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  • Et après | Dys Solutions France

    TDAH Et après? Helvetica Light is an easy-to-read font, with tall and narrow letters, that works well on almost every site.

  • Conseil | Dys Solutions France

    Dyscalculie Conseils L’enfant dyscalculique a besoin qu’on lui rendre les mathématiques ludiques et concrètes. On doit favoriser la manipulation de matériel lorsqu’on lui enseigne les opérations de calcul (bâtonnets, macaronis, dés, jeux de cartes, monnaie, billes, etc.). Les jeux de société ont prouvés leur efficacité, n’hésitez pas.

  • Diagnostic | Dys Solutions France

    Dyspraxie - Dysgraphie Diagnostic Le diagnostic est pluridisciplinaire , pour les meilleures conditions, il nécessite un bilan d’orthophonie, un WISC5, un bilan d’orthoptie, un bilan de psychomotricité et un bilan d’ergothérapie . Ce diagnostic est posé par un médecin (généraliste, pédiatre, neuropédiatre, pédopsychiatre). L’enfant doit toujours être évalué par rapport à un enfant du même âge. À savoir : les grands prématurés présentent d’avantage de risques d’avoir des troubles praxiques que d’autres. Qu’est-ce qu’une praxie ? Il s’agit d’un geste qui est le résultat d’une coordination motrice volontaire (non spontanée) issue d’un apprentissage ; par exemple, le laçage des chaussures, couper la viande, utiliser une fourchette sont gestes appris et culturels. Ils deviennent automatiques. On ne réfléchit plus lorsque l’on met son manteau, lorsque l’on ouvre une porte. Pour un enfant dyspraxique, cet automatisme est défaillant ou inexistant, il doit donc penser chaque geste. Mais aussi, toute praxie spécifique demande une conceptualisation de la tâche, et une planification de cette tâche. Or, les enfants dyspraxiques sont en défaut d’organisation et de planification. Ils seront donc lents dans leurs réalisations en raison de leurs difficultés pour percevoir, traiter les informations perçues par les sens, organiser et planifier leur geste. Et malgré leurs efforts, leur geste sera souvent peu harmonieux. De la même façon, ils n’anticipent pas. Debout dans un bus par exemple, lors d’un virage, ce sont les enfants dyspraxiques qui tomberont ; les autres se seront penchés pour anticiper ce virage. Cette difficulté à organiser la coordination de gestes volontaires peut se décrire comme suit : à table, lorsque vous voulez boire, vous attrapez la bouteille d’eau, de façon automatique, et vous vous servez un verre. Vous n’y pensez même pas. L’enfant dyspraxique, lui, doit regarder la bouteille pour ajuster l’envoi de sa main, ouvrir plus ou moins sa « pince » selon que la bouteille est petite ou grosse (50cl ou 1l), serrer plus ou moins selon qu’elle est plastique ou en verre, mettre plus ou moins de force pour la soulever, selon qu’elle est pleine ou vide. Quant au bouchon, visser dévisser, ce n’est pas gagné. Et il reste encore à viser le verre pour verser l’eau… Tous ces gestes, une personne non dyspraxique n’y portera pas d’attention particulière car ils sont automatiques. L’enfant dyspraxique, lui, devra au contraire y faire particulièrement attention s’il ne veut pas renverser la bouteille. Et il en est ainsi de chaque geste. Mais en plus, cet enfant pourra être capable de se verser de l’eau proprement un jour, et incapable de recommencer le même jour un peu plus tard. Les résultats de ses gestes sont fluctuants car ils dépendent aussi de sa fatigue du moment. a / Les signes qui doivent interroger, en particulier lorsqu’ils sont petits Une maladresse fréquente : il peut renverser, casser, faire tomber ce qu’il touche, ce qu’il frôle Une grande lenteur pour des actes simples Une aide nécessaire à l’habillage : chaussettes, lacets Des difficultés pour s’essuyer après le passage aux toilettes Il va toujours aux toilettes au dernier moment, a du mal à «se retenir» Ses sensations (de froid, de chaud, de douleur,…) peuvent être amoindries ou, au contraire, exacerbées Il n’aime pas jouer aux Lego, aux puzzles, au mécano et à tous les jeux de constructions,… L’apprentissage du vélo sans les petites roues est tardif Il se déplace en ligne droite quels que soient les obstacles b / Les signes qui doivent interroger, en particulier lorsqu’ils sont plus grands Une maladresse fréquente qui perdure: il peut renverser, casser, faire tomber ce qu’il touche, ce qu’il frôle Une grande lenteur qui perdure Il découpe toujours mal, ses dessins paraissent immatures Son écriture est peu lisible et douloureuse Il a du mal à poser les opérations et préfère le calcul en ligne Il ne serre pas suffisamment ses lacets Il oublie de se laver les parties non visibles : sous les bras, la nuque… Il a du mal à retrouver ses affaires, à ranger, à s’organiser Il ne gère pas ses émotions Il est hyper réceptif aux odeurs, aux couleurs et aux bruits Ses sensations (de froid, de chaud, de douleur,…) peuvent être amoindries : l’entourage est parfois obligé d’indiquer sʼil est nécessaire d’enlever son pull ou de mettre un manteau La pose d’un diagnostic permet enfin de mettre des mots précis sur des difficultés que vous remarquiez sans pouvoir les cerner. Pour arriver jusque-là, nous savons que vous avez déjà entamé un parcours du combattant, mais ce n’est encore que le début. Enfin, les aides et rééducations adéquates vont pouvoir se mettre en place. Les difficultés rencontrées par votre enfant, suivant son degré de dyspraxie et la présence éventuelle d’autres handicaps associés, vont demander aides et adaptations pendant plusieurs années. Il s’agit maintenant de l’accompagner et de le soutenir tout au long de ce chemin vers l’autonomie et vers son plein épanouissement. Suivant l’âge auquel votre enfant est diagnostiqué, vous pourrez lui expliquer, dialoguer avec lui et trouver les mots adaptés à son âge autour de ce diagnostic pour l’aider à sortir d’un éventuel isolement et à mieux vivre le sentiment d’être différent. Les rééducations sont longues et variées, il est absolument nécessaire qu’il soit preneur de ces rééducations. En effet, on ne peut rien faire sans la volonté de l’enfant. N’oubliez pas que dans l’univers de la dyspraxie, les objets peuvent se révéler de cruels ennemis. Chaque jour devient donc le théâtre d’une lutte invisible et d’une victoire sur ce cerveau qui parfois nous joue des tours. Votre rôle consiste à faciliter la vie quotidienne de votre enfant plutôt que de le contraindre à se conformer à une norme qui n’est pas faite pour lui. N’ayez aucun scrupule à l’aider, partout et en tout, car lorsqu’il se sentira de faire, il fera et vous écartera. Ayez confiance en lui. ATTENTION : ne pas confondre avec l’apraxie . La personne n’avait pas de difficulté au départ. Plusieurs apraxies : l’apraxie buccofaciale – également appelée bucco-linguo-faciale, l’apraxie constructive, l’apraxie frontale, l’apraxie graphique, l’apraxie de l’habillage, l’apraxie idéatoire, l’apraxie idéomotrice, l’apraxie de la marche, l’apraxie motrice, l’apraxie réflexive. L’apraxie est un trouble qui rend une personne incapable de réaliser un ou plusieurs mouvements, notamment sur commande. Ce déficit neurologique concerne aussi bien la conceptualisation que l’exécution du geste proprement dit. L’apraxie se distingue d’autres troubles du mouvement par le fait que cette incapacité survient chez une personne dont l’ensemble des fonctions motrices et sensitives de base sont normales. L’apraxie est donc un désordre dans l’exécution des mouvements et plus particulièrement dans une séquence de gestes (apraxie dynamique). La Dysgraphie Il existe plusieurs formes de dysgraphies mais toutes ont généralement en commun une écriture lente, illisible et désordonnée. Dès la maternelle, des observations peuvent être effectuées, mais c’est seulement à partir de 7 ans qu’un diagnostic est envisageable. En effet, c’est à cet âge que l’enfant commence à pratiquer l’écriture cursive. C'est l'orthophoniste qui fait passer un bilan pour la dysgraphie et qui peut ensuite poser le diagnostic. La dysgraphie n'existe pas seule, elle est en général associée avec une dyspraxie et possiblement avec une dyslexie-dysorthographie. Pour tous ces DYS, l'orthophoniste peut poser le diagnostic. L'intérêt d'un diagnostic posé par un médecin est de permettre d'envisager également la présence d'un TDAH. Les différents types de dysgraphie : La dysgraphie linguistique. La dysgraphie d’ordre spatial. La dysgraphie d’ordre moteur. ou encore : - Les dysgraphies raides : une tension et une crispation lors de l’écriture rendant le trait tendu et hypertonique. - Les dysgraphies molles : un tracé relâché, une irrégularité dans la dimension des lettres donnant une impression de négligence. - Les dysgraphies lentes et précises : le graphisme est très appliqué, avec un excès de structure et de précision, qui rend l’écriture épuisante pour l’enfant. - Les dysgraphies impulsives : le geste est rapide et mal contrôlé, ce qui entraîne une perte de la structure et de l’organisation. ATTENTION : ne pas confondre avec l’agraphie . La personne n’avait pas de difficulté au départ. Trouble de l’écriture, l’agraphie est due à une lésion cérébrale. Elle peut prendre diverses formes selon l’aire cérébrale touchée et se prend en charge avec une rééducation. L’agraphie apraxique est le résultat d’un désordre neurologique concernant la motricité, qui entrave les gestes élémentaires permettant normalement l’écriture. Il s’agit de la perturbation de la répartition spatiale des éléments graphiques. Contrairement à la dysgraphie, un(e) graphothérapeute peut aider pour l’agraphie.

  • TDAH Adulte Procrastination | Dys Solutions France

    TDAH chez l'adulte TDAH et Procrastination La procrastination est le fait de toujours reporter au lendemain ce qu’on pourrait et/ou devrait faire le jour même. Cela concerne les activités routinières mais aussi celles qui devraient être prioritaires. Ils commencent quelque chose pour aussitôt zapper vers autre chose de nouveau, finalement souvent sans rien achever. À la fin de la journée, ils n’ont rien fait ou n’ont pas fait ce qui était prioritaire, et certains sont quand même très fatigués par cette agitation cognitive et/ou comportementale. Ou encore, ils repoussent jusqu‘au tout, tout dernier moment ce qu’il faut faire. La principale cause de la procrastination est le manque d’attention qui peut être due à une activité pas assez motivante et qui ne respecte pas leurs besoins, valeurs et talents. C’est aussi souvent lié à différentes formes de peurs et d’anxiété (peur de s’affirmer, peur de faire des mauvais choix), à un évitement d’une émotion désagréable associée à la tâche, à un perfectionnisme exagéré pouvant être lié à un manque de confiance en soi (peur de ne pas faire assez bien, peur de décevoir ou d’avoir une remontrance), peur que la tâche soit trop difficile (devoirs) ou à un besoin de trouver d’autres motivations plus fortes. Il s’en suit à l’âge adulte de grosses difficultés d’organisation pour arriver à un objectif ou assurer le quotidien. La plupart n’arrivent pas à planifier, mais bizarrement certains sont au contraire de grands planificateurs, pour se rassurer face à leur difficulté de passer à l’action. Certains ont besoins de tout maitriser avant de se lancer, à cause d’un perfectionnisme lié au manque de confiance en soi. Beaucoup ont du mal à décomposer un objectif complexe en tâches unitaires et séquentielles, et à mettre les bonnes priorités. Ils n’accrochent pas dans les activités routinières, ont du mal à se fixer des habitudes, des rituels ou des automatismes qui pourraient leur simplifier la vie, sauf certains qui développent au contraire des comportements quasi obsessionnels pour y remédier. Ils ont quasiment tous un gros problème avec les formalités administratives, ce qui peut leur faire perdre de l’argent ou les bloquer dans leurs objectifs principaux. On peut penser que dans les générations précédentes, les adultes TDAH n’avaient pas toutes ces contraintes et vivaient mieux, notamment avec plus d’activités physiques au grand air. Beaucoup ont aussi du mal à établir des priorités entre les tâches selon leur importance ou leur urgence. Certains se dissocient de la réalité en partant fréquemment dans leurs pensées avec une certaine insouciance en attendant d’être dans l’urgence. D’autres sont très lucides en s’évaluant et en se jugeant en permanence. C’est souvent la double peine pour tout une catégorie de procrastineurs, de type anxieux, car non seulement ils n’avancent pas dans leurs tâches à faire, mais ils y pensent sans arrêt, culpabilisent, même en plein week-end ou il faudrait qu’il fasse un break pour recharger leur batterie d’énergie. Des périodes entières de leur vie sont des longues suites d’interruptions, des journées d’hypo activité, de zapping ou d’hyper-focalisation sans lendemain, ainsi que des actions ou routines addictives. Mais beaucoup ont pris l’habitude de s’en sortir, tel des acrobates, en faisant les choses au dernier moment, avec de la peur ou de l’anxiété d’anticipation mais qui se transforme souvent comme par magie en stress positif quand la date ou l’heure approche. Il s’agit du chaos des pensées et des émotions qui est à la porte de chaque être humain, mais les personnes non TDAH l’évitent en se concentrant sur les tâches ordinaires. Les personnes TDAH n’ont pas cette facilité, beaucoup ne peuvent pas lire un livre, ou tout au plus les premières pages si c’est le sujet du moment qui les passionne. Ils ne vivent pas l’instant présent, mais fabulent intérieurement sur ce qui se passe, se font des commentaires dans leur tête sans arrêt et pensent à tout autre chose que l’action ou la conversation en cours. Ils sont donc plus facilement assaillis par des pensées et des émotions négatives à force d’échecs répétés. Avec ce chaos cérébral et ces émotions paralysantes, et selon l’auditoire, beaucoup ont du mal à s’exprimer oralement même sur un sujet qu’ils connaissent bien. C’est plus que de la distraction ou une simple difficulté à organiser ses idées, tout se bouscule dans leur tête y compris lorsqu’il faut choisir des objectifs, prendre des décisions lors de moments importants. Ils pensent à plusieurs choses en même temps et souvent au mauvais moment. Par exemple, pendant un examen, une étudiante déclare avoir alterné entre le sujet de l’épreuve, la dispute avec sa mère de la veille, la liste de ses courses du jour et le sport qu’elle pratiquera l’année suivante, et aussi des centaines de pensées furtives et incohérentes générées par l’émotion de l’examen. Heureusement dans son cas, la concentration est revenue pendant la dernière heure où elle n’a plus eu le choix grâce à un stress positif survenu de lui-même. Comme tout le monde, ils ont des objectifs de vie à chaque âge de leur vie (but professionnel, recherche de l’âme sœur idéale), mais cette confusion cérébrale rend leur atteinte difficile. C’est donc surtout une quête quotidienne de motivation (pour la concentration), d’états énergétiques suffisants (pour accomplir les tâches ou être en relation), et de reconnaissance vis à vis des autres (pour l’estime de soi) qui les fait avancer, ce qui peut s’avérer non cohérent pour leurs objectifs à long terme. Certains ont l’impression de n’avoir pas de métiers dans la durée, d’autres ne se sentent nulle part chez eux et déménagent très souvent, ou partent impulsivement à l’autre bout de la planète sauver le monde ou se confronter à une vie non routinière, avec des dangers qui vont les canaliser pour un temps. Beaucoup font un point sur leur vie toutes les 5 mn en constatant un manque d’accomplissement qui est justement dû en partie au fait qu’ils y réfléchissent trop. Lorsqu’ils n’ont plus le choix, ou dans l’urgence, ou encore quand ils sont proches d’un danger physique pour eux-mêmes ou les autres, beaucoup ont noté l’arrêt de ce chaos et une plus grande lucidité. Certains orientent donc leur vie vers des activités autour de l’urgence, du danger ou du sauvetage des autres ce qui amène aussi du sens à leur vie. Très peu arrivent à s’assoir tranquillement seul sur un banc public très longtemps. Conséquence directe ou indirecte, on observe souvent une instabilité non maitrisée dans leur vie personnelle et/ou professionnelle. Cela peut leur convenir sur le court terme, mais c’est souvent une source de manque financier, affectif et familial sur le long terme. Une désocialisation peut alors devenir le principal problème bien au-delà du déficit d’attention, bien que certains assument ce choix. Une crise du milieu de vie peut leur faire prendre conscience qu’il faut qu’ils changent en profondeur et la découverte du TDAH est un atout pour mieux se connaitre et trouver des solutions. La dopamine étant le neurotransmetteur de l’énergie et de la motivation, il y a souvent aussi chez eux une fluctuation de leurs niveaux d’énergie. Il est bon d’accepter ces fluctuations, même si on peut apprendre à les aplanir. Les adultes hyperactifs ne se reposent jamais et développent même une angoisse de l’inactivité. Pour les hypo actifs, c’est uniquement le cerveau qui ne s’arrête jamais, même s’ils ont parfois l’impression d’avoir la tête vide. Pour les deux types, les efforts déployés pour réussir ou survivre peuvent engendrer une fatigue importante qui peut aller jusqu’à une quasi-paralysie des fonctions cognitives (concentration, mémorisation, décision, exécution), qui peut être suivie d’une irritabilité pour les impulsifs. Une fatigue cérébrale ou physique intense peut être déclenchée en quelques minutes par une hyper focalisation stressante, accentuée par une quasi absence de respiration et une mauvaise hygiène de vie générale (café, hypoglycémie). L’absence de motivation et de concentration sur les tâches courantes est consommateur d’énergie, c’est le cas aussi des pensées négatives (culpabilité, ressassement,…) qui entretiennent à long terme ces coups de fatigue. Ces coups de pompes très violents ressemblent à des burnout (Syndrome d’épuisement professionnel) dans les symptômes car ils s’accompagnent souvent d’un épuisement total ou d’une forte déprime. Ils peuvent être très courts (quelques minutes à quelques heures) chez les adultes TDAH qui savent comment remonter leur niveau d’énergie (sport, relaxation, …). Mais le vrai burnout (ou burning out) qui dure plusieurs semaines les affecte aussi d’après les statistiques américaines (six fois plus de burnout chers les adultes TDAH). Cela est souvent dû à un stress énorme ou même une panique causé par la peur de perdre son emploi. L’arrêt de travail correspondant est souvent propice à des prises de conscience et notamment à la découverte du TDAH. Chez beaucoup d’entre eux (75% environ) il y a aussi des montagnes russes émotionnelles et des oscillations au niveau de l’humeur avec des cycles courts à très courts (heures, jours). Le niveau de base peut contenir un fond d’anxiété, de dysthymie (légère dépression), d’énervement fréquent et d’insatisfaction lié à une impossibilité de s’épanouir. Certains passent d’un extrême à l’autre heureux/malheureux très vite et sans états intermédiaires. D’autres ont des dépressions atypiques ou disent qu’ils sont passés proche de la dépression sans jamais l’atteindre vraiment. Mais un nombre plus important (3 fois que la moyenne) a fait des tentatives de suicides vraies ou fausses, notamment à l’adolescence avant de trouver plus de sens à leur vie. On pourrait parler de cyclothymie, mais celle-ci n’est pas toujours associée au déficit d’attention et elle est référencée parmi les troubles bipolaires. Le point commun entre TDAH et cyclothymie, ce sont ces oscillations courtes de l’humeur, souvent sans épisode de vraie dépression. Selon, les personnes, l’évitement de l’émotion peut passer par une addiction (alcool, comportement à risque, …) Pour ceux qui ont des moments d’euphorie, ils sont souvent très courts, notamment parce qu’ils peuvent le payer cher la nuit suivante (sommeil écourté), ou immédiatement car ils vont avoir des comportements ou tenir des propos qu’ils vont regretter très vite par manque de confiance, culpabiliser, vouloir se rattraper et éventuellement s’enterrer encore plus vis à vis de leur interlocuteur qui n’avait peut-être rien remarqué. Un fort moment d’enthousiasme est donc souvent suivi par une redescente, des réflexions interminables, des regrets, des ressassements sur eux-mêmes, voire une déprime plus ou moins forte. Ils vont basculer ainsi vers une attention plus faible, ce qui va entraîner tous les autres symptômes de ce tableau. Cette irrégularité, qui est différente de la bipolarité bien que certains TDAH soient également bipolaires (maniaco-dépressifs), est souvent présente, et pour certains à tous les niveaux de leur vie. Une vraie dépression peut survenir aussi, en particulier quelque temps après une séparation, un deuil, une perte d’emploi, lors d’un burnout professionnel, lors d’un changement radical de style de vie, devenu trop statique par exemple. Tout cela est souvent accentué par la crise du milieu de vie, période où ils se posent des questions sur leur place dans ce monde et leur avenir. Même si ce n’est pas du tout plaisant à vivre pendant plusieurs mois, elle peut être une source de renouveau à terme car elle peut permettre d’apprendre à mieux se connaître et de se recentrer pour la suite de sa vie sur ce qui est important, en lâchant prise sur ce qui fait du mal depuis très longtemps comme le sentiment de ne jamais s’accomplir et de vouloir en faire trop. Une thérapie courte et/ou un antidépresseur, voire même un anxiolytique, peuvent être nécessaires pour en sortir. Les impulsifs sont en mode réactif et se fâchent facilement. Leur tempérament bouillant peut provoquer des comportements intrusifs et dérangeants. D’autres sont simplement provocateurs et beaucoup s’ennuient assez vite au contact des autres. Cela commence très tôt durant l’enfance où les discussions des repas de famille les ennuient, et cela continue à l’âge adulte dans les réunions de travail. Certains ont du mal à s’exprimer car l’idée qui vient d’apparaître est toujours prioritaire, même s’ils ont déjà commencé leur phrase sur un autre sujet. Au-delà de deux ou trois personnes, beaucoup se sentent dissociés de la conversation en cours, ou en méta-position, tel un observateur de ce qui se dit, sans pouvoir entrer normalement dans la conversation. D’autres développent une anxiété sociale ou simplement des paniques fréquentes avant leurs rendez-vous. Certains oublient leurs engagements, d’autres passent à côté des règles élémentaires de courtoisie ou de savoir-vivre. Ils gaffent souvent en parlant trop impulsivement sans avoir suivi le début de la conversation. Beaucoup d’irrégularité là aussi pour certains, avec des comportements différents dans le monde professionnel et familial, ou d’un contexte à l’autre, ou d’une journée à l’autre. Comme ils passent d’un extrême à l’autre facilement, ils alternent souvent entre naïveté et méfiance selon les périodes et les évènements. Leur comportement à long terme dans un groupe est difficile, sauf s’ils ont un rôle spécial qui leur permet d’être attentif ou simplement d’exister (chef, orateur, formateur, consultant, expert, gai-luron, calimero, etc...). Au travail, Ils ont du mal à suivre les règles et procédures établies pour faire à leur façon, à tort ou à raison. Dans leur vie personnelle, ils peuvent être très différents, avec un sentiment de plus grande liberté, en pouvant choisir leurs amis et leurs activités, avec un besoin de variété et d’alternance. Certains ont une personnalité « évitante » ou une phobie sociale plus ou moins prononcée. D’autres passent leur temps à blâmer les autres, la société, les injustices qu’ils ressentent en permanence. Ce sentiment d’injustice peut être réel, de par leur incapacité à élaborer des stratégies gagnantes avec leurs relations, mais il peut être exagéré du fait qu’ils n’adoptent pas les mêmes règles que la plupart des gens. Beaucoup sont peu coopérants et veulent absolument faire les choses à leur manière, sans lire les instructions au complet s’il y en a. On observe souvent chez eux des changements d’humeur imprévisibles.Ils sont souvent différents avec leurs proches avec lesquels leur hypersensibilité domine. On constate plus de problèmes familiaux et de problèmes de couples chez les adultes TDAH, avec plus de divorces. Leur sentiment de retrouver la liberté peut atténuer l’échec s’ils sont relativement jeunes. Il y a chez les adolescents plus de relations sexuelles précoces et non protégées, avec beaucoup de grossesses non désirées et de maladies sexuellement transmissibles. Certains n’ont pas assez d’attention pour mener à bien leur relation sexuelle et se déconcentrent durant l’acte. Malgré le temps qu’ils passent à réfléchir sur eux-mêmes (pour certains), ils ne mesurent pas souvent l’impact qu’ils ont sur les autres et peuvent les blesser. Ils ont souvent une mauvaise capacité d’introspection sur eux-mêmes et leurs comportements en société. Certains sont en opposition permanente qui vont jusqu’à des troubles de conduite en société. La plupart des adultes TDAH ont une hypersensibilité émotionnelle, comme environ 20% de la population générale même si ce tempérament (ou syndrome) n’est pas recensé comme tel par la psychiatrie comme l’est le TDAH. Pouvant être pris pour des timides, introvertis ou dépressifs, c’est plus simplement leur cerveau qui traite l’information de manière trop large ou détaillée dans certaines situations. Ils arrivent dans un groupe et ils détectent immédiatement les humeurs de chacun et s’imaginent déjà ceux qui leurs sont hostiles. Certains désirent souvent aider intensément les autres, ou faire de la psychologie, y compris sur eux-mêmes. Ils sont plus susceptibles que la moyenne des gens. Très sensibles à ce que disent les autres, ils (et souvent elles) sont souvent blessés, ont les nerfs à fleur de peau, même s’ils le cachent souvent. Ils peuvent cultiver alors un ressentiment envers les autres (et eux-mêmes) et ressasser ces pensées. Ils sont très influencés émotionnellement par leurs relations, ils ne savent pas garder une bonne distance par rapport aux autres, soit trop proches et trop empathiques, soit trop éloigné car distraits ou au contraire méfiants. Beaucoup sont différents dans le monde professionnel et personnel, avec des inconnus et leurs proches. Ils peuvent mettre des barrières émotionnelles dans certains contextes ou être des éponges émotionnelles dans d’autres situations. En matière amoureuse, cela peut prendre des proportions inimaginables avec un sentiment d’amour trop rapide dans le processus de séduction, au point de faire peur à leur partenaire qui ne va pas comprendre l’importance de certains détails. Il peut s’en suivre des chagrins d’amour très intenses aussi. On peut aussi parler d’hyper-émotivité, un yo-yo incessant qui les fait passer du meilleur au pire rapidement. Une hyperréactivité par rapport à l’environnement et aux situations de vie. Une mauvaise nouvelle, une scène émouvante dans un film, ou quelqu’un qui semble triste peuvent les ébranler. Il existe aussi une hypersensibilité sensorielle (bruits, lumière, toucher, odeurs) qui est souvent décrites par les adultes TDAH. Certains ne supportent pas les écrans de télévision ou d’ordinateur car le défilement des images et des sons les irritent. Certains vêtements ou tissus leur sont insupportables. L’inquiétude et la prise de risque sont deux symptômes contradictoires qui peuvent se retrouver chez un même individu. Le manque d’attention est source d’hésitations et de préoccupations fréquentes (« vais-je avoir la concentration ou la stabilité émotionnelle pour le faire ? »), et donc une inquiétude pour les tâches banales (les tâches ménagères, parler avec quelqu’un, …). Cette inquiétude peut prendre différentes formes (stress, anxiété d’anticipation, crise d’angoisse). Même s’ils ont un sentiment permanent d’insécurité, les vrais dangers et les gros défis peuvent au contraire les attirer et les galvaniser. De ce fait, certains sont toujours à la recherche d’une nouvelle expérience ou d’une sensation forte qui pourrait les sortir de leur tourbillon intérieur. Ce n’est pas nécessairement gravir une montagne : cela peut être d’improviser une recette de cuisine hasardeuse quand on reçoit des invités par exemple, ce qui peut leur faire accumuler les échecs. En raison du balancier entre inquiétude et prise de risque, entre impulsivité et léthargie, le processus de décision est forcément irrégulier. Une démission ou une séparation peuvent être plus facile et rapide que le choix vestimentaire du matin, mais les conséquences de ces décisions impulsives peuvent être mal vécues par la suite. L’inquiétude chez eux se traduit souvent par une anxiété d’anticipation plus souvent qu’une véritable anxiété générale que l’on retrouve quand même chez 30% au moins des adultes TDAH. C’est plus souvent une peur ou une panique de ne pas être à la hauteur dans les minutes, heures ou jours qui suivent, une anxiété de performance causée par les symptômes déroutants et irréguliers du TDAH. Cette anxiété n’a pas souvent de raison d’être car, quand ils s’approchent de la situation ou de la date butoir, ils vont plutôt avoir de la facilité à faire face, grâce à l’adrénaline puis la dopamine que cela leur procure. Pour certains, ces formes d’anxiété peuvent les paralyser et les empêcher d’avancer et de développer leur potentiel spécifique. Ils paniquent souvent. Cela peut aller jusqu’à des crises d’angoisse brèves et espacées, mais c’est ensuite surtout la peur de la crise qui prend le dessus, qui peut aller jusqu’à un trouble panique, avec ou sans agoraphobie, qu’ils n’avaient pas quelques années plus tôt. Cette anxiété a chez eux des raisons différentes de la plupart des gens. Les gens non TDAH vont être souvent anxieux parce qu’ils veulent tout planifier et tout prévoir (en accumulant les polices d’assurance par exemple), ou alors du stress par rapport aux soucis d’un projet à long terme comme la construction d’une maison. Pour la plupart des adultes TDAH, en raison de leur difficulté à planifier ou à s’engager sur des projets longs et complexes, ils vont plutôt être anxieux sur l’anticipation d’un évènement futur, sur la stagnation de leur vie, ou à court terme sur leur incapacité à assumer les tâches de tous les jours avec des paniques fréquentes. Ils ont souvent l’impression d’être submergés par les tâches à faire, et elles s’accumulent effectivement parce qu’ils en sont paralysés. Ils peuvent facilement se noyer dans un verre d’eau. Ces différentes formes d’inquiétudes et de stress, fréquentes chez beaucoup d’entre eux, en dehors de petits moments euphoriques qui les caractérisent aussi, engendrent une incapacité à se détendre, une tension permanente dans la tête et le corps qui peut être à terme la source de nombreuses maladies psychosomatiques (fibromyalgie, maladie de Crohn, …) ou de douleurs récurrentes dans leurs corps. L’anxiété, la dépression et la mauvaise santé constituent le summum de la souffrance psychique humaine mais il faut parfois toucher le fond pour trouver la motivation à rebondir et à se prendre en main. La découverte du TDAH qui est peut-être à la base de ce cocktail explosif, pourrait être un catalyseur pour le début d’un renouveau, grâce à toute l’information et les solutions que l’on peut trouver sur ce trouble neurologique. Toujours en recherche de stimulations fortes, Ils peuvent tomber facilement dans des addictions psychologiques ou physiques avec des substances licites ou illicites comme l’alcool, le tabac et la nicotine, les drogues (cannabis, cocaïne, …), les cocktails de médicaments (stimulants + antidépresseurs + anxiolytiques + hypnotiques). Dans la catégorie des stimulants, il y a aussi le chocolat et surtout le café en grande quantité pour certains, non addictif biologiquement donc plus facile à diminuer. Il y a aussi les abus de nourriture qui engendrent de la surcharge pondérale, lié aussi souvent à de mauvaises habitudes de vie (manque d’exercice). Le sucre est une addiction classique car cela leur donne une sensation de bien-être par rapport à des hypoglycémies fréquentes, causées justement par une alimentation ne contenant pas de sucres lents. Les matières grasses procurent un plaisir immédiat dont ils abusent aussi. Tout cela provoque des problèmes de santé à terme et une espérance de vie plus faible, d’autant plus qu’ils ont en moyenne plus d’accidents et de traumatismes physiques. Ils peuvent se considérer malchanceux alors que qu’il s’agit d’un manque d’attention trop fréquent. Ils peuvent aussi développer des comportements addictifs pour ce qui les motivent ou simplement ce qui leur donne des stimuli souvent sans objectifs. Ils sont souvent trop accaparés par le côté interactif et rapide de la technologie (Internet, recherches Web, réseaux sociaux, blogs, chat, forums, jeux, smartphone, drague virtuelle, etc.). Ils peuvent être aussi addicts au travail pour se rassurer quant à leur problème d’attention, ou par manque d’intérêts en dehors du travail. Une partie des adultes TDAH sont hypersexuels avec une addiction à la masturbation (homme et femme).Certains sont simplement addictifs aux émotions fortes puisque c’est le seul carburant qu’ils ont trouvé pour se mettre dans l’action ou avoir le sentiment d’exister sans être pollué par leur mental. Ils ont développé des valeurs exigeantes, humanistes par exemple, ou cherchent des relations non ordinaires, puis des ruptures brutales ou des mélodrames, en traversant sans arrêt des cycles plaisirs/souffrances ou illusion/désillusion. On parle aussi d’addiction à l’auto-sabotage quand on préfère l’évitement à toute autre forme de besoin, on préfère ainsi l’échec à la réussite car on y a été habitué depuis le plus jeune âge. Tous ces symptômes peuvent mener à terme à un isolement avec des conséquences sur l’équilibre et la santé, voire une désocialisation si les problèmes relationnels entrainent une coupure avec l’entourage familial et social. À l’extrême, cela peut aller jusqu’à un laisser-aller au niveau de l’hygiène élémentaire (certains se lavent peu souvent), puis une marginalisation peut-être voulue au départ mais qui vont compliquer la vie de tous les jours jusqu’à devenir SDF pour certains. Même ceux qui ont une vie de famille et professionnelle vont souvent sentir ce côté décalé par rapport aux autres et vont ressentir ce sentiment de solitude intérieure, du fait de se sentir très différents avec des préoccupations liées aux difficultés à exécuter les tâches du quotidien ainsi que se connecter aux gens et aux situations, plutôt qu’aux problèmes généraux qu’on entend en boucle dans les médias. Certains ne donnent plus de nouvelles pendant de longues périodes, à cause d’une humeur dépressive, ou au contraire d’un engouement démesuré pour un projet, ou un voyage à l’autre bout du monde. Cela peut déstabiliser leurs proches et dans ces conditions, c’est difficile de garder de bonnes relations avec sa famille ou de garder des amis sur le long terme. On peut mal le vivre à partir d’un certain âge avec un grand sentiment de solitude ou d’échec de vie, ou en ayant l’impression d’être nulle part chez soi à force de bouger géographiquement. Certains ont une sociabilité ou une drague de façade, notamment aujourd’hui à travers des rencontres virtuelles sur internet et les réseaux sociaux. Ils multiplient les rencontres et les aventures amoureuses éphémères et en sont satisfaits ou insatisfaits selon leur valeur et leur âge. L’homme étant un animal social, cette solitude, si elle existe, n’est pas épanouissante pour la plupart. Mais pour certains, une vie relativement solitaire leur réussit assez bien, avec une vie intérieure ou spirituelle riche, ou simplement pour simplifier les difficultés qu’entrainent les relations sociales ou amoureuses.

  • Les rééducations | Dys Solutions France

    Dysphasie Les rééducations Pour la dysphasie, il faut intervenir au plus tôt, avant 2 ans et demi, 3 ans. Les séances d’orthophonie doivent être fréquentes et intensives (3 à 4 par semaine), au moins jusqu’à 7 ans et demi. Elles pourront ensuite être plus espacées. C’est l’orthophoniste, après bilan approfondi et chiffré, qui étudiera sa compréhension, notamment sa compréhension verbale ainsi que son expression et les moyens qu’il utilise pour se faire comprendre s’il ne parvient pas à bien parler (gestes, mimiques, dessins…). L’orthophoniste évaluera aussi le décalage par rapport aux autres enfants. Lors de cette rencontre, l’orthophoniste doit vérifier la présence d’anomalies spécifiques à la dysphasie de développement : l’enfant ne retrouve pas un mot qu’il connaît pourtant (manque du mot), il n’utilise pas ou peu les petits mots comme les articles (un, des, la, les…) et les prépositions (sur, avec, par, pour, en, à…) dans ses phrases, il juxtapose les mots sans conjuguer les verbes (agrammatisme ou dyssyntaxie), il comprend difficilement ; voire pas du tout ce qu’on lui dit (trouble de la compréhension verbale), il parle peu et difficilement. L’orthophoniste est le principal acteur pour la rééducation de l’enfant dysphasique, à raison de trois à quatre fois par semaine, en particulier lorsque l’enfant est jeune. La rééducation portera d’abord sur les deux versants du langage oral dans un premier temps mais aussi le langage écrit et la compréhension. Pour votre enfant, l’orthophoniste pourra : développer ses compétences auditivo-verbales de l’enfant (capacité, distinction des différents sons de la langue grâce à des aides spécifiques, conscience phonologique), ses compétences lexicales (compréhension du vocabulaire) ainsi que ses compétences syntaxiques (comprendre la phrase avec les petits mots : qui, ou, où, dont…) sur le versant de l’expression, mettre en place un code de communication (pictogrammes, mimogestualité), surtout si votre enfant ne parle pas encore, lui permettant d’exprimer ses besoins, ses désirs, ses sentiments travailler la conscience phonologique (segmentation des mots, rimes par exemple) proposer des activités ayant trait à la syntaxe pour bien placer les mots dans des phrases simples (sujet + verbe), puis de plus en plus complexes (sujet + verbe + complément) proposer des activités facilitant l’articulation Il faudra trouver un langage qu’il puisse utiliser pour se faire comprendre. L’utilisation de l’ordinateur est très précieuse. Il faut consulter un(e) ergothérapeute dès que possible. L'enfant dysphasique devrait être mis dès le CP sur ordinateur. Et comme il cumule toutes les DYS, il faudra passer par le bilan d'orthoptie, de neuropsychologie, de psychomotricité et d'ergothérapie. Ensuite, il y aura lieu de prioriser les rééducations en fonction des besoins spécifiques selon les périodes.

  • Diagnostic | Dys Solutions France

    Dyslexie - Dysorthographie Diagnostic Les parents sont alertés, souvent, par l’enseignant de CP qui constate que leur enfant ne fonctionne pas comme les autres pour beaucoup d'actions qui ne relèvent pas encore de la lecture. A tort, encore trop souvent, l'école rassure des parents lorsque l'enfant ne lit toujours pas en fin de CP au motif d'un manque de maturité, par exemple. La dyslexie n'est affirmée qu’à partir d’un retard persistant de lecture, de 18 à 24 mois par rapport à un enfant du même âge. Aussi, le diagnostic ne sera posé qu’en milieu ou fin de CE2. Il en va de même pour la dysorthographie. Même si les orthophonistes peuvent poser ce diagnostic, il est indispensable aujourd'hui de le faire valider par un médecin (généraliste, neuropédiatre, pédopsychiatre) avec bilans neuropsychologique, d’orthophonie et d’orthoptie, au minimum. Ces bilans permettront d'inspecter les troubles associés. C’est un diagnostic pluridisciplinaire. Cependant, dès le bilan d’orthophonie qui peut être réalisé dès la classe de moyenne section en maternelle , les rééducations peuvent commencer car les résultats apportés par cette rééducation orthophonique sont d’autant plus efficaces qu’elle est commencée tôt. Dès la fin de CP, il ne faut pas oublier de faire un bilan pour la dysgraphie et il conviendra, l’année suivante, de faire un bilan pour la dyscalculie. La dyslexie est un trouble des apprentissages qui ne peut être diagnostiqué qu’à la suite d’un bilan orthophonique complet, approfondi et chiffré. Il ne s’agit pas de faire un bilan, sur un coin de table en 30mn. Ces bilans ont une durée de 3 heures minimum. Il faut en effet que l’orthophoniste procède à l’évaluation approfondie d’un patient afin de s’assurer que celui-ci présente les troubles et ne relève pas : de déficience intellectuelle de troubles du déficit de l’attention de difficultés de compréhension de problèmes moteurs tels qu’on peut les observer en cas de dysgraphie, par exemple. Au cours de ce bilan, l’orthophoniste peut déceler divers troubles susceptibles d’être associés à une dyslexie-dysorthographie comme la dysgraphie, la dyscalculie et la dysphasie. ATTENTION : ne pas confondre avec l’alexie . L’alexie est un trouble aphasique visuel, lié à la lecture. Le cerveau n’analyse pas les stimuli visuels et la compréhension du langage écrit s’en trouve compromise : l’idée exprimée par l’écriture n’est pas comprise. L’alexie, contrairement à la dyslexie, suppose que l’individu a mené à bien son apprentissage de la lecture. Il existe plusieurs types d’alexie déterminés par des troubles associés: perte du champ visuel ou autre trouble du langage. La plupart des alexies sont dues à un accident vasculaire cérébral.

  • TDAH chez l'adulte | Dys Solutions France

    TDAH chez l'adulte Parce que le TDAH est de plus en plus visible, les adultes TDAH sont de mieux en mieux repérés. Aussi, il nous a semblé intéressant de faire une rubrique spécifique. Cette rubrique est largement inspirée du site https ://www.tdah-adulte.org/ Quelques conseils : Au quotidien pour réguler l’attention, maintenir un bon niveau d’énergie et d’humeur sans excès de stress ou d’anxiété, on s’attachera à avoir un bon sommeil, une bonne respiration, une bonne hygiène alimentaire sans hypoglycémie, de l’exercice physique, des pratiques de calme mental (relaxation, ballade en nature, yoga, méditation), ainsi que des techniques anti-procrastination et d’amélioration des relations humaines, et surtout adapter sa vie à ce trouble. Pour certains, un traitement par Méthylphénidate s’avéra utile. La difficulté consiste à trouver le bon dosage et la bonne utilisation pour éviter les effets indésirables. Des ajustements sont donc souvent nécessaires mais les effets sont assez rapides et permettent d’aider à médiciner au plus près des besoins. Le traitement apportera de l’apaisement au quotidien.

  • Et après? | Dys Solutions France

    Dyscalculie Et après? Ces troubles retentissent donc de façon significative sur l’insertion scolaire et sociale : – dans la vie quotidienne, ces troubles peuvent se répercuter sur l’utilisation des sommes d’argent et tous les autres actes de nécessité courante faisant appel à la manipulation de nombres et de chiffres (durée, distance, quantité) ; – ces incapacités se répercutent sur les apprentissages scolaires, particulièrement en mathématiques et dans les matières nécessitant l’utilisation de données numériques. Pour l’adolescent, les nombres sont difficiles à utiliser dans le quotidien. De nombreux domaines sont impactés : suivre une recette en respectant les quantités, calculer à quelle heure partir pour ne pas manquer l’autobus, découper la bonne grandeur de papier pour emballer un cadeau, estimer la monnaie qui devrait nous être rendue, etc. Ces jeunes vont apprendre à compter et à calculer, souvent en décalage avec les jeunes du même âge, mais ce sera toujours au prix d’un effort considérable, d’un temps d’exécution plus long qu’attendu et avec des erreurs. La dyscalculie à l’âge adulte pose également des problèmes, pour évaluer des distances ou des poids (difficultés avec les mesures), utiliser les dates et les heures parfois (sur une montre analogique), s’orienter, avoir une notion du prix d’un objet pour s’y référer, monter un meuble selon un schéma, etc…

  • le TOP | Dys Solutions France

    TDAH Trouble d'Opposition avec Provocation - TOP Avant tout, il faut poser que le Trouble d'Opposition avec Provocation (TOP) se construit ; contrairement au TDAH qui serait génétique. Il ne s'agit pas ici de critiquer ou juger les parents mais bien d'expliquer que si le TOP est construit, il peut être déconstruit. 1. La définition Le trouble oppositionnel avec provocation est un modèle récurrent ou persistant de comportements négatifs, provocants ou même hostiles envers les figures de l'autorité. Le trouble d’opposition avec provocation est caractérisé par une désobéissance quasi-généralisée. Face à une consigne qui lui déplaît, l’enfant peut alors montrer : soit de l’opposition passive (semble acquiescer à la demande, mais omet volontairement d’y donner suite), soit de l’opposition active (l’enfant crie, frappe, lance les objets, ou confronte et défie par un “non” en regardant dans les yeux), soit de l’opposition dite passive-agressive (l’enfant semble se conformer à la demande de l’adulte, mais il blesse autrui ou brise “accidentellement” quelque chose en cours d’action). Bien que le trouble oppositionnel avec provocation soit parfois considéré comme une version atténuée du trouble des conduites (voir plus bas), il n'existe que des similitudes superficielles entre ces 2 pathologies. Les caractéristiques principales de ce trouble sont l'irritabilité et la provocation . 2. Diagnostic Ce diagnostic ne doit pas être vu comme un trouble bien circonscrit mais plutôt comme une indication de problèmes sous-jacents qui pourraient nécessiter d'autres examens et traitements. Généralement, les enfants qui présentent un trouble oppositionnel avec provocation ont tendance à faire ce qui suit: Perdre leur sang-froid facilement et de manière répétée Se disputer avec les adultes Défier les adultes Refuser d'obéir à des règles Délibérément "embêter" d'autres personnes Blâmer les autres pour leurs propres erreurs ou débordements Être facilement agacé et irrité Être méchant ou vindicatif De nombreux enfants touchés ont des déficits des compétences sociales. Le trouble oppositionnel avec provocation est diagnostiqué si un enfant a eu ≥ 4 de ces symptômes pendant au moins 6 mois. Les symptômes doivent également être graves et perturbateurs. Le diagnostic repose sur les critères cliniques. Au diagnostic du trouble oppositionnel avec provocation, le DSM-V parle d’humeur irritable/colérique, de comportements d’argumentation défiant l’autorité et/ou de comportements vindicatifs. 3. Le traitement Le traitement repose sur la psychothérapie individuelle associée à une thérapie familiale (incluant la personne ayant la charge de l'enfant). Parfois, des médicaments peuvent être utilisés pour réduire l'irritabilité. Mais aussi, le trouble oppositionnel avec provocation doit être distingué de ce qui suit, qui peut provoquer des symptômes similaires: Comportements oppositionnels de légers à modérés: de tels comportements se produisent périodiquement chez presque tous les enfants et adolescents. Trouble d'hyperactivité/déficit attentionnel non traité : les symptômes semblables à ceux du trouble oppositionnel avec provocation disparaissent souvent lorsque le déficit de l'attention/hyperactivité est traité de manière adéquate. Troubles de l'humeur : l'irritabilité provoquée par une dépression se distingue du trouble oppositionnel avec provocation par la présence d'une anhédonie et de symptômes neurovégétatifs (p. ex., troubles du sommeil et de l'appétit); ces symptômes passent facilement inaperçus chez l'enfant. Les troubles anxieux et les troubles obsessionnel-compulsifs : dans ces troubles, les comportements d'opposition se produisent lorsque les enfants ont une anxiété insurmontable ou quand ils sont empêchés de mener leurs rituels. Les problèmes sous-jacents (p. ex., dysfonctionnements familiaux) et troubles coexistants (p. ex., déficit de l'attention/hyperactivité) doivent être identifiés et corrigés. Cependant, même sans traitement, la plupart des cas de trouble oppositionnel avec provocation s'améliorent progressivement avec le temps. Initialement, le traitement de choix du trouble oppositionnel avec provocation est un programme de modification du comportement basé sur la récompense et destiné à orienter les comportements de l'enfant dans une direction plus socialement appropriée. Nombre de ces enfants peuvent tirer profit de la participation à des groupes de traitement qui construisent des compétences sociales. 4. La description des parents Face à ces enfants, les parents diront qu’ils se sentent constamment en situation de lutte de pouvoir. L’enfant refuse de se plier aux consignes, puis refuse de se plier aux conséquences et aux punitions imposées par les parents. Dans certains cas, les parents ont même l’impression que l’enfant a pris le dessus dans la maison et que dans le fond, c’est lui qui décide maintenant. Dans les cas plus graves, l’enfant, en plus de refuser de se plier à l’autorité, cherche à provoquer l’adulte. Ces enfants savent ce qui fait fâcher leurs parents, et ils l’exploitent. Ils savent aussi mettre le parent dans l’embarras en faisant des crises en public. C’est d’ailleurs souvent de cette façon, par les crises, qu’ils finissent par obtenir ce qu’ils veulent et qu’ils finissent par avoir régulièrement le dessus sur l’autorité parentale. Il s’agit alors d’un problème sérieux, face auquel il est impératif d’intervenir rapidement. Sans intervention, le trouble oppositionnel avec provocation peut évoluer en trouble des conduites, qui s’apparente davantage à de la délinquance (opposition aux règles de société, comportements qui violent les droits des autres, délits, agressivité physique, etc). 5. Conseils Il y a deux choses à retenir dans le cas d’enfants qui présentent de l’opposition. L’argumentation est le carburant qui maintient en vie le cycle de l’opposition. Coupez l’argumentation, vous couperez l’opposition. Lorsque le cycle commence, dès votre demande initiale on comptera jusqu’à 3 pour que l’enfant se conforme. Si ce n’est pas fait à trois, on coupe les ponts. On isole l’enfant et on cesse complètement d’interagir avec lui pendant quelques minutes. Un enfant ne peut s’opposer seul sur une île déserte. L’opposition n’existe que s’il y a quelqu’un pour relancer l’enfant. En coupant l’interaction et l’argumentation, on coupe le carburant au moteur de l’opposition. L’aspect le plus important sera d’établir un lien de confiance fort et inébranlable entre l’enfant et ses parents. Pour ce faire, il est incontournable de passer du temps positif et de qualité avec lui chaque jour pendant 20 à 30 minutes. L’enfant va souvent chercher de l’attention négative par son opposition, là où il n’arrive pas à obtenir de l’attention positive. Notons aussi qu’un enfant hésitera davantage à s’opposer s’il sent qu’il risque de briser un lien positif fort avec le parent et qu’il s’opposera davantage s’il sent qu’il n’a rien à perdre dans son lien avec le parent (ou même s’il sent qu’il y gagne de l’attention). L’enfant doit sentir un lien d’attachement fort, et ce avec ses deux parents. Il vaut la peine d’insister ici sur l’importance de l’investissement non seulement de la mère, mais aussi du père et souvent encore plus auprès de petits garçons qui le prennent comme modèle. Il est aussi recommandé de renverser l’interaction négative en utilisant le plus fréquemment possible des mots positifs envers l’enfant opposant. On le félicite pour ses réussites et ses efforts, et on lui répète qu’on l’aime et qu’on est fier de lui. Les contacts physiques comme les câlins et les baisers sont de puissantes méthodes pour solidifier le lien parent-enfant. Attention : Pour le parent qui vit au quotidien l’opposition et la provocation d’un enfant, l’amour qu’on pensait inconditionnel semble parfois ébranlé. Et débute ainsi un cycle où on cherche à éviter l’enfant parce qu’on anticipe un contact désagréable. Plus on cherche à l’éviter, plus l’enfant lui, aura besoin de se rassurer du fait que ses parents sont toujours là pour lui. Ainsi, il adoptera encore plus de comportements opposants et provocateurs afin de susciter une réaction et obtenir cette attention de ses parents. Un exemple typique pour les parents d’enfants opposant est le suivant: lorsqu’il joue seul, de manière calme et posée, on évitera à tout prix d’aller voir l’enfant pour ne pas briser ce beau moment de paix. On perçoit l’enfant comme une bombe sur le point d’exploser et on évite cette bombe, de peur de provoquer l’explosion. Ainsi l’enfant qui a à ce moment un comportement exemplaire, ne recevra aucune attention de la part de ses parents. Il aura tôt fait de réaliser que la meilleure façon d’obtenir cette attention sera d’exploser… Le Trouble des conduites Le trouble des conduites est un modèle de comportement récurrent ou persistant dans lequel l'enfant bafoue les droits d'autrui ou les principales règles ou normes sociales liées à son âge. Le diagnostic repose sur les critères cliniques. Le traitement des troubles concomitants et la psychothérapie peuvent obtenir des résultats; cependant, de nombreux enfants demandent une supervision intensive. La prévalence d'un certain niveau de trouble des conduites est d'environ 10%. Le début du trouble se situe habituellement à la fin de l'enfance ou au début de l'adolescence et est plus fréquent chez les garçons que chez les filles. Les enfants atteints d'un trouble des conduites semblent n'avoir aucun remord et violent à plusieurs reprises les droits d'autrui (p. ex., en intimidant, menaçant ou en causant des lésions, ou en usant de cruauté envers les animaux), parfois sans aucun signe d'irritabilité. Il est probable que l'étiologie en soit une interaction complexe de facteurs génétiques et environnementaux.

  • Dysphasie | Dys Solutions France

    Dysphasie La dysphasie fait partie des Troubles Neuro Développementaux (TND) et est nommée Trouble Développemental du Langage Oral (TDLO). Mais ici, on choisit de continuer avec le terme Dysphasie . Bon à savoir : Lorsque l'on relève d'une Dysphasie, on cumule également toutes les autres DYS .

  • Infos | Dys Solutions France

    en cours de construction

  • Démarches | Dys Solutions France

    Démarches Dans cette rubrique, vous allez trouver les démarches à faire, agrémentées des articles de loi sur lesquels s’appuyer en cas de litige. Le Code de l’Action Sociale et des Familles sera indiqué « CASF », le Code de l’Éducation « CE », le Code de la Sécurité Sociale « CSS », le Code du Travail « CT » et le Code des Transports « CTR ».Mais aussi, en fin de rubrique « annexe 1», vous retrouverez tous les liens donnant accès aux documents des BOEN (Bulletin Officiel de l’Éducation Nationale) ou site répertoriés. CASF Art.L114 RAPPEL : « Constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant. Les troubles « DYS » et TDAH font partie des Troubles du Neuro Développement (TND). Ils sont concernés par la loi du 11 février 2005 sur l’égalité des droits et des chances et l’insertion des personnes handicapées. La dyslexie, la dysorthographie, la dyspraxie, la dysgraphie, la dysphasie, la dyscalculie, le TDAH constituent des handicaps et de ce fait, il y a lieu d’en compenser les retentissements pour aider à l’intégration et l’accessibilité, avec une allocation si nécessaire pour les rééducations, des préconisations scolaires et des outils tels que matériel pédagogique adapté et/ou Accompagnant pour les Elèves en Situation de Handicap (AESH).Pour tous les problèmes en liaison avec la scolarisation d’un enfant handicapé, les parents et les enseignants peuvent s’adresser à l’Enseignant Référent à la Scolarisation des élèves en situation de Handicap (ERSH) de leur secteur, dont ils trouveront les coordonnées auprès de l’école concernée ou de l’inspection académique.

 

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