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  • Et après? | Dys Solutions France

    Dyscalculie Et après? Ces troubles retentissent donc de façon significative sur l’insertion scolaire et sociale : – dans la vie quotidienne, ces troubles peuvent se répercuter sur l’utilisation des sommes d’argent et tous les autres actes de nécessité courante faisant appel à la manipulation de nombres et de chiffres (durée, distance, quantité) ; – ces incapacités se répercutent sur les apprentissages scolaires, particulièrement en mathématiques et dans les matières nécessitant l’utilisation de données numériques. Pour l’adolescent, les nombres sont difficiles à utiliser dans le quotidien. De nombreux domaines sont impactés : suivre une recette en respectant les quantités, calculer à quelle heure partir pour ne pas manquer l’autobus, découper la bonne grandeur de papier pour emballer un cadeau, estimer la monnaie qui devrait nous être rendue, etc. Ces jeunes vont apprendre à compter et à calculer, souvent en décalage avec les jeunes du même âge, mais ce sera toujours au prix d’un effort considérable, d’un temps d’exécution plus long qu’attendu et avec des erreurs. La dyscalculie à l’âge adulte pose également des problèmes, pour évaluer des distances ou des poids (difficultés avec les mesures), utiliser les dates et les heures parfois (sur une montre analogique), s’orienter, avoir une notion du prix d’un objet pour s’y référer, monter un meuble selon un schéma, etc…

  • TDAH Adulte Troubles psychiatriques | Dys Solutions France

    TDAH chez l'adulte Troubles psychiatriques Dépression, anxiété généralisée, trouble panique, bipolarité, TOC, trouble borderline, troubles du sommeil, addictions, trouble des conduites et des comportements, trouble des conduites alimentaires, syndrome Gilles de la Tourette. Les troubles psychiatriques ou comportementaux ci-contre amènent un niveau de souffrance supplémentaire pour eux-mêmes et leur entourage. On parle alors de comorbidités au TDAH. Ces troubles peuvent donc être présents neurologiquement (déficit en sérotonine ou en gaba) et/ou être une conséquence des échecs et des frustrations à répétition. Ils sont présents dans 75% des cas chez les adultes TDAH à des niveaux différents. Donc la comorbidité n’est pas l’exception mais plutôt la règle. Beaucoup des symptômes cités précédemment sont simplement réactionnels ou adaptatifs par rapport au déficit d’attention, et ils sont difficiles à distinguer des vrais troubles psychiatriques ci-contre. Par exemple un stress ou une inquiétude permanente peut s’approcher de l’anxiété généralisée. De même la fatigue ou le manque de concentration ont souvent un lien avec un trouble du sommeil. Leurs fluctuations d’humeur sont difficiles à distinguer de celles d’un cyclothymique ou d’un trouble bipolaire. Le caractère impulsif, le rejet des normes et de l’autorité peuvent être confondus avec des traits « borderline ». Ainsi, de nombreux adultes TDAH pourront recevoir successivement ces diagnostics, et mettrons très longtemps avant de trouver le traitement médical adéquat (thérapie et/ou médicament), puis le mode de vie qui leur permettra de fonctionner sans médicament (hygiène de vie, métier approprié, calme mental, techniques relationnelle, …). En raison du caractère génétique et héréditaire du trouble, ils sont issus d’une famille où l’un des parents, grands-parents (cela peut sauter une génération), oncles ou tantes étaient atteints du déficit d’attention ou d’autres troubles de l’humeur plus ou moins bien diagnostiqués (dépression, anxiété, trouble bipolaire). Souvent ils étaient considérés comme bizarres, marginaux, voire fous à l’époque avec l’asile à la clé. Une histoire familiale violente ou dysfonctionnelle (avec souvent des abus d’alcool) a pu accentuer l’ampleur du TDAH et les souffrances de l’enfant TDAH, qui est devenu adulte et qui lit ces lignes aujourd’hui. La coexistence ou la prévalence d’un trouble psychiatrique est possible (trouble associé). Selon l’importance de ces troubles associés, ceux-ci seront traités en priorité avec des médicaments et des thérapies spécifiques, différents de ceux utilisés pour le TDAH. En attendant de consulter, et pour savoir si vous êtes plus dans le stress, l’anxiété, le trouble panique, la dépression, écoutez votre petite voix intérieure qui répète sans cesse lors de vos activités quotidiennes :« Il faut que j’y arrive »« J’ai peur de ne pas y arriver »« J’ai peur de la crise d’angoisse » (peur d’avoir peur)« Je n’y arriverai pas et je suis fatigué d’essayer » Stress / Anxiété / Trouble Panique / Dépression

  • Le quotidien | Dys Solutions France

    Dyspraxie - Dysgraphie Le quotidien À adapter selon l’enfant et l’âge 1. L’habillage On peut contourner les difficultés en supprimant tous les systèmes de fermeture : boutonnage, laçages et en préférant les velcros et les élastiques, … pour que lʼenfant soit le plus autonome possible. Veiller à ce que lʼenfant soit confortablement installé et ne soit pas dérangé au moment de s’habiller. Ne culpabilisez pas s’il vous faut choisir ses vêtements pour le lendemain. Ils ont du mal à adapter l’habillage au contexte. Et il ne faudra pas, pour autant, oublier d’expliquer ces adaptations / contournements lors de la visite médicale. 1.1 Les chaussettes. Veiller à acheter des chaussettes bien élastiques, qui « s'ouvrent » facilement. Lui montrer comment « faire une petite maison » pour mettre le bout de son pied. L’aider à mettre le début de la chaussette, à lui dʼenfiler le reste. Si cela reste difficile, n’hésitez pas à le faire pour lui. 1.2 Les chaussures Préférer les chaussures à velcro, ou les lacets élastiques. Ou utiliser les lacets entortillés en forme de ressort sur lesquels il suffit de faire un nœud simple ou de les croiser plusieurs fois pour faire lien efficace. Si les lacets sont choisis, utiliser des «stoppeurs» pour lacets à faire coulisser jusquʼau réglage souhaité. Pour lʼentraîner à nouer ses lacets : utiliser des lacets de couleurs différentes attachés ensemble pour lʼaider à percevoir où positionner les lacets pendant l’apprentissage. S’entraîner sur une chaussure « exercice » à poser à côté de soi. Peindre un point de couleur sur la semelle de ses chaussures pour éviter que lʼenfant ne se trompe de côté, ou mettre D et G quand il sait lire. Ne jamais s’énerver. L’ergothérapeute aidera l’enfant à réussir. 1.3 Les fermetures « Éclair » Accrocher un « anneau brisé » en métal (utilisé pour rassembler des clés), ou pompon ou anneau de porte-clés pour que la fermeture soit plus facile à saisir et à manipuler. 2. Le rangement Ranger ses affaires dans un placard ou des tiroirs faciles dʼaccès : coller des photos sur le bon emplacement pour lʼaider à retrouver ses affaires ou, dès qu’il sait lire, inscrire le mot qui convient sur le tiroir. Veiller ensuite à ne plus modifier ces emplacements. Choisir avec lui les affaires pour le lendemain et les ranger dans un ordre logique sur une chaise. Marquer ses vêtements, ses sacs et toutes ses affaires dʼécole avec son nom, de manière vraiment systématique. Cela en facilitera la reconnaissance, par lui-même ou ses camarades en cas dʼoubli. Ces oublis peuvent s’avérer fréquent, ne jamais s’énerver – prévoir plutôt les affaires en double. 3. La propreté Lʼenfant dyspraxique peut être en retard pour acquérir la propreté. Il se contrôle mal, demande à aller aux toilettes au dernier moment et a fréquemment de « petits accidents ». Là encore, il s’agit d’un geste. Il a également besoin dʼaide tardivement pour faire sa toilette, rincer les cheveux, … et sʼessuyer, au-delà de l'âge habituel. Il « oublie » de laver les parties non visibles de son corps (aisselles, nuque, etc…). C’est ainsi que même s’il est resté une heure sous la douche, il peut sentir la transpiration. Il ne faut pas hésiter à l’aider. À l’adolescence, pour préserver son intimité, on posera les questions d’usage : tu n’as pas oublié de te laver sous les bras, … . Il faudra questionner tous les jours pour ritualiser. On le snifera également au passage, à la sortie de la douche, pour s’en assurer. Il faudra lui expliquer l’importance des odeurs. On ne sent pas sa propre transpiration et à l’école, comme ailleurs, plus tard au travail, si l’on sent la transpiration, personne ne dit rien mais on vous met à l’écart. 3.1 Pour aider les plus petits, on peut … prévoir un pot « fauteuil »avec des accoudoirs pour se tenir et se lever facilement ; mettre une marche en plastique pour quʼil monte facilement sur les toilettes ; placer un réducteur de toilette. 3.2 Jusqu’au collège, on peut … lui rappeler fréquemment dʼaller aux toilettes ainsi que la séquence des gestes à pratiquer ; voire lʼobliger à y aller sans en sentir le besoin (car le besoin naît en même temps que lʼurgence), l’habiller avec des habits pratiques (ni boutons ni agrafes), prévenir l’enseignant de ne pas différer la demande de passage aux toilettes, prévoir des changes pour lʼécole en cas dʼaccident. 3.3 Pour la toilette, on peut … utiliser du savon liquide (qui mousse plus facilement que le savon en pain), lui mettre un peignoir de bain et lui apprendre à passer les mains sur son corps pour se sécher (ce qui lui permet également de « mieux sentir son corps »), pour se brosser les dents : utiliser de préférence une brosse à dent électrique. 4. Les repas Veiller à : ce que lʼenfant soit bien assis, les pieds par terre (ajouter un repose-pied sʼil nʼest pas assez grand), le dos bien calé et que la table ne soit pas trop haute. (Éviter quʼil ne soit perché sur des coussins instables), lui donner des couverts adaptés à sa taille (tordre éventuellement le manche pour faciliter la préhension), utiliser des petites cuillères profondes, garder un gobelet avec un couvercle assez longtemps, mettre « un set de table » pour éviter que son assiette ne bouge (on trouve en commerce spécialisé des sets antidérapants en latex), utiliser des assiettes creuses type “céréales” avec un rebord (plutôt que des bols trop profonds) pour éviter de renverser la nourriture, lui mettre un tablier en plastique type peinture pour le protéger (pour les petits), ne pas trop remplir son assiette ou son verre, lʼaider à couper la viande, éplucher les fruits, même à un âge avancé lʼentraîner à couper en lui proposant de couper des aliments mous : banane, poire, fromage, et petit à petit de la viande tendre. Vous pouvez également lʼaider à sʼentraîner sur de la pâte à modeler, lui confier des responsabilités : mettre les céréales dans le bol, lʼentraîner à verser son lait ou lʼeau avec une bouteille peu remplie. Certains enfants dyspraxiques, au cours dʼun repas, peuvent arrêter de manger parce que l’action de chercher les aliments, piquer avec la fourchette, effectuer ce geste de multiples fois, leur demande trop dʼefforts. Cela entraîne même chez certains des tensions quʼils peuvent avoir besoin d’évacuer en quittant la table quelques minutes. Il faut soit le laisser manger avec les mains (le jambon ou le poulet par exemple), soit lui couper la viande, soit accepter qu’il coupe de gros morceaux qui provoqueront une digestion plus difficile. Il ne sert à rien de le laisser en difficulté devant un fruit à peler. Le moment du repas est un moment particulièrement éprouvant pour l’enfant dyspraxique : il lui faut à la fois garder une position «correcte» (il a tendance à se maintenir à lʼaide des coudes, voire à reposer la tête dans la main et donner l’impression de mettre la tête dans l’assiette plutôt que de lever le coude), utiliser les couverts, éviter que verre et couverts ne tombent de table. Certains mastiquent la bouche ouverte. Il est important d’être compréhensif sʼils ne mangent pas proprement : il leur faudra plus de temps pour effectuer cet acte quotidien de façon correcte. Si vous voyez que votre enfant ne mange pas à cause de l’épuisement gestuel, nʼhésitez pas à lui donner à manger bien au-delà de lʼâge conventionnel. 5. Les loisirs, le sport Beaucoup désirent pratiquer des activités sportives et loisirs manuels qui peuvent sembler difficiles au premier abord : ski, vélo, tir à l’arc, judo, poney, poterie, peinture… Aucune activité nʼest à proscrire, mais il s’agira dʼadapter la pratique aux capacités et aux goûts de lʼenfant, en veillant à positiver ses efforts. Il faut en particulier tenir lʼintervenant sportif informé afin quʼil comprenne les difficultés de lʼenfant, quʼil explique patiemment et sʼadapte aux limitations praxiques. Les sports de compétition, notamment en équipe, où lʼenfant moins habile peut être facilement « mis de côté » sont à envisager après réflexion avec les moniteurs/entraîneurs et lʼenfant (basket, handball, football, mais aussi gymnastique par équipe, natation etc.). Lʼéquipe doit être capable dʼaccepter un « jeu » un peu différent (il est parfois possible dʼinscrire lʼenfant dans une équipe plus jeune que sa tranche dʼâge). Néanmoins, des surprises sont à attendre si l’enfant est très motivé pour un sport. Il peut alors déplacer des montagnes. En matière de loisirs, les enfants dyspraxiques ont souvent une prédilection pour les activités faisant appel à l’imagination plus quʼaux jeux sollicitant lʼhabileté manuelle (comme les puzzles, les jeux de construction). Voici une liste dʼactivités dont votre enfant peut sans doute, parmi d’autres, user sans modération : les déguisements (jeux de rôle), les marionnettes, les figurines des dessins animés (inventer des histoires), les poupées et les dînettes, les voitures et les garages, tous les animaux (ferme, jungle, mer, dinosaures, oiseaux…), les logiciels informatiques, les jeux vidéo (qui ont l’avantage d’apporter plus de dextérité aux mains et aux doigts, à la coordination des mouvements, mais aussi à la recherche visuelle et développe les réflexes) ;•les sorties culturelles (théâtre, cinéma, concerts, expositions, visites de musées, de villes, de châteaux, de jardins, de parcs animaliers…) et les voyages (prévoir éventuellement un temps de repos avant et après chaque visite), les films en vidéo, les documentaires, les livres enregistrés, la musique, la cuisine, les jeux de baby-foot (entraînement coordination œil-main, rotation du poignet, anticipation des directions), avec un panier de basket, le badminton, le trampoline (pour muscler et travailler l’équilibre), les pratiques artistiques (théâtre, danse, musique, arts plastiques…) en recherchant plaisir et épanouissement plus que performance et élitisme. Pensez à des solutions simples de substitution. Si skier est impossible : la luge, les promenades en raquettes, les balades en traîneaux seront aussi des occasions d’apprécier les loisirs dʼhiver. En attendant de savoir faire du vélo, une trottinette permettra à certains dʼapprendre lʼéquilibre. Si la natation sʼavère hors de portée, pensez aux jeux et aux sauts en piscine (qui permettent de sentir son corps autrement). Leur apprendre les mouvements des bras et des jambes séparément, et surtout à être à l’aise sous lʼeau avant de passer à lʼapprentissage classique de la nage. Toute activité doit rester un plaisir, un moment où lʼenfant nʼest pas mis en échec et peut s’épanouir. En la matière, un seul conseil : laissez-vous guider par votre enfant. 6. Comment l’aider à la maison, des propositions Il est important de ne pas le surcharger de travail après sa journée de classe, sachant que cette fatigabilité est importante et découle des efforts fournis dans la journée. Choisir un endroit confortable et au calme pour étudier à la maison, en contrôlant le bruit et les distractions visuelles (loin dʼun téléviseur ou d’une machine). Veiller à ce que lʼenfant soit confortablement installé : lumière éclairant nettement les supports mais venant de derrière lʼenfant, cale sous les pieds, pupitre légèrement incliné. Penser à le soulager au niveau des gestes surtout le soir (de l’écrit, de l’organisation, des manipulations : pour trouver la bonne page,… ) Adapter les supports et améliorer la présentation du travail, pour aider lʼenfant à se repérer dans l’espace de la feuille (haut, bas, droite, gauche). On peut baliser la feuille avec des traits de couleur : Trait vert à gauche (vert pour le départ), rouge à droite (rouge pour l’arrivée), jaune en bas comme le sable, bleu en haut comme le ciel. Placer la feuille à la verticale (utilisation du pupitre) puis peu à peu la descendre à horizontale.

  • TDAH chez l'adulte | Dys Solutions France

    TDAH chez l'adulte Parce que le TDAH est de plus en plus visible, les adultes TDAH sont de mieux en mieux repérés. Aussi, il nous a semblé intéressant de faire une rubrique spécifique. Cette rubrique est largement inspirée du site https ://www.tdah-adulte.org/ Quelques conseils : Au quotidien pour réguler l’attention, maintenir un bon niveau d’énergie et d’humeur sans excès de stress ou d’anxiété, on s’attachera à avoir un bon sommeil, une bonne respiration, une bonne hygiène alimentaire sans hypoglycémie, de l’exercice physique, des pratiques de calme mental (relaxation, ballade en nature, yoga, méditation), ainsi que des techniques anti-procrastination et d’amélioration des relations humaines, et surtout adapter sa vie à ce trouble. Pour certains, un traitement par Méthylphénidate s’avéra utile. La difficulté consiste à trouver le bon dosage et la bonne utilisation pour éviter les effets indésirables. Des ajustements sont donc souvent nécessaires mais les effets sont assez rapides et permettent d’aider à médiciner au plus près des besoins. Le traitement apportera de l’apaisement au quotidien.

  • Retentissements | Dys Solutions France

    Dysphasie Retentissements 1. Les Troubles associés 1.2 Les troubles constamment associés à la dysphasie – Troubles de la mémoire auditive : votre enfant éprouve des difficultés à retenir ce qu’il entend, ce qui le perturbe dans tous les apprentissages alors qu’il mémorise beaucoup plus facilement ce qui lui est présenté visuellement. – Troubles de l’organisation temporelle : votre enfant se repère difficilement dans le temps (il ne connaît pas les jours, les mois, les saisons). – Troubles spécifiques du langage écrit : Votre enfant finit par déchiffrer mais n’en comprend pas toujours le sens. Les fautes d’orthographe sont nombreuses. 1.3 Les troubles non constants – Troubles psychomoteurs : votre enfant a marché tardivement, sa motricité globale (marcher, porter…) et sa motricité fine (tenir un stylo, par exemple) peuvent être perturbées. – Troubles praxiques : votre enfant ne peut ni concevoir ni réaliser un geste alors qu’il ne présente ni paralysie, ni difficultés motrices. Il rencontrera par exemple des difficultés à manipuler des objets, à écrire, à dessiner et à effectuer des gestes dans la vie quotidienne (habillage, repas…). – Troubles de l’organisation dans la vie quotidienne ou dans les problèmes de mathématiques. – Troubles d’abstraction et de généralisation : votre enfant a des difficultés de représentation mentale, avec le sens figuré, les mathématiques. Il a des difficultés à aborder une notion nouvelle dans un contexte nouveau. – Troubles de l’organisation spatiale : il n’intègre pas les termes spatiaux comme «sur, sous, devant, derrière, ». – Trouble Déficit de l’Attention avec Hyperactivité (TDAH). 2. Les conséquences sur les apprentissages 2.1 Pour les dysphasies expressives Dyslexie : retard de dix-huit mois à 2 ans par rapport à l’âge chronologique, dans l’acquisition de la lecture, chez un enfant présentant une dysphasie. Trouble toujours associé à la dysorthographie. Dysorthographie : difficulté d’apprentissage de l’orthographe. Trouble toujours associé à la dyslexie. 2.2 Pour les dysphasies réceptives Troubles de la compréhension de la lecture : bien que le déchiffrage se mette en place, l’enfant ne comprend pas le sens de ce qu’il lit. Dyscalculie : trouble développemental de l’apprentissage du calcul. 2.3 Les troubles du comportement En raison de ces difficultés à exprimer et partager ses émotions, il peut présenter une grande agitation voire une instabilité. Il se concentre difficilement et ne maintient son attention sur une activité que très peu de temps. Il peut être inhibé et/ou anxieux, il peut s’isoler. Toujours pour les mêmes raisons, il peut avoir des troubles de l’alimentation, du sommeil, du contrôle sphinctérien. Il y aura lieu de consulter un pédopsychiatre et/ou un psychologue.

  • Et après | Dys Solutions France

    Dyslexie - Dysorthographie Et après? Un jeune dyslexique dysorthographique (sans troubles associés autre qu’une éventuelle dysgraphie) aura probablement moins de difficulté à trouver un emploi qu’un jeune dysphasique, par exemple. Il est, en règle générale, performant pour tout ce qui touche au domaine manuel et / ou créatif. Ceux qui auront probablement le plus de difficultés sont ceux qui relèvent d’une dyslexie mixte. Néanmoins, la qualité des rééducations et le parcours de vie (famille porteuse ou pas, parcours scolaire mal traitant ou pas) ainsi que la personnalité et les capacités intellectuelles du jeune empêche de décrire un seul et même parcours. En effet, deux jeunes dys, même s’ils relèvent de la ou les mêmes dys, seront de toute façon, très différent l’un de l’autre. Le jeune dyslexique a souvent eu un parcours scolaire difficile et chaotique mais peut exceller en CAP, lycée professionnel, etc… partout où le langage écrit n’est pas l’unique base du savoir et du rendu de ce savoir. On trouve de nombreux jeunes dyslexiques passé par le GRETA, par exemple ou à l’armée. Pour le lycée professionnel, le choix de la filière passe par le nombre de points acquis par les notes de troisième qui évaluent trop souvent en-dessous de ses capacités. Il atteindra rarement la filière qu’il a choisie et cela reste très injuste. Dès la troisième, il faut demander une bonification à l’orientation car il n’y a pas égalité des chances d'abord sur les points (notes), tout au long de l’année puis également sur l’évaluation du jeune, en général. On constate que la façon d’enseigner (si l’on arrive à engager son intérêt), la revalorisation, la maturité du jeune, permettront d’avoir de bons résultats. Pour ceux, trop souvent sortis « sans solution » du système scolaire, le GRETA est une vraie seconde chance. La Mission Locale peut aussi être une ressource intéressante. Ces jeunes, en souffrance, incompris, ayant acquis plus de maturité, feront eux-mêmes le choix d’un métier. Gardez-vous de choisir pour lui. Pour que leur volonté leur permette de déplacer des montagnes car, n’en doutez pas, même jeune adulte, la dyslexie est toujours bien là et donc, les difficultés au langage écrit aussi, il faut que ce choix soit LEUR choix. Ces diplômes du lycée professionnel comme du GRETA font une part importante à la prestation orale ou tout bon dyslexique excelle. Tout métier manuel leur est ouvert. Ils sont, en général, très adroits. Quant à l’armée, elle est un nid à DYS. En effet, ce qui est recherché n’est pas le langage écrit mais bien les qualités physiques dont les dyslexiques ne manquent pas. Ils sont vifs et débrouillards. Le côté « famille qui leur dit ce qu’il faut faire » les séduit mais ils auront rapidement quelques difficultés avec la rigidité et l’inflexibilité de l’armée. Enfin, dans la vie quotidienne d’adulte, ils arrivent assez bien à faire illusion et peuvent ainsi dissimuler leur dyslexie. Ils réussissent assez facilement l’examen du permis de conduire, par exemple. Ils vont trouver toutes sortes de contournement pour leur vie de tous les jours. La grande difficulté, pour ces jeunes, reste la scolarité.

  • Retentissements | Dys Solutions France

    TDAH Retentissements Des symptômes Les symptômes d’inattention sont peu spectaculaires, souvent méconnus, et leur retentissement néfaste risque d’être imputé à d’autres causes. Les symptômes de l’hyperactivité sont beaucoup plus dérangeants, ils n’échappent jamais à l’observation de l’entourage chez un enfant « agité en permanence, et depuis toujours », ainsi qu’on le décrit habituellement. Les symptômes de l’impulsivité sont couramment rattachés à ceux de l’hyperactivité, on parle alors d’« hyperactivité-impulsivité ». Mais il existe bel et bien des enfants inattentifs et impulsifs, sans hyperactivité marquée. D’autres symptômes se rencontrent souvent chez les patients ayant un TDAH : excitabilité et colères, labilité de l’humeur et insatisfaction formant une « dysrégulation émotionnelle » ; difficultés relationnelles et isolement témoignant d’une maladresse sociale et rapprochant certains patients avec TDAH des autistes de haut niveau cognitif ; difficultés d’initiation et d’organisation des tâches de toutes natures, participant à une altération des fonctions exécutives ; cortège d’autres signes aux confins avec les traits de personnalité , tels qu’entêtement, intolérance à l’ennui, attrait pour la nouveauté, goût du risque. Certains symptômes sont directement observables, d’autres nécessitent un interrogatoire et le recueil d’informations sur l’état antérieur, y compris auprès de tiers. Pour un enfant ou un adolescent, l’entretien avec les parents recense les symptômes actuels et leur évolution antérieure ; l’observation et le témoignage de l’enfant lui-même renseigne sur ses difficultés actuelles de comportement et de concentration, et sur les symptômes « internalisés » (anxiété, mauvaise estime de soi, démoralisation,…) souvent associés au TDAH ; le recueil d’information auprès des enseignants concerne l’attitude actuelle à l’école ; de même auprès des adultes encadrant les activités extrascolaires (sports, arts, …) ; enfin la lecture de l’ensemble des bulletins trimestriels contribue à l’histoire passée des troubles dans le milieu scolaire. Chez l’adulte , le principe est le même, mais avec deux difficultés supplémentaires à surmonter : la qualité et la fiabilité variables des souvenirs concernant l’enfance, la difficulté ou l’impossibilité fréquente de recueillir les témoignages de tiers, en dehors de la famille proche dans le meilleur des cas. Des arguments épidémiologiques et statistiques sont utilisés pour définir une frontière artificielle au-delà de laquelle le diagnostic est posé, par exemple la présence d’au moins 6 critères sur 9 d’inattention ou d’hyperactivité-impulsivité, pendant au moins 6 mois, à un degré qui ne correspond pas au niveau de développement et qui a directement des conséquences négatives sur les activités sociales et académiques/professionnelles. Inattention – Souvent ne parvient pas à prêter attention aux détails ou fait des fautes d’étourderie dans les devoirs scolaires, le travail ou d’autres activités (ex : néglige ou oubli des détails, le travail n’est pas précis). – A souvent du mal à soutenir son attention au travail ou dans les jeux (ex : a du mal à rester concentré durant un cours, une conversation, la lecture d’un texte long). – Semble souvent ne pas écouter quand on lui parle personnellement (ex : leur esprit semble ailleurs, même en l’absence d’une distraction manifeste). – Souvent, ne se conforme pas aux consignes et ne parvient pas à mener à terme ses devoirs scolaires, ses tâches domestiques ou ses obligations professionnelles (ex : commence le travail mais perd vite le fil et est facilement distrait). – A souvent du mal à organiser ses travaux, devoirs ou ses activités (ex : difficultés à gérer des tâches séquentielles, difficultés à conserver ses outils et ses affaires personnelles en ordre, complique et désorganise le travail, gère mal le temps, ne respecte pas les délais fixés). Est désorganisé et oublie fréquemment ses affaires. – Souvent évite, a en aversion, ou fait à contrecœur les tâches qui nécessitent un effort mental soutenu (ex : le travail scolaire ou les devoirs à la maison ; pour les adolescents et les adultes, préparation de rapports, formulaires à remplir, revoir un long article). – Perd souvent les objets nécessaires à son travail ou à ses activités (matériel scolaire, crayons, livres, outils, portefeuille, clés, papiers, lunettes, téléphone mobile). – Souvent se laisse facilement distraire par des stimuli externes (pour les adolescents et les adultes, cela peut inclure passer du « coq à l’âne »). – A des oublis fréquents dans la vie quotidienne (ex : faire les corvées, les courses ; pour les adolescents et les adultes, répondre à ses appels, payer ses factures, respecter ses rendez-vous). * A l’adolescence, il y a toujours des difficultés à s’organiser, des difficultés pour les devoirs du soir. Il est toujours facilement distrait et s’ennuie vite. * Adulte, il n’écoute pas les instructions, a du mal avec la paperasse et l’administration, se sent vite débordé par les longs projets, oublie ses engagements. Il est toujours désorganisé avec une mauvaise gestion du temps et est souvent en retard à ses rendez-vous. Il porte peu d’attention sur les détails. Hyperactivité et impulsivité – Remue souvent les mains ou les pieds ou se tortille sur son siège, il est toujours en mouvement. – Ne sait pas s’occuper calmement. – Se lève souvent en classe ou dans d’autres situations où il est supposé rester assis (ex : se lève de sa place en classe, au bureau ou à son travail, ou dans d’autres situation qui nécessitent de rester assis). – Court, grimpe, saute sans raison (remarque : chez les adolescents ou les adultes, cela peut se limiter à un sentiment d’agitation). – A tendance à faire pipi au lit. – A souvent du mal à se tenir tranquille dans les jeux ou les activités de loisir. – Est souvent « sur la brèche » ou agit souvent comme s’il était « monté sur ressorts » (ex : incapable ou inconfortable de se tenir immobile pendant un long moment, comme dans les restaurants, les réunions ; peut être perçu par les autres comme agité, ou comme difficile à suivre). – Souvent, parle trop. – Laisse souvent échapper la réponse à une question qui n’est pas encore entièrement posée (ex : termine la phrase de leur interlocuteurs ; ne peut attendre son tour dans une conversation). – A souvent du mal à attendre son tour (ex : lorsque l’on fait la queue) – Interrompt souvent les autres ou impose sa présence (ex : fait irruption dans les conversations, les jeux ou les activités ; peut commencer à utiliser les biens d’autrui, sans demander ou recevoir leur autorisation ; pour les adolescents et les adultes, peut s’immiscer ou s’imposer et reprendre ce que d’autres font). * A l’adolescence, il se sent agité et à cran, paraît occupé mais fait peu de choses, ne sait toujours pas s’occuper calmement, toujours en mouvement. * Adulte, il est nerveux, a la bougeotte avec ses membres, a du mal à rester assis longtemps, parle excessivement. a/ Part de l’impulsivité * Enfant, il interrompt les autres, n’écoute pas les réponses, n’attend pas son tour. * A l’adolescence, il interrompt toujours les autres et aura un risque plus important pour les expérimentations de drogues (cannabis, amphétamine, cocaïne, ..), les rapports sexuels non protégés, plusieurs partenaires sexuels, un tempérament explosif (parents, …), des crises de rage atypique (1 heure), les accidents moto/auto. * Adulte, les risques seront plus nombreux pour des changements de jobs fréquents et impulsifs, l’abus d’alcool et de tabac, la vitesse excessive, d’accidents moto/auto. Il conservera un tempérament explosif, continuera d’interrompre les autres, fera des dépenses impulsives et aura probablement des relations extraconjugales. Mais aussi : – Certains des symptômes d’hyperactivité/impulsivité ou d’inattention étaient présents avant l’âge de 12 ans. – Certains des symptômes d’inattention ou d’hyperactivité/impulsivité sont présents dans deux ou plus de deux types d’environnement différents (ex : à la maison, l’école, ou le travail ; avec des amis ou des relations ; dans d’autres activités). Remarque : les symptômes ne sont pas seulement la manifestation d’un comportement d’opposition, d’une déficience, hostilité, ou de l’incompréhension de tâches ou d’instructions. Pour les grands adolescents et les adultes (âgés de 17 ans et plus), au moins 5 symptômes sont exigés. Mais le nombre de symptômes est loin d’être le seul élément déterminant. D’autres éléments comptent également beaucoup : l’ancienneté, l’intensité et la fréquence des symptômes. Un retentissement significatif doit être présent, et il l’est généralement dans de nombreux domaines de la vie de l’enfant qui est le premier à souffrir du TDAH, non seulement dans ses apprentissages scolaires, mais aussi dans ses jeux et sa vie relationnelle. Chez l’adulte , le retentissement doit être évalué dans la vie sociale, familiale, professionnelle, et dans tous les domaines où il doit exercer une responsabilité (conduite automobile, par exemple).

  • Conseils | Dys Solutions France

    Dyspraxie - Dysgraphie Conseils Pour commencer, pensez à le responsabiliser mais la responsabilisation sera toujours proportionnée à ses capacités. On peut leur confier certaines tâches peu complexes : ranger les couverts, mettre leurs affaires dans la corbeille du linge sale, porter des messages, accrocher leurs affaires sur un porte-manteau à leur hauteur… Il faut chercher à développer l’intérêt de l’enfant pour toutes les activités qui nécessitent de la logique et leur proposer de suivre une série déterminée d’étapes (exemple : la cuisine). Il vaut mieux privilégier les responsabilités simples et ponctuelles qui seront gratifiantes et permettront à l’enfant d’évoluer par sa propre expérience. La valorisation de ses réalisations est essentielle. Pour un aîné, on trouvera toujours certaines tâches qui permettent d’aider les plus petits (mettre une cassette dans le magnétoscope, accompagner le petit frère aux toilettes…). Même si leur compétence gestuelle est moindre, il faut maintenir le rang de l’enfant dans sa fratrie. On ne les écartera pas de la participation aux tâches domestiques sous prétexte de ses difficultés manuelles, mais au contraire on cherchera à lui confier des travaux simples, en soulignant les progrès accomplis. Pour les difficultés de repérage dans le temps , on cherchera à respecter une ritualisation des activités de la journée, à verbaliser tout changement dans l’organisation. Pour aller plus loin, on pourra chercher à «manipuler» la notion de temps en utilisant des repères visuels sur les calendriers, les éphémérides. On offrira une montre digitale plutôt qu’une montre à aiguilles (ils peuvent avoir du mal à percevoir les graduations). 1. L’acquisition de l’autonomie et l’estime de soi. Important : l’autonomie n’est pas de faire les choses mais bien de savoir ce qu’il y faut faire et à qui s’adresser pour le faire. Dans tous les cas, l’enfant dyspraxique souhaite acquérir son autonomie plus encore que l’enfant ordinaire. Il est donc important de le suivre. Il fera seul dès qu’il sera en capacité de faire seul, il faut lui faire confiance. En attendant, il est essentiel de l’aider autant qu’il est possible de le faire, d’organiser autour de lui. Il faut lui faciliter la vie et adapter, contourner avec lui, au moyen d’astuces, toutes les difficultés rencontrées. Lui faciliter la vie, c’est se faciliter la vie. De toute façon, il faut prendre en considération sa fatigue, le temps disponible, l’urgence de la situation et la priorité sur les actes essentiels. Toujours en décalage avec des enfants du même âge, il pourra, de mieux en mieux, contourner ses difficultés. Par contre, il faut absolument mesurer et reconnaître les efforts qu’il doit, sans cesse, opérer. Attention à ne pas l’infantiliser, ni le materner au-delà du nécessaire mais prendre en compte ses particularités. L’estime de soi s’apprend d’abord dans la famille Pensez à valoriser ses essais quel que soit le résultat car sa confiance en lui est très fragile. Mais veillez à ne pas oublier les frères et sœurs, qui se sentent parfois délaissés. Il est nécessaire d’expliquer aux frères et sœurs les différences pour induire également les différences de traitement en cas de bêtise. Privilégier l’apprentissage par l’oral. Pratiquer un langage oral toujours très précis. L’enfant dyspraxique n’apprend pas de façon spontanée en regardant l’autre, il n’apprend pas par imitation. Il est donc inutile de lui dire : « Regarde ! Il faut faire comme ça, tu vois ? ». Pour certains enfants, cela peut même être contre-productif. Vous pouvez le guider verbalement à accomplir certains gestes. Essayer de verbaliser l’action, de décomposer le geste en séquences, c’est l’aider à analyser ses gestes pour qu’il puisse mieux se les approprier. L’enfant dyspraxique « fait d’abord dans sa tête ». La présence d’un adulte l'aide à se remémorer l’ordre dans lequel accomplir les séquences de gestes (accompagnement auditivo-verbal). Laissez-le parler tout haut : cela l’aide pour réfléchir, mémoriser, planifier ses gestes. Parfois, l’enfant parle beaucoup (en voiture par exemple) parce que son corps se repose et qu’il n’a aucun geste à penser. Sa réflexion est alors libre pour la communication : ne faites surtout pas taire votre enfant, c’est un moment privilégié de communication. Vous pourrez être alors très surpris de tout ce qu’il a emmagasiné comme informations dans des situations où il pouvait sembler absent. Il est encore plus difficile aux enfants qui maîtrisent mal la parole (pour les dyspraxies bucco faciales), de montrer ce dont ils sont capables intellectuellement : il vous faudra faire preuve de patience pour comprendre ce qu’il veut exprimer. 2. La dyspraxie et l’entourage L’entourage doit également prendre l’habitude de s’appuyer sur l’oral pour aider l’enfant Lui donner des indications précises sʼil cherche un objet. Ne pas désigner un endroit avec le doigt mais dire le nom de la pièce, la localisation (droite, gauche, haut, bas…) Veiller à ce qu’il soit bien concentré et éventuellement le «ramener » vers la tâche à accomplir L’aider à planifier ses séquences gestuelles, par exemple, en le questionnant : quʼes-tu en train de faire ? Que dois-tu faire ? Où en es-tu ? Parler clairement à un rythme modéré en respectant des pauses pour faciliter lʼassimilation de la consigne et insister sur les mots clés. Ne pas lui donner plusieurs consignes à la fois. Quand il est en train d’accomplir une tâche, ne pas le stresser : en lui demandant de se dépêcher, ne pas l’assaillir de commentaires pour ne pas le distraire car cet enfant dyspraxique est mono tâche et ne peut faire deux choses à la fois. Il est possible aussi dʼaider lʼenfant à faire, en cherchant à créer des sensations corporelles mémorisables et reproductibles. Pour quʼil réussisse à acquérir un geste sollicitant fortement ses capacités de motricité fine, vous pouvez le guider, non pas en lui demandant de vous regarder et de vous imiter (ne pas lʼinviter à reproduire un geste « en miroir »), mais en vous plaçant derrière lʼenfant, lui prenant la main et faire le geste avec lui, soit sur lui, soit sur vous-même (par exemple pour lui apprendre à se coiffer, sʼessuyer, tirer les rideaux, glisser une clé dans la serrure, tartiner, etc.). 3. Apprendre à améliorer ses compétences sociales Certains apprentissages sʼappuient sur lʼimitation : parce quʼon lʼa vu et intégré, on sait comment on dit bonjour, comment on se tient sur une chaise, comment on réagit dans telle ou telle situation. Cet apprentissage se fait de façon moins spontanée chez lʼenfant dyspraxique. En effet, tout ce qui requiert une stratégie visuelle lui échappe. De ce fait, un guidage oral sera aussi nécessaire ainsi quʼun entraînement à la maison : expliquer aux enfants de ne pas trop sʼapprocher des gens, de ne pas les toucher trop brusquement, de regarder dans les yeux la personne qui leur parle, de ne pas baisser la tête quand on veut l’embrasser… C’est un apprentissage parfois long et difficile : ne soyez pas trop exigeant. Plusieurs petits jeux pourront le sensibiliser à la communication non verbale. Cela lʼaidera à avoir un comportement adapté. Mimer chacun son tour une expression et faire deviner à lʼautre le sentiment exprimé (le dégoût, la tristesse, la joie, le doute….), faire jouer des situations à des poupées ou des marionnettes. Plus généralement, les exercices de théâtre sont excellents. 4. Accepter la dyspraxie Dans lʼacceptation de toute forme de handicap, il y a au moins deux composantes : l’acceptation par lʼentourage lʼacceptation par lʼenfant lui-même. Les deux mouvements peuvent fluctuer suivant le cheminement de lʼenfant et de sa famille. L’enfant dyspraxique perçoit très bien quʼil est moins performant que sa fratrie ou que ses copains à lʼécole. Il comprend aussi que son corps ne lui obéit pas aussi bien que celui des autres enfants. « Je ne fais pas ce que je veux, ma main ne dessine pas ce que jʼai dans la tête, je connais les réponses au contrôle mais je ne sais pas comment les organiser sur ma feuille… » En étant à lʼécoute de votre enfant, en essayant de voir le monde comme lui le perçoit, vous saurez trouver les mots nécessaires pour lui expliquer quʼil fonctionne différemment, que réaliser des choses simples lui demande plus dʼefforts, dʼattention et de temps. Ces explications devront être données également aux proches et à lʼécole, ce qui permettra une meilleure compréhension de lʼunivers de votre enfant, et une meilleure acceptation de ce handicap, aussi bien par lui-même que par les autres. Ne surtout pas oublier que l’enfant dyspraxique est souvent un gros dormeur ce qui nécessite une rythme de vie équilibré. La régularité des actes de la vie quotidienne sur des temps définis lui permettra d’être plus efficace et rassuré.

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    TDAH Description Souvent réduit au terme « hyperactivité » ou à des enfants turbulents, le trouble déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH) est pourtant un trouble complexe, difficile à repérer et qui associe différents symptômes. Le prendre en charge est essentiel pour les enfants et adolescents qui en souffrent au quotidien. Vivre au jour le jour avec un enfant ou un adolescent ayant un Trouble Déficit de l’Attention avec Hyperactivité et préparer son avenir, c’est affronter des défis incessants, épuisants et souvent démoralisants. Vivre au jour le jour avec un enfant ou un adolescent ayant un Trouble Déficit de l’Attention avec Hyperactivité et préparer son avenir, c’est affronter des défis incessants, épuisants et souvent démoralisants. Les enfants concernés sont difficiles à gérer au quotidien . Ils font du bruit, ont besoin de toucher à tout, manipulent sans cesse quelque chose avec les mains, sont incapables d’attendre leur tour, oublient et perdent leurs affaires. Leur humeur varie sans que l’on sache pourquoi. Ils réagissent toujours très vivement aux évènements qui les entourent avec des réactions inappropriées et démesurées. Ces enfants sont vécus par l’entourage, familial, social, scolaire comme très difficiles à gérer et sont de ce fait souvent rejetés, punis, mis de côté. Et pourtant, ces enfants sont en quête permanente d’affection et souvent angoissés. Leur imagination débordante, leur grande créativité, leur hyperactivité pour de très nombreux projets et leur grand intérêt pour tout ce qui les entoure, permettent des échanges riches, à la condition de créer un environnement serein et calme. Avant l’âge de 5 ans , le diagnostic de TDAH est plus difficile à poser. Pourtant, il peut être suspecté chez un petit enfant très agité, qui court partout et qui bouge dans tous les sens avec une inconscience du danger. Le diagnostic pourrait être posé dès 18 mois et voire même avant 18 mois. Quand ils sont un peu plus grand (6 ans) , leur hyperactivité motrice interpelle les parents. Comme c’est l’âge où il rentre dans les apprentissages scolaires « plus contraints » et les activités collectives, l’enseignant le remarque plus bruyant, plus remuant et plus brute que les autres ; ce qui conduit bien souvent les parents à consulter leur médecin ou leur pédiatre. Après l’âge de 12 ans , l’hyperactivité motrice a tendance à s’estomper et ce sont plutôt le déficit d’attention et l’impulsivité qui prédominent. La prise en charge est pluridisciplinaire avec orthophonie, psychomotricité, remédiation cognitive, mais aussi psychothérapies (thérapies comportementales et cognitives, des thérapies individuelles ou de groupes s’adressant ou à l’enfant ou à la famille – méthode Barkley), un traitement médicamenteux par Méthylphénidate dès que nécessaire (noms commerciaux : Ritaline®, Concerta® et Quasym®). La prescription de psychostimulants, bien que controversée, a démontré son efficacité. Les patients ne développent pas d’accoutumance. Les effets bénéfiques des thérapies comportementales ont été décrits. Il est aussi important que les parents soient bien aidés pour bien comprendre le trouble de leur enfant et adopter des attitudes positives. Il est nécessaire de demander un Projet Personnalisé de Scolarisation (PPS) pour la mise en œuvre des besoins de compensation tout au long de la scolarité et de rappeler que ce trouble est réactionnel aux situations créées par l’environnement.

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    Dyspraxie - Dysgraphie Description « L’enfant conçoit bien les gestes mais n’arrive pas à les organiser ni à les réaliser de façon harmonieuse, il montre une grande maladresse et toutes réalisations motrices ou graphiques sont médiocres, informes, brouillonnes » Michelle Mazeau. Autrement dit, il a deux mains gauches et deux pieds carrés . La Dyspraxie entraîne une incapacité totale ou partielle à automatiser et planifier les gestes, volontaires et intentionnels, sans pour autant que la personne ne présente de troubles moteurs ou de déficit intellectuel. (À différencier de la marche, se lever, s’asseoir, par exemple, qui sont des gestes innés). Le dyspraxique n' a pas d'organisation ni de planification. Il est en défaut d'anticipation et d'abstraction. La dyspraxie peut être, et/ou : constructive ou visuo constructive : difficultés à assembler (legos, cubes, bricolage, puzzles…) visuo-spatiale : difficultés à descendre des escaliers, se repérer dans un lieu, dans un texte, sur une feuille, sur un plan (trouble dans l’organisation du geste + trouble du regard) idéatoire : difficultés à utiliser et manipuler des objets et des outils (stylo, compas, couteau,…) Certains relèvent également : la dyspraxie idéomotrice : difficultés à mimer, imiter des gestes la dyspraxie oro-faciale, bucco-faciale : difficultés à articuler, parler, siffler, souffler les bougies, déglutir… la dyspraxie non-constructive : troubles de la succession des gestes. la dyspraxie de l’habillage : difficultés liées à l’habillage, c’est-à-dire à la manière d’orienter ou de disposer les vêtements, au choix de vêtements adaptés (au temps qu’il fait, par exemple), à l’utilisation des différents systèmes de fermeture (boutons, tirette, lacets…). Parce que faire fonctionner les yeux relève aussi d’un geste, des troubles oculomoteurs sont à rechercher : difficultés à fixer un objet ou à le suivre des yeux, saccades oculaires, préhension de l’espace, stratégie de vision, etc… . Le point d’entrée est souvent l’écriture peu soignée et difficile à l’école (CE1). Pourtant, les signes d’appel sont présents bien avant (dès 18 mois). En maternelle, par rapport aux autres élèves, des différences significatives sont déjà visibles en motricité (sauter sur une jambe, siffler, souffler, marcher sur une ligne, se déplacer d'un point à un autre uniquement en ligne droite,…) Les indications suivantes sont données à titre d’exemple, elles peuvent être plus ou moins importantes et plus ou moins nombreuses, d’un enfant à l’autre. 1. Au niveau de la coordination globale l’enfant court de façon désordonnée, n’arrive pas à coordonner les bras et jambes quand il nage, a parfois du mal à marcher surtout en terrain accidenté (forêt, montagne, sable…), est très vite fatigué de marcher il lui arrive très souvent de se cogner, de se prendre les pieds dans nombres d’obstacles, de trébucher et tomber plus que de coutume il descend les escaliers avec difficulté, doit se tenir pour ne pas tomber en avant et ne semble pas voir les marches (évalue mal leur hauteur, leur régularité) d’un point à un autre, il se déplace en ligne droite, par le chemin le plus court et tant pis pour ce qui se trouve sur le parcours. Peuvent se rencontrer également des problèmes de tonus musculaire, en trop ou pas assez : trop de force utilisée pour fermer une porte, pas assez de force pour « tenir son corps » : posture mal adaptée à la situation (« avachi » sur son siège). Sur le plan sportif, l’enfant ajuste mal les gestes nécessaires pour envoyer ou attraper un ballon, il ne pourra «shooter» de façon adéquate. Il a deux pieds carrés. On peut trouver également des problèmes d’équilibre qui ne faciliteront pas, par exemple, l’apprentissage du vélo et les stabilisateurs ne seront abandonnés que très tard. Mais aussi la difficulté de gérer, en même temps, le guidon, le pédalage, la direction, les freins, … Le dyspraxique est mono-tâche. La difficulté de coordination gêne l’apprentissage de la natation qui se fera plutôt sous l’eau. Ainsi, respirer est un geste de moins à gérer. 2. Au niveau de l’organisation du regard Il a du mal à utiliser ses yeux pour explorer, balayer, fixer, saisir efficacement l’information visuelle : il sera gêné pour se repérer sur une feuille et s’organiser dans l’espace de cette feuille, copier au tableau, trouver un objet… il pourra avoir des difficultés pour lire un texte dense écrit en petits caractères, se repérer dans un tableau à double entrée, poser une opération… Ce sont des problèmes neuro-visuels ou des troubles oculomoteurs qui ne sont pas forcément repérables par les ophtalmologues car l’acuité visuelle n’est pas en cause. Il faut faire un bilan d’orthoptie. 3. Au niveau de la bouche (sphère bucco-phonatoire) La sensibilité de la sphère orale peut être atteinte : l’enfant a du mal à mâcher, mastiquer, déglutir, cracher. Il peut avoir des difficultés pour siffler, souffler une bougie, faire des bulles, manger des fruits à noyaux (et séparer la chair du noyau). Il est souvent sale autour de la bouche, ou sur le tee-shirt, après le repas. Dans les cas plus importants, il peut avoir un rapport particulier à la nourriture, il peut avoir des réactions nauséeuses à la vue de certains aliments ou en sentant certaines textures (hypersensibilité au goût). Il peut avoir des difficultés avec les morceaux. L’ensemble de ces difficultés s’estompera avec le temps chez une majorité d’enfants. 4. Au niveau du langage oral L’enfant atteint de dyspraxie ne sait pas toujours comment placer sa bouche, sa langue pour parler ou faire d’autres gestes oraux tels que contrôler sa salive, souffler, mastiquer, boire ou se moucher. Pour l’enfant dyspraxique, il est difficile d’apprendre à parler, car PARLER exige la coordination de beaucoup de MOUVEMENTS : des lèvres, de la langue, des joues, des cordes vocales, de la respiration. Plus les mots sont longs, plus il y a de mouvements précis à faire et plus c’est difficile pour l’enfant. 5. La dyspraxie verbale Dans le cas d’une dyspraxie oro-faciale (dyspraxie verbale), l’enfant aura des difficultés d’élocution. La dyspraxie verbale est un trouble relié à la prononciation, et non à la compréhension ou à l’apprentissage du vocabulaire ou encore à la construction des phrases. Plus précisément, l’enfant qui a une dyspraxie verbale a des difficultés importantes à planifier les mouvements nécessaires pour parler. La dyspraxie verbale est un trouble du mouvement pour produire la parole. Ce trouble n’est pas dû à un manque de stimulation. Comme expliqué ci-dessus, parler exige la coordination de nombreux mouvements. On pourrait constater sur le jeune enfant qu’il : – babille et parle très peu – fait des efforts pour bien placer sa bouche afin de dire des sons et des mots – prononce le même mot de plusieurs façons bateau bato pato to tato – produit un son dans un mot mais ne peut le reprendre dans d’autres : faire le son « m » de « maman » mais n’y arrive pas dans « maison » – contrôle difficilement sa salive (peut même baver), montre des difficultés à avaler les gros morceaux – prononce des syllabes seules comme « mou » et « ton » mais est incapable de les mettre ensemble pour former un mot. Pour l’aider, il faut : * ne pas le brusquer et lui laisser du temps pour s’exprimer * l’encourager à communiquer et trouver des supports geste, son, intonation, images. * Toujours se placer en face et articuler clairement pour qu’il voie les mouvements de la bouche * Lui faire sentir que ce qu’il dit est important * Mettre de l’expression dans votre visage et votre voix * Recherchez des activités où les sons simples ont une signification * Prendre du temps et du plaisir à communiquer, s’appuyer sur ses intérêts pour le motiver * Mettre des gestes pour accompagner les actions 6. Au niveau de la concentration L’enfant est mono tâche (une seule chose à la fois) et cela vaut aussi pour la concentration. Parce qu’en difficulté de discrimination auditive (il entend tout), il peut sembler ne pas écouter, il est facilement distrait et peut avoir du mal à se concentrer en classe. La nécessaire concentration pour tous les gestes augmente la fatigue et donne l’impression qu’il manque d’attention et qu’il est rêveur. Il peut oublier facilement les instructions et consignes parce qu’il gère difficilement deux informations en même temps ; il vous faut répéter ; voire reformuler si les informations sont complexes et longues. Il fera une chose à la fois, une consigne à la fois. Il répond souvent de façon impulsive, pour faire plaisir. Cette impulsivité dans les réponses est souvent source d’erreurs, alors qu’il répondra correctement sʼil observe un temps de réflexion. La formulation de la question est donc essentielle. Ces troubles sont aggravés par une hypersensibilité aux bruits ambiants, ce qui accentue encore la fatigue et l’énervement. Bon à savoir : il est nécessaire de faire une recherche sur les troubles attentionnels associés en raison de la fréquence d’associations des divers troubles des apprentissages. 7. Au niveau du repérage dans le temps L’enfant peut rencontrer des difficultés à mémoriser la suite des jours de la semaine, se repérer dans la succession des activités de la journée, connaître les dates (jour/veille/lendemain), la suite des saisons ou sa date anniversaire. Il n’a pas de planification (ni aujourd’hui, ni plus tard). Il faudra donc lui rappeler souvent les rendez-vous, par exemple. Pour cette raison, il n’aime pas les surprises. Il doit être rassuré concernant son emploi du temps des jours suivants. L’adaptabilité n’est pas un point fort chez lui. Il est préférable d’utiliser un agenda à la place d’un cahier de texte. En effet, sur un agenda lorsque le jour est terminé, on tourne la page. Dans un cahier de texte, tous les lundis, etc… se suivent sur une même page. 8. Au niveau social et relationnel Socialement, il arrive que certains enfants dyspraxiques puissent avoir des attitudes inhabituelles, parfois étonnantes voire dérangeantes. Concentré sur une tâche, il ne peut s’empêcher de faire des mouvements parasites, par exemple (il ouvre la bouche, grimace, tire la langue, tripote un objet, bouge les jambes…) ce qui est parfois perçu comme « bizarre », « dérangeant » ou « énervant ». Il s’agit en fait de mouvements involontaires, donc peu contrôlables, qu’il est vain d’essayer de « réprimer ». Il peut même tomber de sa chaise. Plus fréquemment, il « se met dans vos jambes », se tient trop près. Il dose mal ses mouvements. De la même façon, il serre trop fort quand il embrasse les gens ou bien ne présente pas sa joue car il évalue mal les distances. Il n’interagit pas en fonction de l’autre au niveau de l’occupation de l’espace. Dans les situations de communication en particulier dans un groupe, il doit gérer trop d’actions simultanément pour être à l’aise. Il ne sait pas lire les expressions du visage. Par rapport à ces difficultés motrices, il lui est difficile d’écouter, de regarder les autres, de décoder le langage non verbal (expression du visage, timbre de la voix), de supporter l’agitation et le bruit, de respecter les distances entre les personnes. Et plus encore lorsque ces actions sont simultanées. Cela lui demande tant d’efforts que, fatigué, il peut éprouver le besoin de se mettre en retrait (il s’isole parfois lors des récréations, lors d’une fête). Il peut avoir aussi des difficultés à structurer son discours et il lui est plus facile de répondre à des questions précises. Il peut parler trop fort ou s’exprimer avec beaucoup d’enthousiasme : certains battent des bras quand ils sont excités. Il est en difficulté pour gérer ses émotions. Lorsqu’il s’exprime, il peut aussi toucher quelquefois son interlocuteur, ce qui est souvent mal toléré. L’enfant dyspraxique peut être gêné par un dysfonctionnement de son système sensoriel : il perçoit trop ou pas assez certaines informations sensorielles. Une information visuelle non stable pousse à se fier davantage au toucher. Les enfants souffrant en particulier de dyspraxie visuo-spatiale n’appréhendent pas l’environnement de manière ordinaire. Il semble regarder ailleurs quand on lui parle, il fournit un réel effort pour maintenir son regard. Ce regard fuyant n’est ni de l’impolitesse, ni de l’inattention, mais une conséquence de ses problèmes visuels et de la nécessaire concentration au discours qu’il doit faire. Certains reconnaissent mal les visages et les expressions (peu la colère, la joie, l’interrogation,…) de ces visages. Ce qui a fait penser trop longtemps à des troubles autistiques alors que l’enfant dyspraxique est réellement dans l’échange. Il apparaît nonchalant (difficulté à la posture), il bâille lorsque vous lui parlez, il a du mal à soutenir son attention. Rappelez-vous qu’il est très fatigable : ce comportement n’est pas forcément l’expression d’un désintérêt cela peut-être exactement l’inverse. En situation de stress (examens), il est fréquemment nonchalant. L’enfant peut avoir des difficultés à réaliser des gestes simples comme se moucher, s’essuyer après être allé aux toilettes, fermer leur braguette et le bouton de leur pantalon, couper leur viande, peler un fruit, oublier de se laver les parties non visibles (aisselles, nuque, …). Au-delà d’un certain âge, ce manque d’autonomie est mal toléré et mal compris socialement. Pour se protéger, certains enfants peuvent éviter ou refuser obstinément les situations nouvelles, les changements habitudes, les lieux pas encore explorés. On les pense alors craintifs, immatures, incapables de s’adapter, alors que ce comportement leur est dicté par une certaine impuissance à décoder leur environnement aussi vite et bien que les autres. D’autres, au contraire, se précipitent trop rapidement au-devant de situations où leur comportement sera incompris. Les efforts d’adaptation dus à la dyspraxie entraînent une grande fatigue, qui n’est pas toujours perçue par l’entourage. Celui-ci ne réalise pas non plus que l’enfant cherche à éviter les situations coûteuses en énergie. Tous ces phénomènes rendent difficile pour l’enfant l’appréhension d’une juste distance sociale et la bonne évaluation des codes sociaux. La Dysgraphie L'enfant dysgraphique écrit lentement et a du mal à diriger son crayon. Il fournit beaucoup d'efforts pour écrire quelques mots ou quelques lignes, mais le résultat est souvent décevant. Il est incapable de se concentrer à la fois sur l'écoute, la compréhension des mots et le fait de tracer des lettres. L'école alerte généralement dans le courant du CE1, lorsque l'écriture doit devenir plus petite (entrer dans les lignes Seyes), plus rapide, plus fluide. En un mot, lorsque l'écriture devient automatique pour les autres. L'enfant dysgraphique est également fréquemment en difficulté avec le dessin.

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    Dyscalculie Description Lire et écrire des nombres est compliqué. Votre enfant ne fait pas le lien entre le mot « trois », sa forme écrite, sa quantité effective, sa représentation en chiffre arabe. On observe des omissions de chiffres ou des ajouts. Parfois, il écrit « comme ça s’entend », sans s’appuyer sur la base de 10 de notre système. Pour 478, il va écrire 4 100 60 10 8, par exemple. Le calcul mental, la compréhension des fractions, des mesures ou la mémorisation des tables de multiplication sont le plus souvent impossibles sans support visuel. Il peut être en difficulté pour lire des nombres (par exemple, inversion des chiffres 6 au lieu de 9 ou 52 au lieu de 25). Il peut avoir du mal à comprendre le sens des nombres, et le fait qu’un nombre peut être supérieur ou inférieur à un autre (5 est plus grand que 3, 2 est inférieur à 3). Il peut être en difficulté pour réaliser des calculs arithmétiques simples (du type 5 – 2 = ?), que ce soit à l’écrit ou en calcul mental. Exemple : pour réaliser une addition simple comme 3 + 2, il va compter sur ses doigts 1, 2, 3, 4 et 5 ; même au bout d’un an, il continuera à utiliser cette méthode (tandis que les enfants ne présentant aucun trouble développent le calcul direct). Il aura du mal à mémoriser les tables d’addition et de multiplication et à distinguer les différents symboles : +, -, × et / avec la difficulté à comprendre des concepts tels que « deux fois plus que », « moins que », etc. Il aura bien du mal à accepter que x+y soit égal à y+x, par exemple. Du point de vue spatial, la géométrie ou le fait de poser une opération se révèle compliqué et il existe parfois des problèmes de latéralité. Enfin, la résolution de problèmes se révèle très compliquée. En effet, votre enfant se trouve face à une combinaison de tâches extrêmement complexes et énergivores : comprendre l’énoncé écrit, en extraire les informations pertinentes, choisir et réaliser des opérations, vérifier que le résultat a du sens, écrire son cheminement de pensée en mobilisant des structures de raisonnement logique… En résumé, la dyscalculie me met en difficulté pour : compter. dénombrer. connaître les systèmes numériques oraux et/ou par écrit. se représenter en analogique une quantité. comparer les nombres (<,>) la reconnaissance immédiate de petites quantités (subitizing) ; le transcodage : passage d’un code numérique à un autre ; l’organisation de la numération en base 10 ; le calcul mental oral ; le calcul écrit posé ; poser un calcul par écrit, une addition la résolution de problème ; l’apprentissage des faits numériques mémoriser les tables d’addition et de multiplication à distinguer les différents symboles : +, -, × et / avec la difficulté à comprendre des concepts tels que « deux fois plus que », « moins que », etc. Mais surtout, l’enfant va être en difficulté pour estimer l’ordre de grandeur d’une réponse en calcul, empêchant ainsi toute auto correction ou évaluation d’une fourchette dans laquelle il est raisonnable de trouver un résultat. De fait de ces difficultés, le nombre devient variable. À partir de là, comment construire un raisonnement ? Et dès la petite enfance, il faudra s’alerter pour les difficultés à apprendre la comptine des nombres ou des erreurs lors du dénombrement (compter des objets en les pointant un à un) ou encore des difficultés à compter sur ses doigts. Néanmoins, à la maternelle, la dyscalculie fait peu de ravages. L’enfant aura des difficultés qui ne seront pas majeures. Par contre, dès le CP, avec la dyscalculie, on sera vigilant si l’enfant : ne parvient pas à percevoir la notion de quantité, ne parvient pas à estimer quelle poche de bonbons semble la plus remplie. fait des erreurs de lecture de nombres (10 025 sera lu « cent vingt-cinq ») fait des erreurs en dictée de nombres (six cent quatre-vingt écrit « 6420 ») ou encore si l’enfant est en difficulté pour : évaluer de petites quantités (par exemple le nombre d’objets placés devant soi). dénombrer (capacité à évaluer immédiatement une quantité allant de 1 à 4 sans avoir à énumérer). écrire les chiffres (par exemple écrire 202 au lieu de 22). lire des nombres (par exemple, inversion des chiffres 6 au lieu de 9 ou 52 au lieu de 25). comprendre le sens automatiser la comptine numérique (1,2,3,4…) évaluer des nombres, et le fait qu’un nombre peut être supérieur ou inférieur à un autre (5 est plus grand que 3, 2 est inférieur à 3). réaliser des calculs arithmétiques simples (du type 5 – 2 = ?), que ce soit à l’écrit ou en calcul mental. Exemple : pour réaliser une addition simple comme 3 + 2, il va compter sur ses doigts 1, 2, 3, 4 et 5 ; même au bout d’un an, il continuera à utiliser cette méthode (tandis que les enfants ne présentant aucun trouble développent le calcul direct). Soyez vigilant si chaque fois qu’il recompte une même quantité d’objets, il obtient des résultats différents. On peut avoir un enfant qui, même en CE1, ne voudra (pourra) poser les opérations en colonne. Il ne calculera qu’en ligne. Il ne faudra pas oublier de faire un bilan d’orthoptie pour dégager toute difficulté de cet ordre-là. Les parents et les enseignants observent que l’enfant appréhende les apprentissages mathématiques, il se décourage rapidement et ses réponses sont hésitantes, la compréhension des contenus enseignés est laborieuse. Il semble ne pas retenir les règles de calcul et n’arrive pas à savoir quand il doit faire une addition, une soustraction ou une division. Le parent observe que ce qui a été travaillé le jour précédent semble être perdu le jour d’après et que malgré toutes les tentatives d’explication la progression est lente. Ils observent les mêmes difficultés pour la compréhension des concepts de temps, des heures, une confusion de la droite et de la gauche, l’estimation d’une distance et de la taille d’un objet, ou encore la manipulation de l’argent lors des achats.

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    TDAH Trouble d'Opposition avec Provocation - TOP Avant tout, il faut poser que le Trouble d'Opposition avec Provocation (TOP) se construit ; contrairement au TDAH qui serait génétique. Il ne s'agit pas ici de critiquer ou juger les parents mais bien d'expliquer que si le TOP est construit, il peut être déconstruit. 1. La définition Le trouble oppositionnel avec provocation est un modèle récurrent ou persistant de comportements négatifs, provocants ou même hostiles envers les figures de l'autorité. Le trouble d’opposition avec provocation est caractérisé par une désobéissance quasi-généralisée. Face à une consigne qui lui déplaît, l’enfant peut alors montrer : soit de l’opposition passive (semble acquiescer à la demande, mais omet volontairement d’y donner suite), soit de l’opposition active (l’enfant crie, frappe, lance les objets, ou confronte et défie par un “non” en regardant dans les yeux), soit de l’opposition dite passive-agressive (l’enfant semble se conformer à la demande de l’adulte, mais il blesse autrui ou brise “accidentellement” quelque chose en cours d’action). Bien que le trouble oppositionnel avec provocation soit parfois considéré comme une version atténuée du trouble des conduites (voir plus bas), il n'existe que des similitudes superficielles entre ces 2 pathologies. Les caractéristiques principales de ce trouble sont l'irritabilité et la provocation . 2. Diagnostic Ce diagnostic ne doit pas être vu comme un trouble bien circonscrit mais plutôt comme une indication de problèmes sous-jacents qui pourraient nécessiter d'autres examens et traitements. Généralement, les enfants qui présentent un trouble oppositionnel avec provocation ont tendance à faire ce qui suit: Perdre leur sang-froid facilement et de manière répétée Se disputer avec les adultes Défier les adultes Refuser d'obéir à des règles Délibérément "embêter" d'autres personnes Blâmer les autres pour leurs propres erreurs ou débordements Être facilement agacé et irrité Être méchant ou vindicatif De nombreux enfants touchés ont des déficits des compétences sociales. Le trouble oppositionnel avec provocation est diagnostiqué si un enfant a eu ≥ 4 de ces symptômes pendant au moins 6 mois. Les symptômes doivent également être graves et perturbateurs. Le diagnostic repose sur les critères cliniques. Au diagnostic du trouble oppositionnel avec provocation, le DSM-V parle d’humeur irritable/colérique, de comportements d’argumentation défiant l’autorité et/ou de comportements vindicatifs. 3. Le traitement Le traitement repose sur la psychothérapie individuelle associée à une thérapie familiale (incluant la personne ayant la charge de l'enfant). Parfois, des médicaments peuvent être utilisés pour réduire l'irritabilité. Mais aussi, le trouble oppositionnel avec provocation doit être distingué de ce qui suit, qui peut provoquer des symptômes similaires: Comportements oppositionnels de légers à modérés: de tels comportements se produisent périodiquement chez presque tous les enfants et adolescents. Trouble d'hyperactivité/déficit attentionnel non traité : les symptômes semblables à ceux du trouble oppositionnel avec provocation disparaissent souvent lorsque le déficit de l'attention/hyperactivité est traité de manière adéquate. Troubles de l'humeur : l'irritabilité provoquée par une dépression se distingue du trouble oppositionnel avec provocation par la présence d'une anhédonie et de symptômes neurovégétatifs (p. ex., troubles du sommeil et de l'appétit); ces symptômes passent facilement inaperçus chez l'enfant. Les troubles anxieux et les troubles obsessionnel-compulsifs : dans ces troubles, les comportements d'opposition se produisent lorsque les enfants ont une anxiété insurmontable ou quand ils sont empêchés de mener leurs rituels. Les problèmes sous-jacents (p. ex., dysfonctionnements familiaux) et troubles coexistants (p. ex., déficit de l'attention/hyperactivité) doivent être identifiés et corrigés. Cependant, même sans traitement, la plupart des cas de trouble oppositionnel avec provocation s'améliorent progressivement avec le temps. Initialement, le traitement de choix du trouble oppositionnel avec provocation est un programme de modification du comportement basé sur la récompense et destiné à orienter les comportements de l'enfant dans une direction plus socialement appropriée. Nombre de ces enfants peuvent tirer profit de la participation à des groupes de traitement qui construisent des compétences sociales. 4. La description des parents Face à ces enfants, les parents diront qu’ils se sentent constamment en situation de lutte de pouvoir. L’enfant refuse de se plier aux consignes, puis refuse de se plier aux conséquences et aux punitions imposées par les parents. Dans certains cas, les parents ont même l’impression que l’enfant a pris le dessus dans la maison et que dans le fond, c’est lui qui décide maintenant. Dans les cas plus graves, l’enfant, en plus de refuser de se plier à l’autorité, cherche à provoquer l’adulte. Ces enfants savent ce qui fait fâcher leurs parents, et ils l’exploitent. Ils savent aussi mettre le parent dans l’embarras en faisant des crises en public. C’est d’ailleurs souvent de cette façon, par les crises, qu’ils finissent par obtenir ce qu’ils veulent et qu’ils finissent par avoir régulièrement le dessus sur l’autorité parentale. Il s’agit alors d’un problème sérieux, face auquel il est impératif d’intervenir rapidement. Sans intervention, le trouble oppositionnel avec provocation peut évoluer en trouble des conduites, qui s’apparente davantage à de la délinquance (opposition aux règles de société, comportements qui violent les droits des autres, délits, agressivité physique, etc). 5. Conseils Il y a deux choses à retenir dans le cas d’enfants qui présentent de l’opposition. L’argumentation est le carburant qui maintient en vie le cycle de l’opposition. Coupez l’argumentation, vous couperez l’opposition. Lorsque le cycle commence, dès votre demande initiale on comptera jusqu’à 3 pour que l’enfant se conforme. Si ce n’est pas fait à trois, on coupe les ponts. On isole l’enfant et on cesse complètement d’interagir avec lui pendant quelques minutes. Un enfant ne peut s’opposer seul sur une île déserte. L’opposition n’existe que s’il y a quelqu’un pour relancer l’enfant. En coupant l’interaction et l’argumentation, on coupe le carburant au moteur de l’opposition. L’aspect le plus important sera d’établir un lien de confiance fort et inébranlable entre l’enfant et ses parents. Pour ce faire, il est incontournable de passer du temps positif et de qualité avec lui chaque jour pendant 20 à 30 minutes. L’enfant va souvent chercher de l’attention négative par son opposition, là où il n’arrive pas à obtenir de l’attention positive. Notons aussi qu’un enfant hésitera davantage à s’opposer s’il sent qu’il risque de briser un lien positif fort avec le parent et qu’il s’opposera davantage s’il sent qu’il n’a rien à perdre dans son lien avec le parent (ou même s’il sent qu’il y gagne de l’attention). L’enfant doit sentir un lien d’attachement fort, et ce avec ses deux parents. Il vaut la peine d’insister ici sur l’importance de l’investissement non seulement de la mère, mais aussi du père et souvent encore plus auprès de petits garçons qui le prennent comme modèle. Il est aussi recommandé de renverser l’interaction négative en utilisant le plus fréquemment possible des mots positifs envers l’enfant opposant. On le félicite pour ses réussites et ses efforts, et on lui répète qu’on l’aime et qu’on est fier de lui. Les contacts physiques comme les câlins et les baisers sont de puissantes méthodes pour solidifier le lien parent-enfant. Attention : Pour le parent qui vit au quotidien l’opposition et la provocation d’un enfant, l’amour qu’on pensait inconditionnel semble parfois ébranlé. Et débute ainsi un cycle où on cherche à éviter l’enfant parce qu’on anticipe un contact désagréable. Plus on cherche à l’éviter, plus l’enfant lui, aura besoin de se rassurer du fait que ses parents sont toujours là pour lui. Ainsi, il adoptera encore plus de comportements opposants et provocateurs afin de susciter une réaction et obtenir cette attention de ses parents. Un exemple typique pour les parents d’enfants opposant est le suivant: lorsqu’il joue seul, de manière calme et posée, on évitera à tout prix d’aller voir l’enfant pour ne pas briser ce beau moment de paix. On perçoit l’enfant comme une bombe sur le point d’exploser et on évite cette bombe, de peur de provoquer l’explosion. Ainsi l’enfant qui a à ce moment un comportement exemplaire, ne recevra aucune attention de la part de ses parents. Il aura tôt fait de réaliser que la meilleure façon d’obtenir cette attention sera d’exploser… Le Trouble des conduites Le trouble des conduites est un modèle de comportement récurrent ou persistant dans lequel l'enfant bafoue les droits d'autrui ou les principales règles ou normes sociales liées à son âge. Le diagnostic repose sur les critères cliniques. Le traitement des troubles concomitants et la psychothérapie peuvent obtenir des résultats; cependant, de nombreux enfants demandent une supervision intensive. La prévalence d'un certain niveau de trouble des conduites est d'environ 10%. Le début du trouble se situe habituellement à la fin de l'enfance ou au début de l'adolescence et est plus fréquent chez les garçons que chez les filles. Les enfants atteints d'un trouble des conduites semblent n'avoir aucun remord et violent à plusieurs reprises les droits d'autrui (p. ex., en intimidant, menaçant ou en causant des lésions, ou en usant de cruauté envers les animaux), parfois sans aucun signe d'irritabilité. Il est probable que l'étiologie en soit une interaction complexe de facteurs génétiques et environnementaux.

 

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