérations à faire et les chiffres à utiliser pour cela. Le calcul, pour cet enfant-là, a bien peu d’intérêt. Il faut savoir lâcher sur ce point. Plus tard, il saura trouver sa calculette sur son téléphone, son ordinateur, etc… Il faut enseigner à l’enfant comment résoudre un problème, en suivant des étapes précises. L’adulte (enseignant, AESH,…) guide l’élève dans l’application d’une démarche de résolution de problèmes en modélisant les différentes étapes. Un support visuel que le jeune peut utiliser en tout temps est indispensable. De plus, on autorise l’utilisation de ce genre d’outils lorsqu’il fait des exercices et lors de contrôles. Mémoriser les tables est difficile, alors on lui permet d’utiliser un tableau les regroupant pour s’aider ou encore on encourage l’utilisation d’une calculatrice. A la maison, il faudra, aussi souvent que possible, passer par le concret. Les bonbons sont une aide précieuse, par exemple. Les jeux de dés sont utiles pour donner un moyen de mémorisation des chiffres. Il est profitable de détecter cette dyscalculie le plus tôt possible et faire des séances chez l’orthophoniste. Poser le chiffre, invariable, est essentiel pour la suite. Le CE1 semble une très bonne période pour le faire. Il gardera des difficultés pour le collège et le lycée mais connaître cette pathologie chez l'enfant permet une meilleure tolérance aux difficultés. La dyscalculie n’est pas une tare, c’est un handicap. Pour l’examen du DNB, il sera possible d’aménager le contenu. Il en va de même pour l’enseignement de cette matière grâce au PPS.
- Conseils | Dys Solutions France
TDAH Conseils D’abord, il faut apprendre à éviter les crises et pour cela il faut apprendre à démonter le mécanisme qui entraîne la crise. Puis, petit à petit, prendre du recul sur les évènements qui précèdent la crise et situer ce qui va être déclencheur, de façon à contourner ou prévenir à l’avenir. Il faut réussir à faire prendre conscience à l’enfant du déclencheur possible. Ne pas oublier de valoriser et encourager les bons comportements et n’intervenir que sur des mauvais comportements intolérables. Il faut être tolérant si l’on veut être efficace. Proposer pour chaque mauvais comportement le bon comportement correspondant. Valoriser l’enfant quand il est gentil, calme et agréable. Faire des compliments et dire son amour pour lui parce que même si on aime ces enfants, ça va mieux quand on le dit. Mettre de l’humour dans son discours, leur apprendre l’autodérision (savoir se moquer de ses excès). Et surtout, positiver toutes les situations. L’aider à se structurer, à se repérer. Mettre en place des rituels. Lui apprendre à ne plus vous interrompre intempestivement en lui demandant de placer sa main sur votre épaule lorsqu’il veut intervenir, par exemple. Vous devrez, à votre tour mettre votre main sur sa main pour lui signifier que vous avez enregistré qu’il voulait intervenir. Découper le temps, découper les tâches, une seule à la fois. Avec un « STOP », leur apprendre à réfléchir avant d’agir. Avec « 1. 2. 3 », leur apprendre à exécuter les demandes sans délais. Avoir des demandes claires et ne pas hésiter à les répéter. Poser, définir des limites. Être très strict et constant sur une demande ou un refus. Ne jamais laisser croire à un enfant que son insistance et/ou son chantage fonctionnent. Mais mesurer ses propres exigences envers lui. Être régulier, clair et solide. Faire front ensemble dans un couple. En cas de crise de colère : isoler l’enfant dans un lieu présentant un environnement calme et le bloquer dans ses bras. Dire ce que l’on fait et faire ce que l’on dit.
- Définition | Dys Solutions France
Dyscalculie Définition Ces troubles affectent les aspects procéduraux et conceptuels du calcul et du comptage, ainsi que la mémorisation des faits numériques et la résolution de problèmes. Et avec ça, vous voilà bien avancés. C’est pourtant la définition que vous allez trouver partout. En fait, la dyscalculie est un trouble du neuro développement. Ce trouble est une altération de la capacité à comprendre et à utiliser les nombres. Elle se définit comme un trouble d’ordre cognitif affectant les capacités de l’enfant à maîtriser la numération, le calcul et l’ensemble des opérations mathématiques de manière générale. Elle se manifeste par des difficultés lors du dénombrement et/ou du comptage et/ou de la compréhension des termes mathématiques et/ou de l’apprentissage des tables de multiplication et/ou de la maîtrise des règles de calcul et des opérations arithmétiques, et/ou de la compréhension des énoncés des problèmes mathématiques,…. Ce trouble ne s’accompagne d’aucune déficience mentale et se retrouve chez des enfants ayant par ailleurs des résultats scolaires normaux et dont l’environnement familial et social est normal, n’ayant pas de déficience intellectuelle, ni trouble sensoriel ou psychologique. La dyscalculie concerne aussi bien les filles que les garçons. En France, on estime qu’environ 4 % des enfants sont concernés (dont 20 % de dyslexiques et 99% de dyspraxiques). Mais ces chiffres ne veulent pas dire grand-chose. Il n’y a pas lieu d’évaluer le pourcentage selon chaque Dys mais plutôt sur la globalité des « dys » à laquelle, il faudra rajouter les TDAH, pour avoir le début du commencement d’une évaluation. Bon à savoir : la dyscalculie est à distinguer de l’acalculie qui est consécutive à un traumatisme ayant entraîné une lésion cérébrale. La dyscalculie est un trouble associé dans la très grande majorité des cas de la dyspraxie (en raison des difficultés d’abstraction liées) ou encore de la dysphasie (jackpot des Dys puisqu’impactant tous les DYS). Et on peut la retrouver associée au TDAH et/ou à la dyslexie-dysorthographie. On distingue trois profils de dyscalculie : La dyscalculie du traitement numérique, la dyscalculie des faits arithmétiques et la dyscalculie procédurale. - La dyscalculie du traitement numérique renvoie à des difficultés du traitement des symboles numériques ou des mots comme dans la lecture, l'écriture ou la répétition de nombres. - La dyscalculie des faites arithmétiques montrent des difficultés souvent sévères dans la production et/ou la compréhension des quantités, des symboles numériques, des opérations arithmétiques. - La dyscalculie procédurale est la difficulté à faire toutes les étapes d’une procédure de calcul, à savoir quelle opération employer après la lecture d’une situation problème.
- Description | Dys Solutions France
TDAH Description Souvent réduit au terme « hyperactivité » ou à des enfants turbulents, le trouble déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH) est pourtant un trouble complexe, difficile à repérer et qui associe différents symptômes. Le prendre en charge est essentiel pour les enfants et adolescents qui en souffrent au quotidien. Vivre au jour le jour avec un enfant ou un adolescent ayant un Trouble Déficit de l’Attention avec Hyperactivité et préparer son avenir, c’est affronter des défis incessants, épuisants et souvent démoralisants. Vivre au jour le jour avec un enfant ou un adolescent ayant un Trouble Déficit de l’Attention avec Hyperactivité et préparer son avenir, c’est affronter des défis incessants, épuisants et souvent démoralisants. Les enfants concernés sont difficiles à gérer au quotidien . Ils font du bruit, ont besoin de toucher à tout, manipulent sans cesse quelque chose avec les mains, sont incapables d’attendre leur tour, oublient et perdent leurs affaires. Leur humeur varie sans que l’on sache pourquoi. Ils réagissent toujours très vivement aux évènements qui les entourent avec des réactions inappropriées et démesurées. Ces enfants sont vécus par l’entourage, familial, social, scolaire comme très difficiles à gérer et sont de ce fait souvent rejetés, punis, mis de côté. Et pourtant, ces enfants sont en quête permanente d’affection et souvent angoissés. Leur imagination débordante, leur grande créativité, leur hyperactivité pour de très nombreux projets et leur grand intérêt pour tout ce qui les entoure, permettent des échanges riches, à la condition de créer un environnement serein et calme. Avant l’âge de 5 ans , le diagnostic de TDAH est plus difficile à poser. Pourtant, il peut être suspecté chez un petit enfant très agité, qui court partout et qui bouge dans tous les sens avec une inconscience du danger. Le diagnostic pourrait être posé dès 18 mois et voire même avant 18 mois. Quand ils sont un peu plus grand (6 ans) , leur hyperactivité motrice interpelle les parents. Comme c’est l’âge où il rentre dans les apprentissages scolaires « plus contraints » et les activités collectives, l’enseignant le remarque plus bruyant, plus remuant et plus brute que les autres ; ce qui conduit bien souvent les parents à consulter leur médecin ou leur pédiatre. Après l’âge de 12 ans , l’hyperactivité motrice a tendance à s’estomper et ce sont plutôt le déficit d’attention et l’impulsivité qui prédominent. La prise en charge est pluridisciplinaire avec orthophonie, psychomotricité, remédiation cognitive, mais aussi psychothérapies (thérapies comportementales et cognitives, des thérapies individuelles ou de groupes s’adressant ou à l’enfant ou à la famille – méthode Barkley), un traitement médicamenteux par Méthylphénidate dès que nécessaire (noms commerciaux : Ritaline®, Concerta® et Quasym®). La prescription de psychostimulants, bien que controversée, a démontré son efficacité. Les patients ne développent pas d’accoutumance. Les effets bénéfiques des thérapies comportementales ont été décrits. Il est aussi important que les parents soient bien aidés pour bien comprendre le trouble de leur enfant et adopter des attitudes positives. Il est nécessaire de demander un Projet Personnalisé de Scolarisation (PPS) pour la mise en œuvre des besoins de compensation tout au long de la scolarité et de rappeler que ce trouble est réactionnel aux situations créées par l’environnement.
- Scolarité | Dys Solutions France
Dyslexie - Dysorthographie Scolarité Tout le système scolaire est basé exclusivement sur l'écrit, l'obtention des diplômes également. Or, l'écrit est le cauchemar du dyslexique. La dyslexie est un véritable handicap dans le système scolaire. Pour les enfants dyslexiques, écrire est compliqué et écrire « juste » devient impossible. Il leur est souvent reproché d’écrire mal, en pattes de mouche par exemple, peut-être pour dissimuler les fautes d’orthographe mais plus probablement parce qu’ils relèvent d’une dysgraphie. Dans tous les cas, ce sont des enfants en réelle souffrance à l’école. Ils fatiguent, ils travaillent lentement, ils n’arrivent pas à transcrire leurs pensées, à faire plaisir à leur enseignant et seront en grande difficulté dès que l’écrit (lecture ou composition) sera présent. Devant ces montagnes impossibles à franchir, ils se désintéressent petit à petit et finissent par se convaincre qu’ils n’y arriveront jamais. Pourtant, ils rêveraient d’être 1er de la classe…. Ils seront bien meilleurs dans la cour de récréation... Si les dyslexies/dysorthographies sévères (mixte : voie d’adressage et voie d’assemblage barrées) se manifestent généralement dès le début de l’apprentissage de la lecture, celles qui sont plus légères (sur l’une des deux voies, par exemple) peuvent passer longtemps inaperçues et n’être dépistées que tardivement. Et les enfants à haut potentiel, eux aussi, peuvent faire illusion assez longtemps. L’enfant dyslexique s’exprime bien à l’oral (point fort), mais est en grande difficulté pour lire (il réussira à déchiffrer), écrire ou orthographier correctement par rapport à un enfant du même âge. C’est souvent à l’école, en raison de la différence entre le niveau attendu et le niveau constaté (enfant vif et intelligent) que se pose la question d’une possible dyslexie. Comme il se disperse et rêve souvent, se perd facilement et n’a pas la notion du temps qui passe, qu’il a dû mal à soutenir son attention et peut paraître hyperactif ou absent, il sera étiqueté, à tort mais bien trop souvent, comme enfant paresseux, sot, peu soigneux, immature. Trop souvent, il y aura jugement sur cet enfant qui se couche trop tard ou qui ne fait pas ses devoirs ou qui regarde trop les écrans, etc.... Bref, l'enfant trop ceci et le parent pas assez cela. Mais non, l'enfant est dyslexique, voilà tout. Il apprend les règles de grammaire mais ne sait pas les appliquer au fur et à mesure de ses écrits. Aussi, si l'enseignante vient au-dessus de lui pour lui indiquer un mot faux, il pourra corriger. Et cela conduit trop souvent à : "tu vois, tu peux quand tu veux." Rien n'est plus faux. Il a vu la faute parce qu'elle a été indiquée, sinon, il ne l'aurait pas vue. Il applique donc la règle "qui va bien" et corrige mais il ne pourrait pas le faire pour chaque mot, tour à tour, dans un texte. Une conclusion hâtive et fausse est trop souvent posée par ses enseignants comme explication aux difficultés : le manque de travail et le manque d’intérêt. Il ne faudra donc pas s’étonner s’il finit par avoir des comportements difficiles. Parce qu’il possède un niveau intellectuel normal ou supérieur et qu’il réussit à l’oral, ses difficultés risquent de rester longtemps sous-estimées. Il est même pertinent à l'oral; voire même étonnant. On notera que l’enfant dyslexique, conscient de ses difficultés par rapports aux autres, se croit bête et a peu d’estime de soi. C’est un point auquel il faut apporter la plus grande attention. Ces enfants, plus que les enfants "tout-venants", ont nécessité à être valorisés. Il dissimule ses faiblesses grâce à des stratégies de compensation ingénieuses. Du chef de bande en récréation à amuseur public, l’enfant dyslexique regorge de talents . À l’école, le niveau de stress qu’il ressent face à la lecture et aux contrôles est systématiquement négligé. Pourtant, ce stress bien réel lui coupe ses moyens. Il apprend facilement à travers la manipulation, les démonstrations, l’expérimentation, l’observation et les supports visuels. En fait, sorti des supports ou rendus écris, cet enfant fonctionne bien, voire très bien. L’enfant dyslexique est fréquemment brillant et doté d’une intelligence supérieure à la moyenne. Il est doué pour les arts, le théâtre, la musique, les sports, le bricolage, la mécanique, l’art du conte, le business, les affaires, le design, la construction ou les métiers d’ingénieur. Il a, en général, d’excellents rapports avec les plus petits. Il est protecteur et a de grandes qualités pour passer le savoir. Il est très observateur (point fort), très conscient de ce qui l’entoure, très instinctif. Son problème principal réside dans le langage écrit, la compréhension et la conception de ce langage spécifique. Si le système scolaire n’était pas basé principalement, voire presque exclusivement, sur l’écrit, cet élève pourrait être / devrait être performant. Pour la scolarité, il suffit d'imaginer un enfant dans l'incapacité d'encoder le langage écrit et qui est barré avant même de commencer un exercice. Exemple d'un exercice de conjugaison : "Conjugue au présent de l'indicatif le verbe à l'infinitif entre les parenthèses." "Le présent de l'indicatif"... mais késako ? "Le verbe à l'infinitif"... c'est qui celui-là ? Alors que si on lui avait traduit en langage oral, il aurait été dit : "Conjugue le verbe au présent." et il aurait pu faire l'exercice. Voilà un exemple de la différence entre le langage écrit et le langage oral. Ou bien, on lui reformule, ou bien il ne pourra pas suivre. Mais aussi , reformuler ne veut pas dire "lire à voix haute la consigne" qui revient à oraliser le langage écrit. Lire à voix haute : "Conj ugue au présent de l'indicatif le verbe à l'infinitif entre les parenthèses.", laisse le dyslexique dans la même difficulté qu'expliqué précédemment. Il faut traduire le langage écrit pour lui permettre dire ce qu'il sait faire. Ou bien, éventuellement, le faire reformuler pour s'assurer qu'il a compris la consigne. Autrement, ce ne sont pas les compétences de l'enfant dyslexique qui vont être évaluées mais bien son handicap . Enfin, parce que le Diplôme National du Brevet (DNB) est redevenu obligatoire depuis 2024 pour passer en seconde, de nombreux dyslexiques vont se retrouver en grande difficulté d'orientation. Il faudra impérativement exiger que le Projet Personnalisé de Scolarisation (PPS) soit appliqué réellement et se battre pour chacune de ses notes. En effet, c'est le nombre de points acquis pendant le contrôle continu de troisième qui permet d'obtenir le brevet. Il faudra donc également exiger que les aménagements d'examen soient effectifs dès le premier jour de la classe de troisième.
- Cafés Dys | Dys Solutions France
Événements à venir Café DYS ven. 22 mai Villeneuve-Loubet En savoir plus Café DYS ven. 12 juin Villeneuve-Loubet En savoir plus
- Retentissements | Dys Solutions France
Dyslexie - Dysorthographie Retentissements À chaque dyslexie, une dysorthographie . Quelques classifications de Boder : La dyslexie dysphonétique Trouble phonologique, aussi appelée dyslexie phonologique, phonétique, ou linguistique, qui représente environ 60 % des dyslexies. a / Description : Difficultés à associer un son à des lettres, ce qui pose des problèmes pour accéder au stade alphabétique. La voie d’adressage (lecture automatique de mots familiers) aide à compenser un lexique orthographique assez pauvre (capacité à mémoriser de nombreux mots). b / Difficultés : identifier les lettres, les syllabes et/ou les mots, décomposer un mot en lettres, lire des mots nouveaux ou peu communs, épeler des mots inconnus, apprendre les tables de multiplication. c / Conséquences : L’enfant devine la plupart des mots, il peut lire mais en reconnaissant les mots qu’il a précédemment photographiés, le même mot peut être épelé de différentes façons dans un même texte, il change des mots lors de la lecture. 2. La dyslexie dyséidétique Aussi appelée dyslexie de surface (ou lexicale) qui concerne 10 à 30 % des dyslexiques. Cette forme de dyslexie n’apparaît jamais seule, elle s’accompagne toujours d’une dyslexie phonologique ou visuo-attentionnelle. a / Description : trouble visio-attentionnel. Difficulté de mise en place de la stratégie orthographique. Seule la voie d’assemblage (utilisation de la lecture globale) est utilisée. b / Difficultés : reconnaître les mots visuellement (l’enfant ne voit qu’une suite de lettres) car il les décompose tous dès le début de l’apprentissage, voir le mot écrit dans sa tête, lire les mots « irréguliers » (ex : sept, chorale, femme…), épeler les mots « irréguliers » (ex : éléphant éléfan, château/chato, etc.), apprendre les tables de multiplication. c / Conséquences : L’enfant a une très bonne expression mais lit de façon lente, laborieuse et saccadée. Son orthographe est phonétique (éléfan, farmassi…). Il confond les mots qui se ressemblent graphiquement (ex : lame/larme, belle/balle…). Il épelle difficilement certains mots « compliqués » (ex : spectacle/obstacle ; rein/reine, impotence /importance…). Il est difficile d’apprendre une langue étrangère telle que l’anglais. 3. La dyslexie mixte Elle concerne 20 à 30 % des dyslexiques. Il s’agit là d’une dyslexie sévère a / Description : elle combine un déficit dans les deux procédures (assemblage, adressage) avec une utilisation prédominante de l’assemblage. b / Difficultés : traiter des sons et troubles de la mémorisation des mots entiers. c / Conséquences : la lecture est lente et la compréhension est difficile. 4. La dyslexie visuo-attentionnelle a / Description : trouble affectant l’attention nécessaire à l’activité de lecture. L’enfant est perturbé par l’environnement (éléments distracteurs). b / Difficultés : inverse les groupes de lettres (« fragile » devient « fargile » ou « bras » devient « bar », etc.), omissions (« fagile »), ajouts, reformulations approximatives, sauts de lignes. L’enfant peut confondre des lettres et des mots avec d’autres leur ressemblant étroitement. c / Conséquences : lecture hachée et incompréhensible, dysorthographie et ratures, hésitations et retours, vocabulaire limité.
- TDAH points positifs et qualités | Dys Solutions France
TDAH chez l'adulte TDAH points positifs et qualités 1. Créatifs Certains adultes sont artistes, d’autres ingénieux ou simplement débrouillards. La créativité est sans doute le plus gros atout des adultes TDAH. En effet, ce surplus de pensées, intrinsèque à ce trouble, génère souvent des idées créatives. Dans un certain sens, la créativité nécessite un manque d’attention puisque par définition quelque chose de nouveau surgit… Les adultes TDAH confondent souvent créativité avec un foisonnement incessant d’idées qui se bousculent dans un esprit hyperactif et incapable de sélectionner ce qui fait du sens par rapport à leurs talents, valeurs, besoins, limites. Cette imagination stérile dans un esprit agité est la source de faux espoirs incessants avec des cycles excitation/frustration. Même les bonnes idées ne seront pas exploitées car une période créative doit être suivie par une période de concentration et de travail pour les mener à bien. Pour certain la créativité devient une addiction car elle leur procure un tel plaisir qu’ils ne peuvent passer à l’étape suivante de concrétisation, et ils en oublient même leurs obligations familiales, professionnelles et sociales. Les vrais bonnes créations, celles qui ont des chances de se transformer en projets aboutis ou chef d’œuvres, émergent si on réussit à calmer l’hyperactivité mentale compulsive et stérile, grâce à quelques respirations amplifiées et conscientes, de la relaxation, de la marche, le contact avec la nature, éventuellement du sport mais pas tous les jours. Bien utilisée, cette imagination créative va être plus importante encore que la volonté pour avancer et évoluer dans la vie. Le fait de penser différemment de la plupart des gens peut être un avantage pour faire la différence, bien gagner sa vie, la reconnaissance des autres et surtout l’estime de soi. Dans le cadre du travail, la créativité n’aura un sens que qui si l’on va au bout du processus : résumer ou écrire ce que l’on a découvert, le communiquer aux autres de manière non impulsive ou le vendre tout simplement. Mais cela n’est pas motivant pour le TDAH, souvent par manque de confiance, et il garde ainsi au fond du tiroir des découvertes, des idées qui ne seront pas exploitées. 2. Intuitif Contrairement à la majorité des gens qui fonctionnent en mode séquentiel (une tâche après l’autre pour arriver à un but), les adultes TDAH foncent de manière intuitive vers le but sans tenir compte des conventions, procédures officielles, ou des étapes classiques telles qu’on les apprend dans un cursus scolaire. Cette façon de voir les choses et les projets de manière globale et non séquentielle leur donne des qualités de vision d’ensemble face à un problème, et permet de dégager des solutions ou stratégies innovantes et performantes. Cette qualité est très prisée dans les entreprises qui cherchent des stratégies pour faire la différence par rapport à la concurrence. L’intuition est aussi ce don qui permet de trouver des solutions rapidement, sans réfléchir, et qui correspondent à ce que l’on est au plus profond. L’intuition peut-être très forte bien qu’irrégulière car elle va dépendre des états internes très fluctuants (énergies, humeur, émotions, fatigue, …). 3. Curiosité, empathie C’est la curiosité qui permettra régulièrement de sortir des sentiers battus et de trouver des objectifs et des solutions qui feront avancer les TDAH. Certains ont l’impression que la vie est trop courte pour tout découvrir et deviennent boulimique de connaissances sans rien approfondir. Cette curiosité amène à terme une ouverture d’esprit supérieure à la moyenne, une incapacité à être dans la pensée unique. Les TDAH doivent apprendre à maitriser leur impulsivité et leur hypersensibilité pour partager leurs idées auprès des autres en évitant de se blesser mutuellement. 4. Enthousiastes, audacieux Quand une idée leur vient à l’esprit, ils deviennent rapidement enthousiastes, beaucoup ont gardé leur âme d’enfant, cette capacité à s’émerveiller au-delà du raisonnable sur une nouveauté, ou sur un concept qui leur tient à cœur. Cela concerne plus les hyperactifs : ceux-ci ont souvent cette capacité à dynamiser une situation ou un groupe, à déborder d’énergie d’une manière en étant extraverti, bien qu’ils peuvent être introvertis le lendemain dans un autre contexte où ils se sentent moins bien. Certains ont la capacité de présenter les choses de manière légère ou même drôle. Leur volonté de s’épanouir et de s’accomplir dans la vie, leur donne une énergie incessante bien que fluctuante, avec beaucoup d’ambition surtout dans la première partie de leur vie. Quand une idée forte leur vient à l’esprit, ils ne peuvent pas faire autrement que de foncer dans sa direction même si cela peut s’avérer très audacieux pour la plupart des gens. Ils sont alors très concentrés et créatifs dans les premiers temps (hyper-focalisation).
- Définition | Dys Solutions France
Dyspraxie - Dysgraphie Définition La dyspraxie est un trouble développemental durable affectant la planification, l’organisation, l’exécution ainsi que l’automatisation des gestes et des mouvements. Tous les gestes et mouvements « ajoutés » peuvent être touchés (faire ses lacets, se brosser les dents, couper sa viande,...). Cela ne concerne pas les gestes et mouvements innés (s'asseoir, se lever, courir,...). C'est le syndrome de l'enfant maladroit. La dysgraphie La dysgraphie est un trouble durable et persistant qui concerne l’acquisition ou l’exécution de l’écriture. C’est un trouble fonctionnel sans aucun déficit neurologique, sensoriel ou intellectuel. La dysgraphie est présente chez environ 10 % des enfants. La dysgraphie est toujours associée à la Dyspraxie. Dyspraxie
- Description | Dys Solutions France
Dysphasie Description Cette pathologie, trop peu connue, est assez fréquente, puisque l’on considère qu’elle touche, sous une forme ou une autre, 2% de la population soit plus d’un million de personnes en France. Elle se retrouve sur des enfants : sans histoire médicale particulière, sans déficit sensoriel même si l’enfant présente d’apparentes difficultés, sans déficit intellectuel. L’enfant dysphasique peut ne pas trouver ses mots d’une manière dramatique, mais être parfaitement capable de résoudre une opération ou de résoudre des problèmes. Cet enfant est normalement intelligent mais présente un déficit circonscrit au domaine langagier, sans trouble du comportement même si les enfants dysphasiques peuvent paraître agités peu attentifs, instables, agressifs…preuve d’un réel mal-être relationnel à une situation d’échec qui s’installe. sans trouble de la relation. Les enfants dysphasiques cherchent le plus souvent à communiquer par tous les moyens à leur disposition, à l’inverse des enfants autistes par exemple. La dysphasie peut être plus ou moins sévère et se présenter sous des formes diverses : paroles indistinctes, troubles de la syntaxe, expressions par mots isolés, discours plus ou moins construit, manque du mot, compréhension partielle du langage oral… Parce que ne pas pouvoir être compris est très énervant et très décourageant, ces enfants se replient sur eux-mêmes ou secouent le camarade qui ne comprend pas. C’est ainsi qu’ils ont été rangés très longtemps, à tort, dans le rang des autistes. Le langage de la personne dysphasique présente non pas des retards mais des caractères déviants et instables dans le temps. 1. Les difficultés observées dans les dysphasies Elles portent sur des aspects complexes : la réception, c’est-à-dire de la compréhension du langage, et/ou la programmation des sons de la langue puis de leur production, et/ou la disponibilité des mots ou encore sur leur agencement syntaxique au sein de la phrase Mais aussi : il ne parvient pas à expliquer des choses simples (troubles de l’informativité), il produit des choses spontanément mais il ne sait plus les répéter ou les dire quand on les lui demande (dissociation automatico-volontaire). Ces enfants parlent mal, parlent tard, ont durablement des difficultés d’expression orale. Ces domaines du langage peuvent être déficitaires ou préservés indépendamment les uns des autres. C’est pourquoi les enfants doivent faire l’objet d’un diagnostic précis permettant de poser les indications thérapeutiques. D’autre part, le langage écrit est souvent d’acquisition problématique. Et donc, parce que le langage est l’outil privilégié de la transmission du savoir à l’école, les troubles ont un retentissement constant sur les apprentissages scolaires classiques. Dans d’autres domaines pourtant, ils se développent bien, même si, fréquemment, les difficultés langagières s’accompagnent d’un retard psychomoteur ou/et graphique. Ils organisent un langage qui peut suffire dans la vie quotidienne mais conservent, le plus souvent, des difficultés de langage. Le langage est fait de morceaux, d’approximations, de segments traités sans souplesse comme des agglomérats, des blocs figés. Ils peuvent parler avec des mots par association d’idées ou d’images (la mine de la chaussure pour la pointe de la chaussure, par exemple). 2. Les différentes classifications de la dysphasie La classification de l’OMS – CIM 10 « Troubles spécifiques du développement du langage et de la parole » La classification du DSM IV « Déficiences du langage et de la parole » La classification Misès « Troubles des fonctions instrumentales » La réforme du guide barème (décret du 4.11.93) « Les déficiences du langage et de la parole » Nomenclature des déficiences – BO-EN A 1260 N°8 du 23.02.89 « Déficience de l’apprentissage du langage écrit ou parlé » 3. Les différents types de dysphasie 3.1 La dysphasie de type phonologique-syntaxique une hypo spontanéité. un trouble phonologique. Mots inintelligibles. Ces troubles se différencient de ceux des « retards simples » de la parole. En effet, ces derniers sont plutôt caractérisés par des simplifications, alors que les déformations faites par les enfants dysphasiques tendent vers des complexifications (leurs énoncés se complexifient). parfois une dissociation automatico-volontaire. Lorsque, par exemple, la formulation d’un son est incorrecte en situation dirigée, mais est correcte en spontanée. des troubles praxiques oro-faciaux. Ils sont caractérisés par des difficultés à produire des sons verbaux, mais aussi à produire des gestes et leurs enchaînements. À ne pas confondre avec la dyspraxie oro-faciale. un trouble de l’encodage syntaxique. Il réside dans la difficulté à associer des mots alors qu’ils ont une bonne conscience de la syntaxe. Ces enfants sont très souvent « agrammatiques » (style télégraphique). un vocabulaire restreint mais accessible. Il est lié à la sous-utilisation du langage et à leur difficulté conceptuelle. une compréhension peu perturbée. Elle ne doit pas être négligée. En effet, ces enfants ont pris l’habitude de comprendre beaucoup par le contexte. Leur niveau de compréhension est lié à la restriction de leur vocabulaire, un problème de mémoire verbale immédiate, des difficultés conceptuelles. une bonne « pragmatique » du langage. Le langage est informatif. Ce qu’ils disent à minima n’est pas déviant. Ils pallient par la mimique gestuelle ou faciale. Signes d’alerte : Ils restent souvent inintelligibles jusqu’à l’âge d’au moins 7/8 ans. Ils ont des difficultés avec l’implicite. Ils utilisent un mot pour un autre (par association d’idée, par exemple). Ils ont aussi du mal avec l’humour qu’ils ne saisissent pas. Les difficultés de compréhension et de préhension du monde qui les entoure interrogent les parents. En situation scolaire, ils butent sur la compréhension de texte, même une fois oralisé, qui semble pourtant simple. Ils rencontrent souvent des difficultés massives sur le plan scolaire qui persistent dans le temps. Leur expression écrite reste limitée. À l’âge adulte, l’articulation est marquée, la syntaxe est simple, les difficultés orthographiques persistent. Il ne faudra pas perdre de vue leurs difficultés à comprendre le langage élaboré (les publicités, les jeux de mots, les titres de journaux, les notions abstraites). 3.2 La dysphasie de type production phonologique : difficultés essentiellement expressives. Pas de réduction. Après stimulation, ce sont des enfants qui parlent normalement. Défaut d’intelligibilité. Troubles praxiques oro-faciaux variables. Les difficultés se situent au niveau de l’enchaînement des gestes. Troubles de l’encodage syntaxique. Les productions sont de type dyssyntaxique. Manque du mot. Il se manifeste par des conduites d’approche ou des « évitements » de situation de communication verbale. Bonne compréhension verbale. Le langage est informatif. Trouble de la concaténation. Ce sont des difficultés au niveau des enchaînements des tâches séquentielles. Troubles associés. ils peuvent rencontrer des difficultés graphiques et des troubles visuo-constructifs. Ces enfants ont une grande conscience de leur trouble. La communication orale et écrite s’améliore sur le plan verbal (la phonologie est meilleure, mais la difficulté à trouver leur mot persiste ; ils ont moins de difficultés dans les notions abstraites) et sur le plan écrit, on note une dysorthographie plus ou moins importante. 3.3 La dysphasie réceptive : difficultés principalement au niveau du décodage. Trouble phonologique. Petits, ils sont inintelligibles. Ils ont du mal à différencier certains sons : ils n’ont pas d’image auditive claire et précise. Trouble de l’expression syntaxique. Leur langage devient dyssyntaxique en situation dirigée. Manque du mot. Ces enfants ont du mal à trouver leur mot aussi bien en situation dirigée qu’en spontanée. Trouble important de la compréhension. Leur langage est peu informatif. Leur discours est incohérent et redondant. Au fil des années, ils vont utiliser des compensations. Le déficit au niveau du vocabulaire persiste. Ces enfants sont rivés au concret. Le langage écrit reste longtemps non-fonctionnel. 3.4 La dysphasie lexicale-syntaxique (ou mnésique) Pas d’hypo spontanéité. Pas de trouble phonologique. Pas de troubles oro-faciaux. Manque du mot. Ces enfants sont en permanence à la recherche de leurs mots et de la structure de leurs phrases. Trouble de l’expression. Informativité et syntaxe sont perturbés. Trouble de la compréhension. Il est dépendant de la longueur des énoncés. Ces enfants apprennent à lire mais restent gênés par leur problème de mémorisation et par leurs difficultés à trouver leurs mots. 3.5 La dysphasie sémantique-pragmatique : en situation dirigée Un choix de vocabulaire adéquat. Un trouble de compréhension. Un trouble de l’informativité. Le discours restera marqué par l’utilisation de formes plaquées. 4. Les dysphasies expressives et les dysphasies réceptives Selon les différentes classifications, il existe plusieurs types de dysphasies, mais on retient surtout deux grands groupes. 4.1 Les dysphasies expressives Les dysphasies expressives sont les plus fréquentes, elles touchent les composants de l’expression de façon variable : la mise en sons des mots : l’enfant omet ou transforme, de façon classique ou inhabituelle, les sons composant un mot, ce qui rend sa parole inintelligible, exemple : « ! feu bipui ! » pour « je veux un biscuit ! » la recherche du mot en mémoire ou la production du mot même si celui-ci appartient à son vocabulaire, exemple : recherche le mot fourchette, ne le trouvant pas, il dit « couteau », ou, n’arrivant pas à produire le mot, il dit « frouchette » l’utilisation à bon escient des mots l’organisation des mots en phrases : l’enfant n’utilise pas les mots grammaticaux, les conjugaisons, il n’a pas acquis les notions de genre et de nombre, l’ordre des mots n’est pas respecté. De ce fait, il produit des phrases courtes et de style télégraphique, exemple : « il joue moi poupée » pour « elle joue à la poupée avec moi ». Dans tous ces cas, l’enfant comprend mieux qu’il ne s’exprime, et il cherche à établir la communication par tous les moyens possibles (gestes, regards, attitudes, mimiques, dessins…). Cependant sa compréhension n’est pas parfaite. 4.2 Les dysphasies réceptives Les dysphasies réceptives sont plus difficiles à diagnostiquer et aussi plus graves. Elles touchent la compréhension de l’enfant qui ne parvient ni à segmenter la chaîne parlée, ni à lui attribuer un sens. Il possède un langage social suffisant pour se faire comprendre mais défaillant pour la subtilité notamment pour les choses abstraites : sens figuré, difficulté à manier les concepts à l’oral et à l’écrit. Des difficultés expressives sont souvent présentes mais jugées secondaires par rapport aux troubles de la compréhension. Cependant, sa compréhension non verbale (situation, gestes, logique…) est satisfaisante. Ce sera un enfant qui prélèvera le maximum d’indices visuels, qui communiquera beaucoup par le regard et les gestes, qui aura tendance à utiliser le mime, à copier sur son voisin, …
- TDAH Adulte | Dys Solutions France
TDAH Adulte Parce que le TDAH est de plus en plus visible, les adultes TDAH sont de mieux en mieux repérés. Aussi, il nous a semblé intéressant de faire une rubrique spécifique. Cette rubrique est largement inspirée du site https ://www.tdah-adulte.org/ Quelques conseils : Au quotidien pour réguler l’attention, maintenir un bon niveau d’énergie et d’humeur sans excès de stress ou d’anxiété, on s’attachera à avoir un bon sommeil, une bonne respiration, une bonne hygiène alimentaire sans hypoglycémie, de l’exercice physique, des pratiques de calme mental (relaxation, ballade en nature, yoga, méditation), ainsi que des techniques anti-procrastination et d’amélioration des relations humaines, et surtout adapter sa vie à ce trouble. Pour certains, un traitement par Méthylphénidate s’avéra utile. La difficulté consiste à trouver le bon dosage et la bonne utilisation pour éviter les effets indésirables. Des ajustements sont donc souvent nécessaires mais les effets sont assez rapides et permettent d’aider à médiciner au plus près des besoins. Le traitement apportera de l’apaisement au quotidien.
- Description | Dys Solutions France
Dyspraxie - Dysgraphie Description « L’enfant conçoit bien les gestes mais n’arrive pas à les organiser ni à les réaliser de façon harmonieuse, il montre une grande maladresse et toutes réalisations motrices ou graphiques sont médiocres, informes, brouillonnes » Michelle Mazeau. Autrement dit, il a deux mains gauches et deux pieds carrés . La Dyspraxie entraîne une incapacité totale ou partielle à automatiser et planifier les gestes, volontaires et intentionnels, sans pour autant que la personne ne présente de troubles moteurs ou de déficit intellectuel. (À différencier de la marche, se lever, s’asseoir, par exemple, qui sont des gestes innés). Le dyspraxique n' a pas d'organisation ni de planification. Il est en défaut d'anticipation et d'abstraction. La dyspraxie peut être, et/ou : constructive ou visuo constructive : difficultés à assembler (legos, cubes, bricolage, puzzles…) visuo-spatiale : difficultés à descendre des escaliers, se repérer dans un lieu, dans un texte, sur une feuille, sur un plan (trouble dans l’organisation du geste + trouble du regard) idéatoire : difficultés à utiliser et manipuler des objets et des outils (stylo, compas, couteau,…) Certains relèvent également : la dyspraxie idéomotrice : difficultés à mimer, imiter des gestes la dyspraxie oro-faciale, bucco-faciale : difficultés à articuler, parler, siffler, souffler les bougies, déglutir… la dyspraxie non-constructive : troubles de la succession des gestes. la dyspraxie de l’habillage : difficultés liées à l’habillage, c’est-à-dire à la manière d’orienter ou de disposer les vêtements, au choix de vêtements adaptés (au temps qu’il fait, par exemple), à l’utilisation des différents systèmes de fermeture (boutons, tirette, lacets…). Parce que faire fonctionner les yeux relève aussi d’un geste, des troubles oculomoteurs sont à rechercher : difficultés à fixer un objet ou à le suivre des yeux, saccades oculaires, préhension de l’espace, stratégie de vision, etc… . Le point d’entrée est souvent l’écriture peu soignée et difficile à l’école (CE1). Pourtant, les signes d’appel sont présents bien avant (dès 18 mois). En maternelle, par rapport aux autres élèves, des différences significatives sont déjà visibles en motricité (sauter sur une jambe, siffler, souffler, marcher sur une ligne, se déplacer d'un point à un autre uniquement en ligne droite,…) Les indications suivantes sont données à titre d’exemple, elles peuvent être plus ou moins importantes et plus ou moins nombreuses, d’un enfant à l’autre. 1. Au niveau de la coordination globale l’enfant court de façon désordonnée, n’arrive pas à coordonner les bras et jambes quand il nage, a parfois du mal à marcher surtout en terrain accidenté (forêt, montagne, sable…), est très vite fatigué de marcher il lui arrive très souvent de se cogner, de se prendre les pieds dans nombres d’obstacles, de trébucher et tomber plus que de coutume il descend les escaliers avec difficulté, doit se tenir pour ne pas tomber en avant et ne semble pas voir les marches (évalue mal leur hauteur, leur régularité) d’un point à un autre, il se déplace en ligne droite, par le chemin le plus court et tant pis pour ce qui se trouve sur le parcours. Peuvent se rencontrer également des problèmes de tonus musculaire, en trop ou pas assez : trop de force utilisée pour fermer une porte, pas assez de force pour « tenir son corps » : posture mal adaptée à la situation (« avachi » sur son siège). Sur le plan sportif, l’enfant ajuste mal les gestes nécessaires pour envoyer ou attraper un ballon, il ne pourra «shooter» de façon adéquate. Il a deux pieds carrés. On peut trouver également des problèmes d’équilibre qui ne faciliteront pas, par exemple, l’apprentissage du vélo et les stabilisateurs ne seront abandonnés que très tard. Mais aussi la difficulté de gérer, en même temps, le guidon, le pédalage, la direction, les freins, … Le dyspraxique est mono-tâche. La difficulté de coordination gêne l’apprentissage de la natation qui se fera plutôt sous l’eau. Ainsi, respirer est un geste de moins à gérer. 2. Au niveau de l’organisation du regard Il a du mal à utiliser ses yeux pour explorer, balayer, fixer, saisir efficacement l’information visuelle : il sera gêné pour se repérer sur une feuille et s’organiser dans l’espace de cette feuille, copier au tableau, trouver un objet… il pourra avoir des difficultés pour lire un texte dense écrit en petits caractères, se repérer dans un tableau à double entrée, poser une opération… Ce sont des problèmes neuro-visuels ou des troubles oculomoteurs qui ne sont pas forcément repérables par les ophtalmologues car l’acuité visuelle n’est pas en cause. Il faut faire un bilan d’orthoptie. 3. Au niveau de la bouche (sphère bucco-phonatoire) La sensibilité de la sphère orale peut être atteinte : l’enfant a du mal à mâcher, mastiquer, déglutir, cracher. Il peut avoir des difficultés pour siffler, souffler une bougie, faire des bulles, manger des fruits à noyaux (et séparer la chair du noyau). Il est souvent sale autour de la bouche, ou sur le tee-shirt, après le repas. Dans les cas plus importants, il peut avoir un rapport particulier à la nourriture, il peut avoir des réactions nauséeuses à la vue de certains aliments ou en sentant certaines textures (hypersensibilité au goût). Il peut avoir des difficultés avec les morceaux. L’ensemble de ces difficultés s’estompera avec le temps chez une majorité d’enfants. 4. Au niveau du langage oral L’enfant atteint de dyspraxie ne sait pas toujours comment placer sa bouche, sa langue pour parler ou faire d’autres gestes oraux tels que contrôler sa salive, souffler, mastiquer, boire ou se moucher. Pour l’enfant dyspraxique, il est difficile d’apprendre à parler, car PARLER exige la coordination de beaucoup de MOUVEMENTS : des lèvres, de la langue, des joues, des cordes vocales, de la respiration. Plus les mots sont longs, plus il y a de mouvements précis à faire et plus c’est difficile pour l’enfant. 5. La dyspraxie verbale Dans le cas d’une dyspraxie oro-faciale (dyspraxie verbale), l’enfant aura des difficultés d’élocution. La dyspraxie verbale est un trouble relié à la prononciation, et non à la compréhension ou à l’apprentissage du vocabulaire ou encore à la construction des phrases. Plus précisément, l’enfant qui a une dyspraxie verbale a des difficultés importantes à planifier les mouvements nécessaires pour parler. La dyspraxie verbale est un trouble du mouvement pour produire la parole. Ce trouble n’est pas dû à un manque de stimulation. Comme expliqué ci-dessus, parler exige la coordination de nombreux mouvements. On pourrait constater sur le jeune enfant qu’il : – babille et parle très peu – fait des efforts pour bien placer sa bouche afin de dire des sons et des mots – prononce le même mot de plusieurs façons bateau bato pato to tato – produit un son dans un mot mais ne peut le reprendre dans d’autres : faire le son « m » de « maman » mais n’y arrive pas dans « maison » – contrôle difficilement sa salive (peut même baver), montre des difficultés à avaler les gros morceaux – prononce des syllabes seules comme « mou » et « ton » mais est incapable de les mettre ensemble pour former un mot. Pour l’aider, il faut : * ne pas le brusquer et lui laisser du temps pour s’exprimer * l’encourager à communiquer et trouver des supports geste, son, intonation, images. * Toujours se placer en face et articuler clairement pour qu’il voie les mouvements de la bouche * Lui faire sentir que ce qu’il dit est important * Mettre de l’expression dans votre visage et votre voix * Recherchez des activités où les sons simples ont une signification * Prendre du temps et du plaisir à communiquer, s’appuyer sur ses intérêts pour le motiver * Mettre des gestes pour accompagner les actions 6. Au niveau de la concentration L’enfant est mono tâche (une seule chose à la fois) et cela vaut aussi pour la concentration. Parce qu’en difficulté de discrimination auditive (il entend tout), il peut sembler ne pas écouter, il est facilement distrait et peut avoir du mal à se concentrer en classe. La nécessaire concentration pour tous les gestes augmente la fatigue et donne l’impression qu’il manque d’attention et qu’il est rêveur. Il peut oublier facilement les instructions et consignes parce qu’il gère difficilement deux informations en même temps ; il vous faut répéter ; voire reformuler si les informations sont complexes et longues. Il fera une chose à la fois, une consigne à la fois. Il répond souvent de façon impulsive, pour faire plaisir. Cette impulsivité dans les réponses est souvent source d’erreurs, alors qu’il répondra correctement sʼil observe un temps de réflexion. La formulation de la question est donc essentielle. Ces troubles sont aggravés par une hypersensibilité aux bruits ambiants, ce qui accentue encore la fatigue et l’énervement. Bon à savoir : il est nécessaire de faire une recherche sur les troubles attentionnels associés en raison de la fréquence d’associations des divers troubles des apprentissages. 7. Au niveau du repérage dans le temps L’enfant peut rencontrer des difficultés à mémoriser la suite des jours de la semaine, se repérer dans la succession des activités de la journée, connaître les dates (jour/veille/lendemain), la suite des saisons ou sa date anniversaire. Il n’a pas de planification (ni aujourd’hui, ni plus tard). Il faudra donc lui rappeler souvent les rendez-vous, par exemple. Pour cette raison, il n’aime pas les surprises. Il doit être rassuré concernant son emploi du temps des jours suivants. L’adaptabilité n’est pas un point fort chez lui. Il est préférable d’utiliser un agenda à la place d’un cahier de texte. En effet, sur un agenda lorsque le jour est terminé, on tourne la page. Dans un cahier de texte, tous les lundis, etc… se suivent sur une même page. 8. Au niveau social et relationnel Socialement, il arrive que certains enfants dyspraxiques puissent avoir des attitudes inhabituelles, parfois étonnantes voire dérangeantes. Concentré sur une tâche, il ne peut s’empêcher de faire des mouvements parasites, par exemple (il ouvre la bouche, grimace, tire la langue, tripote un objet, bouge les jambes…) ce qui est parfois perçu comme « bizarre », « dérangeant » ou « énervant ». Il s’agit en fait de mouvements involontaires, donc peu contrôlables, qu’il est vain d’essayer de « réprimer ». Il peut même tomber de sa chaise. Plus fréquemment, il « se met dans vos jambes », se tient trop près. Il dose mal ses mouvements. De la même façon, il serre trop fort quand il embrasse les gens ou bien ne présente pas sa joue car il évalue mal les distances. Il n’interagit pas en fonction de l’autre au niveau de l’occupation de l’espace. Dans les situations de communication en particulier dans un groupe, il doit gérer trop d’actions simultanément pour être à l’aise. Il ne sait pas lire les expressions du visage. Par rapport à ces difficultés motrices, il lui est difficile d’écouter, de regarder les autres, de décoder le langage non verbal (expression du visage, timbre de la voix), de supporter l’agitation et le bruit, de respecter les distances entre les personnes. Et plus encore lorsque ces actions sont simultanées. Cela lui demande tant d’efforts que, fatigué, il peut éprouver le besoin de se mettre en retrait (il s’isole parfois lors des récréations, lors d’une fête). Il peut avoir aussi des difficultés à structurer son discours et il lui est plus facile de répondre à des questions précises. Il peut parler trop fort ou s’exprimer avec beaucoup d’enthousiasme : certains battent des bras quand ils sont excités. Il est en difficulté pour gérer ses émotions. Lorsqu’il s’exprime, il peut aussi toucher quelquefois son interlocuteur, ce qui est souvent mal toléré. L’enfant dyspraxique peut être gêné par un dysfonctionnement de son système sensoriel : il perçoit trop ou pas assez certaines informations sensorielles. Une information visuelle non stable pousse à se fier davantage au toucher. Les enfants souffrant en particulier de dyspraxie visuo-spatiale n’appréhendent pas l’environnement de manière ordinaire. Il semble regarder ailleurs quand on lui parle, il fournit un réel effort pour maintenir son regard. Ce regard fuyant n’est ni de l’impolitesse, ni de l’inattention, mais une conséquence de ses problèmes visuels et de la nécessaire concentration au discours qu’il doit faire. Certains reconnaissent mal les visages et les expressions (peu la colère, la joie, l’interrogation,…) de ces visages. Ce qui a fait penser trop longtemps à des troubles autistiques alors que l’enfant dyspraxique est réellement dans l’échange. Il apparaît nonchalant (difficulté à la posture), il bâille lorsque vous lui parlez, il a du mal à soutenir son attention. Rappelez-vous qu’il est très fatigable : ce comportement n’est pas forcément l’expression d’un désintérêt cela peut-être exactement l’inverse. En situation de stress (examens), il est fréquemment nonchalant. L’enfant peut avoir des difficultés à réaliser des gestes simples comme se moucher, s’essuyer après être allé aux toilettes, fermer leur braguette et le bouton de leur pantalon, couper leur viande, peler un fruit, oublier de se laver les parties non visibles (aisselles, nuque, …). Au-delà d’un certain âge, ce manque d’autonomie est mal toléré et mal compris socialement. Pour se protéger, certains enfants peuvent éviter ou refuser obstinément les situations nouvelles, les changements habitudes, les lieux pas encore explorés. On les pense alors craintifs, immatures, incapables de s’adapter, alors que ce comportement leur est dicté par une certaine impuissance à décoder leur environnement aussi vite et bien que les autres. D’autres, au contraire, se précipitent trop rapidement au-devant de situations où leur comportement sera incompris. Les efforts d’adaptation dus à la dyspraxie entraînent une grande fatigue, qui n’est pas toujours perçue par l’entourage. Celui-ci ne réalise pas non plus que l’enfant cherche à éviter les situations coûteuses en énergie. Tous ces phénomènes rendent difficile pour l’enfant l’appréhension d’une juste distance sociale et la bonne évaluation des codes sociaux. La Dysgraphie L'enfant dysgraphique écrit lentement et a du mal à diriger son crayon. Il fournit beaucoup d'efforts pour écrire quelques mots ou quelques lignes, mais le résultat est souvent décevant. Il est incapable de se concentrer à la fois sur l'écoute, la compréhension des mots et le fait de tracer des lettres. L'école alerte généralement dans le courant du CE1, lorsque l'écriture doit devenir plus petite (entrer dans les lignes Seyes), plus rapide, plus fluide. En un mot, lorsque l'écriture devient automatique pour les autres. L'enfant dysgraphique est également fréquemment en difficulté avec le dessin.
