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  • Conseils | Dys Solutions France

    Dyspraxie - Dysgraphie Conseils Pour commencer, pensez à le responsabiliser mais la responsabilisation sera toujours proportionnée à ses capacités. On peut leur confier certaines tâches peu complexes : ranger les couverts, mettre leurs affaires dans la corbeille du linge sale, porter des messages, accrocher leurs affaires sur un porte-manteau à leur hauteur… Il faut chercher à développer l’intérêt de l’enfant pour toutes les activités qui nécessitent de la logique et leur proposer de suivre une série déterminée d’étapes (exemple : la cuisine). Il vaut mieux privilégier les responsabilités simples et ponctuelles qui seront gratifiantes et permettront à l’enfant d’évoluer par sa propre expérience. La valorisation de ses réalisations est essentielle. Pour un aîné, on trouvera toujours certaines tâches qui permettent d’aider les plus petits (mettre une cassette dans le magnétoscope, accompagner le petit frère aux toilettes…). Même si leur compétence gestuelle est moindre, il faut maintenir le rang de l’enfant dans sa fratrie. On ne les écartera pas de la participation aux tâches domestiques sous prétexte de ses difficultés manuelles, mais au contraire on cherchera à lui confier des travaux simples, en soulignant les progrès accomplis. Pour les difficultés de repérage dans le temps , on cherchera à respecter une ritualisation des activités de la journée, à verbaliser tout changement dans l’organisation. Pour aller plus loin, on pourra chercher à «manipuler» la notion de temps en utilisant des repères visuels sur les calendriers, les éphémérides. On offrira une montre digitale plutôt qu’une montre à aiguilles (ils peuvent avoir du mal à percevoir les graduations). 1. L’acquisition de l’autonomie et l’estime de soi. Important : l’autonomie n’est pas de faire les choses mais bien de savoir ce qu’il y faut faire et à qui s’adresser pour le faire. Dans tous les cas, l’enfant dyspraxique souhaite acquérir son autonomie plus encore que l’enfant ordinaire. Il est donc important de le suivre. Il fera seul dès qu’il sera en capacité de faire seul, il faut lui faire confiance. En attendant, il est essentiel de l’aider autant qu’il est possible de le faire, d’organiser autour de lui. Il faut lui faciliter la vie et adapter, contourner avec lui, au moyen d’astuces, toutes les difficultés rencontrées. Lui faciliter la vie, c’est se faciliter la vie. De toute façon, il faut prendre en considération sa fatigue, le temps disponible, l’urgence de la situation et la priorité sur les actes essentiels. Toujours en décalage avec des enfants du même âge, il pourra, de mieux en mieux, contourner ses difficultés. Par contre, il faut absolument mesurer et reconnaître les efforts qu’il doit, sans cesse, opérer. Attention à ne pas l’infantiliser, ni le materner au-delà du nécessaire mais prendre en compte ses particularités. L’estime de soi s’apprend d’abord dans la famille Pensez à valoriser ses essais quel que soit le résultat car sa confiance en lui est très fragile. Mais veillez à ne pas oublier les frères et sœurs, qui se sentent parfois délaissés. Il est nécessaire d’expliquer aux frères et sœurs les différences pour induire également les différences de traitement en cas de bêtise. Privilégier l’apprentissage par l’oral. Pratiquer un langage oral toujours très précis. L’enfant dyspraxique n’apprend pas de façon spontanée en regardant l’autre, il n’apprend pas par imitation. Il est donc inutile de lui dire : « Regarde ! Il faut faire comme ça, tu vois ? ». Pour certains enfants, cela peut même être contre-productif. Vous pouvez le guider verbalement à accomplir certains gestes. Essayer de verbaliser l’action, de décomposer le geste en séquences, c’est l’aider à analyser ses gestes pour qu’il puisse mieux se les approprier. L’enfant dyspraxique « fait d’abord dans sa tête ». La présence d’un adulte l'aide à se remémorer l’ordre dans lequel accomplir les séquences de gestes (accompagnement auditivo-verbal). Laissez-le parler tout haut : cela l’aide pour réfléchir, mémoriser, planifier ses gestes. Parfois, l’enfant parle beaucoup (en voiture par exemple) parce que son corps se repose et qu’il n’a aucun geste à penser. Sa réflexion est alors libre pour la communication : ne faites surtout pas taire votre enfant, c’est un moment privilégié de communication. Vous pourrez être alors très surpris de tout ce qu’il a emmagasiné comme informations dans des situations où il pouvait sembler absent. Il est encore plus difficile aux enfants qui maîtrisent mal la parole (pour les dyspraxies bucco faciales), de montrer ce dont ils sont capables intellectuellement : il vous faudra faire preuve de patience pour comprendre ce qu’il veut exprimer. 2. La dyspraxie et l’entourage L’entourage doit également prendre l’habitude de s’appuyer sur l’oral pour aider l’enfant Lui donner des indications précises sʼil cherche un objet. Ne pas désigner un endroit avec le doigt mais dire le nom de la pièce, la localisation (droite, gauche, haut, bas…) Veiller à ce qu’il soit bien concentré et éventuellement le «ramener » vers la tâche à accomplir L’aider à planifier ses séquences gestuelles, par exemple, en le questionnant : quʼes-tu en train de faire ? Que dois-tu faire ? Où en es-tu ? Parler clairement à un rythme modéré en respectant des pauses pour faciliter lʼassimilation de la consigne et insister sur les mots clés. Ne pas lui donner plusieurs consignes à la fois. Quand il est en train d’accomplir une tâche, ne pas le stresser : en lui demandant de se dépêcher, ne pas l’assaillir de commentaires pour ne pas le distraire car cet enfant dyspraxique est mono tâche et ne peut faire deux choses à la fois. Il est possible aussi dʼaider lʼenfant à faire, en cherchant à créer des sensations corporelles mémorisables et reproductibles. Pour quʼil réussisse à acquérir un geste sollicitant fortement ses capacités de motricité fine, vous pouvez le guider, non pas en lui demandant de vous regarder et de vous imiter (ne pas lʼinviter à reproduire un geste « en miroir »), mais en vous plaçant derrière lʼenfant, lui prenant la main et faire le geste avec lui, soit sur lui, soit sur vous-même (par exemple pour lui apprendre à se coiffer, sʼessuyer, tirer les rideaux, glisser une clé dans la serrure, tartiner, etc.). 3. Apprendre à améliorer ses compétences sociales Certains apprentissages sʼappuient sur lʼimitation : parce quʼon lʼa vu et intégré, on sait comment on dit bonjour, comment on se tient sur une chaise, comment on réagit dans telle ou telle situation. Cet apprentissage se fait de façon moins spontanée chez lʼenfant dyspraxique. En effet, tout ce qui requiert une stratégie visuelle lui échappe. De ce fait, un guidage oral sera aussi nécessaire ainsi quʼun entraînement à la maison : expliquer aux enfants de ne pas trop sʼapprocher des gens, de ne pas les toucher trop brusquement, de regarder dans les yeux la personne qui leur parle, de ne pas baisser la tête quand on veut l’embrasser… C’est un apprentissage parfois long et difficile : ne soyez pas trop exigeant. Plusieurs petits jeux pourront le sensibiliser à la communication non verbale. Cela lʼaidera à avoir un comportement adapté. Mimer chacun son tour une expression et faire deviner à lʼautre le sentiment exprimé (le dégoût, la tristesse, la joie, le doute….), faire jouer des situations à des poupées ou des marionnettes. Plus généralement, les exercices de théâtre sont excellents. 4. Accepter la dyspraxie Dans lʼacceptation de toute forme de handicap, il y a au moins deux composantes : l’acceptation par lʼentourage lʼacceptation par lʼenfant lui-même. Les deux mouvements peuvent fluctuer suivant le cheminement de lʼenfant et de sa famille. L’enfant dyspraxique perçoit très bien quʼil est moins performant que sa fratrie ou que ses copains à lʼécole. Il comprend aussi que son corps ne lui obéit pas aussi bien que celui des autres enfants. « Je ne fais pas ce que je veux, ma main ne dessine pas ce que jʼai dans la tête, je connais les réponses au contrôle mais je ne sais pas comment les organiser sur ma feuille… » En étant à lʼécoute de votre enfant, en essayant de voir le monde comme lui le perçoit, vous saurez trouver les mots nécessaires pour lui expliquer quʼil fonctionne différemment, que réaliser des choses simples lui demande plus dʼefforts, dʼattention et de temps. Ces explications devront être données également aux proches et à lʼécole, ce qui permettra une meilleure compréhension de lʼunivers de votre enfant, et une meilleure acceptation de ce handicap, aussi bien par lui-même que par les autres. Ne surtout pas oublier que l’enfant dyspraxique est souvent un gros dormeur ce qui nécessite une rythme de vie équilibré. La régularité des actes de la vie quotidienne sur des temps définis lui permettra d’être plus efficace et rassuré.

  • Les autres points d’appui | Dys Solutions France

    LES AUTRES POINTS D’APPUI 5. CATTP, CMP, CAMSP, Hôpital de jour 5.1 Centre d'accueil thérapeutique à temps partiel (CATTP) Le Centre d'Accueil Thérapeutique à Temps Partiel (CATTP) est une structure intermédiaire entre le Centre Médico-Psychologique pour Enfants et Adolescents (CMPEA) et l'hôpital de jour. Le centre d'accueil thérapeutique à temps partiel du secteur de psychiatrie 4 est un lieu de soins intégré au quartier, un lieu de dialogue et d'écoute, de réflexion et d'expression, de rencontre. Le CATTP vise à maintenir ou à favoriser une existence autonome par des actions de soutien et de thérapeutique de groupe. Les équipes au sein des CATTP sont pluridisciplinaires et composées d'infirmiers, de psychologues, éducateurs, psychomotriciens, ergothérapeutes, assistants sociaux… 5.2 Le Centre Médico-Psychologique (CMP) Structure de soins rattachée à un hôpital, le Centre Médico-Psychologique (CMP) est un lieu de soin public sectorisé qui propose des consultations médico-psychologiques et sociales à toute personne en difficulté psychique. Il existe des CMP pour enfants et adolescents (0 à 16 ans) et des CMP pour adultes (à partir de 16 ans). Les centres médico-psychologiques(CMP) pour les enfants ou les adolescents sont des lieux de consultation, de dépistage, d’évaluation et de traitement ambulatoire. Ils reçoivent des enfants et adolescents qui présentent des difficultés de nature diverse : troubles d’adaptation scolaire, problèmes de comportement, troubles psychomoteurs, troubles du langage écrit et oral, difficultés relationnelles ou caractérielles, états dépressifs, tentative de suicide, troubles précoces de la relation, troubles du sommeil et de l’alimentation, conflits avec les parents. Les centres médico-psychologiques (CMP) ont pour principales missions : d’accueillir et d’orienter les jeunes et leurs familles, de prendre en charge des jeunes présentant des difficultés affectives, psychologiques ou familiales jusqu’à leur 16 ans environ d’organiser des actions de prévention, de diagnostic, de soins ambulatoires et d’interventions à domicile ; d’apporter du soutien aux familles ; d’orienter, si besoin, les jeunes vers des structures adaptées (centre d’accueil thérapeutique à temps partiel, hôpital de jour, unité d’hospitalisation psychiatrique). Chaque Centre Médico- Psychologique (CMP) est composé d’une équipe pluridisciplinaire qui regroupe aussi bien de soignants (médecins psychiatres, psychologues cliniciens, infirmiers, orthophonistes, psychomotriciens...) que de travailleurs sociaux (assistants de service social, éducateurs…). 5.3 Centres d'Action Médico-Sociale Précoce (CAMSP) Les Centres d'Action Médico-Sociale Précoce (CAMSP) sont des établissements médico-sociaux chargés de la prise en charge précoce des problématiques de handicap chez les enfants âgés de 0 à 6 ans présentant des difficultés ou des retards dans leur développement. Ils accompagnent les parents dans le diagnostic, la prévention, le traitement et la rééducation de leur enfant. Ils permettent la mise en place d’une aide spécialisée destinée aux enfants comme à leurs parents et d’un traitement visant à faciliter l’adaptation des enfants dans leur milieu familial, social et scolaire, ainsi qu’un suivi par des consultations, des séances individuelles ou de groupe. Les Centres d'Action Médico-Sociale Précoce (CAMSP) assurent : le dépistage des déficits ou handicaps, la prévention de leur aggravation, les soins et la rééducation par cure ambulatoire permettant le maintien de l’enfant dans un milieu de vie ordinaire, l’accompagnement des familles dès la période de doute, l’aide à l’intégration dans les structures d’accueil de la petite enfance (crèche, halte-garderie, école maternelle), le lien avec les structures hospitalières et « de ville ». Les actions de prévention, de dépistage et de prise en charge se font en partenariat avec les crèches et écoles, les centres de Protection Maternelle Infantile (PMI), les services hospitaliers et les médecins libéraux. L’équipe du Centre d'Action Médico-Sociale Précoce (CAMSP) est composée d'une équipe pluridisciplinaire médicale, paramédicale et éducative : médecins spécialistes (pédiatres et psychiatres), de personnel de rééducation (orthophoniste, psychomotricienne, ergothérapeute, etc.), d’auxiliaires médicaux, de psychologues, d’assistantes sociales et d’éducateurs de jeunes enfants. 5.4 L'hôpital de jour (HDJ) Il accueille les patients ayant besoin de soins durant la journée, dont l'état de santé et le niveau d'autonomie leur permettent de passer la nuit à leur domicile. Ils ont toutefois besoin de soins spécifiques et/ou d'évaluer leur état de santé, grâce aux ressources du plateau technique. L’équipe de professionnels à l’hôpital de jour est varié selon les hôpitaux. Elle est très souvent complète et composée de plusieurs professionnels aux spécialités différentes (équipe pluridisciplinaire) : Médecin psychiatre, Psychologue, Infirmier, Éducateur spécialisé, Orthophoniste, Psychomotricien, Ergothérapeute, Enseignant spécialisé. L’hôpital de jour accueille en journée les enfants avec des troubles psychiques ou avec des troubles du neurodéveloppement. Ce sont des dispositifs sanitaires de soins dédiés aux enfants et ou adolescents souffrant de troubles psychiatriques. Les enfants ou adolescents sont accompagnés sur le plan médical, éducatif et pédagogique. Les hôpitaux de jour sont généralement rattachés à un établissement public dans le champ de la santé mentale ou psychiatrie. En général une équipe et un psychiatre coordonnent les soins et le programme d’accompagnement de l’enfant /adolescent. L’enfant/adolescent y reçoit des soins et des activités éducatives lui sont proposées. Dans certains hôpitaux de jour, la scolarisation est organisée par un enseignant mis à disposition par l’éducation nationale. Les enfants peuvent parfois être scolarisés dans un autre endroit et ne venir que pour des temps de soins ou d’activités collectives. Les soins sont variés selon le projet de l’hôpital de jour et les besoins de chaque enfant en situation de handicap. L’équipe de l’hôpital de jour travaille généralement avec l’enfant sur l’estime de soi, l’ouverture aux autres, la capacité à apprendre et à gagner en autonomie…Parfois cette structure permet aussi la poursuite du diagnostic de l’enfant. Les soins sont spécialisés et adaptés à chaque enfant. Les enfants sont par petits groupes, ce qui permet d’avoir un bon accompagnement et suivi des progrès de l’enfant. Certains hôpitaux de jour accueillent des enfants avec des troubles du spectre de l’autisme (TSA). L’accompagnement diffère donc de celui pour les enfants avec des difficultés psychiques. Les points de vigilance : Les projets de chaque hôpital de jour sont très variés, il faut bien se renseigner pour comprendre ce qui est proposé. Notamment en termes de scolarisation, qui est parfois prévue et parfois non. L’âge de l’enfant accueilli varie selon l’hôpital de jour. Il peut s’étendre de 18 mois à 20 ans.

  • TDAH Adulte Particularités | Dys Solutions France

    TDAH chez l'adulte Particularités 1. Mauvaise estime de soi, de confiance en soi, d’affirmation de soi Le TDAH dégrade souvent 2 ou 3 des niveaux d’assurance suivants : l’estime de soi : savoir accepter ses forces et ses faiblesses (et notamment les symptômes TDAH) la confiance en soi : savoir que l’on possède les ressources nécessaires pour faire face aux situations l’affirmation de soi : oser exprimer ses idées, sentiments et besoins pour s’épanouir avec les autres. Une enfance pleine de remontrances ou d’humiliations (paresseux, mauvais travailleurs, stupides ou un peu fous, bizarres, fantasques, incontrôlables …) ainsi qu’un début de vie d’adulte parsemé d’échecs entrainent souvent un sentiment d’infériorité. Sans compter sur l’irrégularité en termes d’énergie, d’humeur et de concentration qui les font douter par rapport à leurs projets et leurs relations avec les autres. Beaucoup se dévalorisent sans arrêt et ne vivent que pour le regard ou l’approbation des autres pour compenser ce sentiment d’infériorité. Ils passent leur temps à jouer des rôles pour plaire aux autres, ne pas déplaire, ne pas passer pour un idiot, avec des rôles différents selon les gens et les situations, sans arriver à s’affirmer. Les conséquences de leur dévalorisation permanente sont nombreuses. Ils ne savent pas refuser, ne veulent pas décevoir, vont se faire exploiter par les autres ou vont être sujets à des injustices (quelquefois imaginaires), des brimades de la part des autres, jusqu’à ce qu’ils se rebellent, maladroitement souvent, et vont être étiquetés associables. À terme, ils peuvent développer inconsciemment un sentiment de méfiance permanent qui les conduit à la solitude. Beaucoup ne vont pas oser aller vers leurs talents et se contentent d’une vie conventionnelle qui leur semble peu épanouissante, mais qui peut toutefois leur éviter de grosses déceptions. Certains ont une estime de soi de façade (enfants tyrans plus jeunes ?) et se mentent en pensant qu’ils sont au-dessus du lot. Mais leur manque de confiance en eux les paralyse souvent dans leur vie courante et les rend impulsifs voire violents physiquement ou verbalement. Pour certains heureusement, des parents ou des enseignants plus compréhensifs dans leur jeune âge ont pu atténuer cette dévalorisation personnelle, pour encourager et guider l’enfant, puis l’adolescent et l’adulte vers son potentiel. Pour certains, une bonne intelligence cérébrale (plus rarement une bonne intelligence émotionnelle) les a aidés à trouver une voie adaptée à leurs troubles, par exemple à travers un emploi ou un loisir épanouissant mettant en œuvre leurs talents de créativité. Ils ressentent très souvent une incapacité à fonctionner à plein régime, par rapport à leurs QI ou leur capacité à comprendre rapidement les choses. Le potentiel spécifique des adultes TDAH, orienté autour de la créativité et l’intuition, est souvent mal exploité. Ils se retrouvent dans des activités classiques demandant de la rigueur et de la régularité qui ne leur correspondent pas. D’autant plus qu’ils peuvent passer toute leur vie à coté de leurs vrais talents, qui pourraient être mis en valeur en faisant des choix parallèles ou plus osés. Leur manque de confiance en eux est souvent un obstacle. Beaucoup n’arrivent pas à poursuivre un projet de vie durable et cherchent inlassablement de nouvelles voies professionnelles et sentimentales avec un sentiment d’insatisfaction fréquent. Souvent, quand ils arrivent à l’objectif qu’ils s’étaient fixés, celui-ci leur parait bien fade par rapport à l’émotion de départ qui les avait poussés à y aller. C’est l’imagination ou le chemin pour arriver à l’objectif qui les motive et les concentre. Quand ils y arrivent, ils en veulent toujours plus, et ne profitent pas des gains liés à l’atteinte de leur objectif. Certains se tirent même une balle dans le pied au moment d’atteindre leur objectif, en adoptant au fil du temps un comportement autodestructeur, symptôme qui caractérise plus spécifiquement le trouble borderline (trouble de la personnalité limite). Ce sentiment de ne pas s’accomplir et de ne subir que des échecs est lié à une stratégie de compensation qu’ils ont adoptée très tôt, consciemment ou inconsciemment. Ils peuvent avoir une vie normale aux yeux des autres, c’est l’interprétation qu’ils font de leur vie et des situations de vie qui est souvent déformée. Certains font le point sur leur vie plusieurs fois par jour et ils bouclent là-dessus, au lieu d’apprécier leurs petits succès et développer ainsi un sentiment de gratitude. Beaucoup ont le syndrome de l’imposteur même s’ils réalisent finalement ce qu’on leur demande au dernier moment. Il en résulte un sentiment d’insatisfaction quasi permanent surtout s’ils se sont mis en quête d’accomplissements non en phase avec leur TDAH, avec des ambitions basées sur les valeurs de la société ou de leurs parents (en phase ou en opposition), accentuées par leurs pics d’optimisme trompeur. S’ils n’apprennent pas à observer avec du recul leur système de pensées et d’émotions, ce sentiment risque de les accompagner dans la deuxième partie de leur vie, avec des souffrances psychiques ou l’impossibilité d’atteindre une certaine sérénité en prenant de l’âge. Malgré un intérêt pour tout ce qui traverse leur esprit, ils se dispersent puis s’essoufflent, et tombent souvent dans des périodes inactives (hypo actives) où l’ennui et la frustration prédominent. Les pensées vont trop vite dans leur tête pour en attraper une, ou bien elles sont trop nébuleuses pour agir. Ils ne trouvent pas assez de plaisir ou de motivation dans leurs relations et activités quotidiennes ainsi que les tâches incontournables d’un projet. Alors ils plongent dans l’ennui que les vrais hyperactifs vont souvent éviter en continuant à se disperser, alors que les hypo actifs vont opter pour le désœuvrement. Beaucoup développent une intolérance à leur frustration qui se concrétise en énervement interne ou externe, pour certains en colère et pour d’autres en rumination interne voire en déprime chronique. Ils n’ont pas la capacité à maintenir leur motivation pour leurs projets sur une longue période. Ils perdent beaucoup d’énergie dans l’ennui avec, soit une cogitation mentale incessante, soit une hyperactivité non productive, qui leur procure des émotions négatives. Celles-ci peuvent être la peur du rejet ou de l’humiliation, des pensées de critiques ou ressentiment envers les autres, de la culpabilité de ne rien faire ou de perdre son temps, etc…). Ces pensées sont très fluctuantes et peuvent être positives ou neutres en début de vie d’adulte, mais d’échecs en échecs (de leurs points de vue du moins), elles deviennent souvent fixes et négatives et peuvent se transformer en névroses en prenant de l’âge. Ils alternent avec une impatience exagérée ou une passion extrême quand ils se connectent enfin à quelque chose, avec une hyper focalisation, un plaisir immédiat, ou une promesse de solution pour leur avenir. Ils veulent des résultats rapides et enchainent les illusions et les désillusions, au lieu de passer en mode réalisation qui leur apporterait de vraies satisfactions. Certains se définissent un objectif quasi obsessionnel qui peut consister à reprendre des études laborieuses pour atteindre le métier qui leur semble idéal. Pour finir, il peuvent développer un auto-sabotage fréquent, c’est à dire abandonner d’un coup ce qui les a captivés pendant des heures, parfois des jours ou des mois, même si c’est sur le point d’aboutir (avant l’examen par exemple), même s’ils ont eu ce qu’ils voulaient, comme si le but une fois atteint perdait d’un coup son intérêt de départ. Certains ne fonctionnent bien qu’en mode gratuité ou individuel et s’arrêtent quand arrive un enjeu financier ou relationnel, même s’ils ont besoin d’argent et de relations humaines. D’autres abandonnent quand les phases créatives de leur projet sont terminées, en refusant de passer en mode réalisation pour mener à bout leurs idées. Dans les relations amoureuses ou amicales, cela peut se concrétiser par une insatisfaction systématique car le processus de séduction ou l’espoir de se sentir mieux à deux est bien plus gratifiant que la relation elle-même quand elle se réalise. Dans le domaine professionnel, ils ont besoin de nouveaux horizons et pratiquent souvent la politique de la terre brulée, où ils ne veulent même pas capitaliser sur ce qui les a passionnés précédemment. 2. La distraction La distraction est un symptôme majeur de ce trouble : toujours dans leurs pensées et rarement concentrés sur la tâche en cours, certains oublient leur RDV, perdent leurs objets, ont des accidents de voiture et sont maladroits en général quand ils sont en mode routine. Ils sont plus malchanceux que la moyenne, certains sont de vrais chats noirs car l’inattention génère souvent des problèmes. Une minorité seulement reste insouciante ou amusée par cela. Pour la plupart, c’est une inquiétude permanente et des aléas quotidiens dans leurs vies. D’autres sont conscients de cela et l’évitent avec une discipline quasi militaire, utilisant leur surplus d’activité mentale pour tout optimiser afin de ne rien perdre et ne rien oublier, ce qui peut aller jusqu’à un trouble obsessionnel compulsif . A l’opposé, Ils peuvent être hyper-focalisés sur ce qui les attire ou motive pendant quelques minutes, heures, jours, mois, en s’isolant exagérément, en se concentrant exclusivement sur cette chose à l’exclusion de toutes les autres. Ils en oublient parfois de manger et dormir et ignorent leur entourage jusqu’à être agressif. Cette hyper-focalisation est le moyen qu’ils ont trouvé au fil du temps pour arriver à se concentrer. Certains arrivent à réaliser des choses extraordinaires et même devenir célèbre, même si cela ne les satisfait pas longtemps en général. Mais cela les empêche souvent d’avoir une vision plus large et plus équilibrée de la vie qui pourrait consister à la construction d’une famille par exemple, au lieu d’hyper-focaliser exclusivement sur leur travail. Pour eux, une même tâche peut donc être difficile à commencer (distraction) et ensuite être difficile à arrêter car ils ont dû passer entretemps en mode « hyper-focalisation » pour l’exécuter. La distraction et l’hyper-focalisation, bien qu’opposées, sont les deux formes principales de non maîtrise de l’attention, d’après les spécialistes de l’attention. L’attention normale serait celle qui permet d’avoir une attention partagée face à ce qui arrive à nos sens sans être perturbé par les pensées et émotions, avec une notion de priorité et d’urgence pour bien gérer les interruptions. L’attention normale permettrait une concentration durable sur des tâches routinières, sans hyper-focaliser ni papillonner vers des actions plus plaisantes ou addictives.

  • Scolarité | Dys Solutions France

    Dysphasie Scolarité 1. Pour l’école Il faut s’appuyer sur les points forts de l’enfant et ne pas insister sur ses points faibles. C’est principalement l’orthophoniste qui travaillera les points faibles. L’enfant doit être en réussite pour continuer à déplacer des montagnes. Toute l’attention doit être portée sur l’image qui est renvoyée à l’enfant de lui-même, tant à l’oral qu’à l’écrit (commentaires, remarques, réflexions et corrections). Les recommandations qui suivent ne proposent que des généralités parce que chaque enfant dysphasique est différent même si leur profil est commun. En classe, il ne faut pas hésiter à essayer différentes solutions et observer les résultats, en n’oubliant pas de lui demander ce qu’il en pense. Échanger très régulièrement avec les parents sur les progrès ou difficultés de l’enfant et sur son ressenti. Ne pas hésiter à échanger et collaborer avec l’orthophoniste ou autres rééducateurs. S’appuyer toujours sur sa motivation et sa volonté de communication. 1.2. À la maternelle Choisir la place dans la classe: de préférence proche de l’enseignant mais pas forcément devant, dans une proximité qui sécurise et favorise une meilleure discrimination des sons ; éloigné de sources de bruit et de déconcentration (un voisin bruyant, fenêtre, porte). Bien définir les règles et ce qui est attendu, et bien préciser quand cela change. Éviter la fatigue et le découragement, ne pas hésiter à l’aider ; l’objectif est qu’il progresse dans ses apprentissages et non qu’il s’épuise. Prévoir des activités de courte durée et lui laisser le temps d’effectuer une tâche. Toujours pointer ses progrès, mêmes minimes. Quel que soit le support de communication, il faudra d’abord et avant tout le sécuriser. Capter l’attention de l’enfant en l’appelant par son prénom ou en le touchant, adapter la façon de parler au niveau de langage de l’enfant. Parler lentement, faire des phrases courtes, simples, avec peu de mots et en mettant l’intonation. Utiliser des gestes, des dessins et inciter l’enfant à s’exprimer de cette façon. Associer le message verbal à des objets, des actions et des évènements précis, et accompagner les explications de démonstrations. L’aider à retrouver le mot recherché en donnant des indices. Repérer quand il n’a pas compris et l’aider à le dire. Lui laisser le temps de trouver ses mots, ne pas l’interrompre. Ne pas lui demander de répéter de façon correcte mais redire correctement ce qu’il veut dire. Ne donner qu’une consigne à la fois, vérifier la compréhension, reformuler différemment ou lui faire reformuler avec ses mots. L’aider au repérage dans le temps, en utilisant un emploi du temps pour visualiser les activités à l’aide de pictogrammes. Pas de maintien en maternelle , même s’il semble en retard, il est toujours plus loin que vous ne pensez. Utiliser l’ordinateur dès que possible et tous les supports non oraux car ils l’aideront à améliorer son langage oral. Dans tous les cas, accompagner la famille pour la mise en place d’un Projet Personnalisé de Scolarisation (PPS) qui formalisera tous les aménagements spécifiques à l’enfant et mettra tous les intervenants au courant des troubles et de leurs répercussions. 1.3. En élémentaire Si le Projet Personnalisé de Scolarisation n’est pas mis en place, il ne faut vraiment plus tarder. Même si tous les points ci-dessus restent importants, il faut porter une attention particulière à l’écrit car la dysphasie s’accompagne très souvent de dyslexie et dysorthographie. Si l’enfant est d’accord, expliquer son trouble de dysphasie aux autres élèves pour éviter moqueries ou jalousies. Ne pas isoler l’enfant, seul sur un bureau, en classe. Choisir de l’asseoir à côté d’un élève volontaire et de bon niveau pour l’aider. Mettre éventuellement un tutorat en place avec cet élève. Inciter la famille à faire une demande d’AESH Individualisée (Accompagnant des Élèves en Situation de Handicap) dans le cadre du PPS, en spécifiant les besoins d’accompagnement par cette AESH (lire les consignes, réexpliquer ces consignes, aide à tous les stades des exercices, permettre de sortir pour se détendre, rassurer, …). Toujours vérifier qu’il a bien copié et qu’il suit en cours. Ne pas dicter un texte. Si nécessaire, le lui fournir sous forme photocopie. Faire un effort sur les repères dans les pages : l’aider à souligner, sauter des lignes, créer des marges ou faire pour lui. Lui donner plus de temps dans la transcription écrite, pour une relecture (besoin de 2 à 3 fois plus de temps). Lui permettre d’utiliser constamment les tables sur le dos des cahiers Seyes ou les lui préparer sous forme de tableau de Pythagore, lui laisser l’accès aux définitions de mots souvent employés dans les consignes, des synonymes. Répondre à ses questions, même celles qui paraissent «hors sujet»: elles sont dans sa logique et la réponse peut lui permettre de rentrer dans le sujet. Pas de poésies longues et compliquées, éventuellement choisir un passage. Mesurer et limiter les interrogations orales. L’enfant dysphasique ne doit jamais se retrouver en difficulté devant les autres élèves sur le langage oral. Pas de devoirs du jour pour le lendemain et comprendre que s’il est fatigué le soir, les devoirs ne seront pas réalisés. Ne pas faire recopier 10 fois le même mot ou texte, inefficace pour eux. Éviter les punitions. Reformuler les énoncés puis les simplifier. 2. Pour l’évaluation Utiliser des questionnaires à choix multiples. Utiliser des textes à trous pour vérifier les acquis. Noter le fond plutôt que la forme, privilégier le sens. Ne pas oublier de donner du temps supplémentaire ou d’enlever des questions. Compter le nombre de d’erreurs ou de bonnes réponses plutôt que d’enlever un point par erreur. Ne pas pénaliser les erreurs d’orthographe en général. Pour les dictées, utiliser les dictées à trous et à choix multiples, d’autant qu’il bénéficiera de cet aménagement pour les examens. Pour chaque écrit, distinguer les erreurs de grammaire et d’orthographe, des erreurs de reproduction. Ne pas pénaliser les ratures et/ou une présentation brouillonne. Pas de redoublement sauf ciblé particulièrement sur des points à améliorer, mais attention au découragement et à la perte d’estime de soi souvent rencontrés chez ces enfants. 3. Au collège et au lycée Maintien des points précédemment cités et prise en compte de la nouvelle problématique : plusieurs professeurs, des salles différentes, des classes chargées. Il faut faire des synthèses, imaginer, conceptualiser… Le Projet Personnalisé de Scolarisation est impératif. L’AESHi et le temps supplémentaire sont indispensables pour permettre à l’enfant de suivre. L’ordinateur est indispensable. Le collège est la partie du cursus scolaire qui sera la plus difficile. Il faut veiller à ne pas exclure l’enfant, surveiller le risque de repli sur soi, consécutifs aux difficultés importantes d’apprentissage créées par la dysphasie. Préférer les classes à effectif réduit (bruit, attention, temps à leur consacrer). Ne pas pénaliser les oublis et les retards (scolaires ou administratifs) Encourager et valoriser l’enfant le plus souvent possible. Écrire au tableau les mots importants du cours, lui donner le temps de les recopier ou les lui fournir sur photocopie. De la même façon pour les devoirs à faire. Lui remettre des documents écrits (cours, etc…) pour lui permettre de rentrer chez lui avec les mêmes données que les autres élèves. Ne pas photocopier le cahier d’un autre élève et ne pas demander à l’enfant de le faire sur son temps libre. Proposer des fiches résumées avec des exemples clairs, des illustrations. Utilisation de la calculatrice et des fiches mémoire avec les définitions principales des termes en mathématiques ainsi que les fiches de conjugaison, même pendant les contrôles. Mettre en place avec lui des méthodes pour mémoriser, s’organiser (couleurs, surlignage,…) Donner de manière anticipée les sujets qui seront abordés dans l’année de façon à ce que la famille puisse orienter les lectures, films, visites. Pour les consignes, choisir des mots simples, souligner les mots clés, éviter les phrases à double question ou les doubles négations. Pour les contrôles, toujours vérifier sa compréhension, accorder un temps supplémentaire ou réduire les questions sauf en troisième parce qu’il est déjà en examen pour le Brevet (évaluation continue). Dès le premier jour de la troisième et lors du Brevet, il n’y a pas de réduction des exercices mais un temps supplémentaire. Faire les interrogations à l’oral ou à l’écrit, selon les difficultés de l’enfant. Ne pas exiger systématiquement la rédaction d’une phrase de réponse à la fin des exercices de mathématiques. Quand un mot lui manque lors d’une interrogation, penser qu’il peut s’agir d’un problème de mémorisation et cesser d’imaginer qu’il s’agit d’un manque de travail. Réduire le nombre de devoirs à la maison ou les répartir ; il passe 2 à 3 fois plus de temps et son emploi du temps est souvent chargé en rééducation. Ne pas pénaliser en cas de retard pour la remise d’un devoir. Attention aux commentaires des bulletins de notes. Il faut de l’objectivité mais avec des phrases encourageantes. Personne n’est en mesure de quantifier les efforts supplémentaires qu’il fournit pour chacun des exercices et c’est très injuste. Partager avec l’équipe d’enseignants pour favoriser la généralisation des apprentissages : l’enfant apprendra mieux en faisant référence à d’autres acquis ; échanger les bonnes pratiques.

  • Page de remerciement | Dys Solutions France

    Merci Nom du donateur Nous vous sommes très reconnaissants pour votre don généreux de 0 €. Votre numéro de don est le n° 1000. Vous recevrez bientôt un e‑mail de confirmation.

  • Démarches | Dys Solutions France

    Démarches Dans cette rubrique, vous allez trouver les démarches à faire, agrémentées des articles de loi sur lesquels s’appuyer en cas de litige. Le Code de l’Action Sociale et des Familles sera indiqué « CASF », le Code de l’Éducation « CE », le Code de la Sécurité Sociale « CSS », le Code du Travail « CT » et le Code des Transports « CTR ».Mais aussi, en fin de rubrique « annexe 1», vous retrouverez tous les liens donnant accès aux documents des BOEN (Bulletin Officiel de l’Éducation Nationale) ou site répertoriés. CASF Art.L114 RAPPEL : « Constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant. Les troubles « DYS » et TDAH font partie des Troubles du Neuro Développement (TND). Ils sont concernés par la loi du 11 février 2005 sur l’égalité des droits et des chances et l’insertion des personnes handicapées. La dyslexie, la dysorthographie, la dyspraxie, la dysgraphie, la dysphasie, la dyscalculie, le TDAH constituent des handicaps et de ce fait, il y a lieu d’en compenser les retentissements pour aider à l’intégration et l’accessibilité, avec une allocation si nécessaire pour les rééducations, des préconisations scolaires et des outils tels que matériel pédagogique adapté et/ou Accompagnant pour les Elèves en Situation de Handicap (AESH).Pour tous les problèmes en liaison avec la scolarisation d’un enfant handicapé, les parents et les enseignants peuvent s’adresser à l’Enseignant Référent à la Scolarisation des élèves en situation de Handicap (ERSH) de leur secteur, dont ils trouveront les coordonnées auprès de l’école concernée ou de l’inspection académique.

  • L'ALD | Dys Solutions France

    L'ALD 4. L’Affection de Longue Durée (ALD31) Affections dites « hors listes » Critères : forme grave d'une maladie ou d'une forme évolutive ou invalidante d'une maladie grave et traitement d'une durée prévisible supérieure à 6 mois et traitement particulièrement coûteux en raison du coût ou de la fréquence des actes, prestations et traitements. Les séances d’orthophonie sont totalement remboursées si elles sont réalisées dans un CAMSP, un CMP ou un CMPP. Sinon, en libéral, les séances sont prises en charge à 60%. Les 40% restants sont prises en charge par la complémentaire santé, si la famille en dispose. Dans le cadre d’une Affection Longue Durée (ALD) exonérante (ALD 31), les frais liés aux soins de votre maladie sont remboursés au maximum par l’Assurance Maladie grâce à l’exonération du ticket modérateur ; par exemple : vos frais de santé liés à l'Affection Longue Durée (ALD) tels que les consultations chez un médecin, les frais de transport, les frais médicaux, les indemnités journalières… Néanmoins , certains frais, non directement liés à votre affection, restent à votre charge comme les dépassements d’honoraires, la participation forfaitaire de 1€, le forfait hospitalier… Mais ils peuvent être pris en charge selon votre mutuelle. Dans tous les cas, les frais liés à des rééducations en libéral, non pris en charge par la Sécurité Sociale, tels que l’ergothérapie, par exemple, ne le seront pas plus avec une ALD. Pour faire la demande, le médecin traitant, après avoir établi avec vous le « protocole de soins » qui précise les traitements et les suivis nécessaires et la durée prévisible de la prise en charge de votre maladie, en fait la demande auprès de la Sécurité sociale, de façon numérisée aujourd’hui. Après accord du médecin conseil, le médecin traitant doit remettre l'un des feuillets du formulaire au patient qui doit le dater et le signer. Par la suite, les prescriptions médicales (ex : les ordonnances pour des séances d’orthophonie) doivent être écrites sur une ordonnance Affection de Longue Durée (ALD).

  • Evenements | Dys Solutions France

    Evènements a venir Dans cette section, vous trouverez les événements classés par type.

  • Dyscalculie | Dys Solutions France

    Dyscalculie L’une des particularités de ce trouble, c‘est que l’on ne trouve pas une appellation qui fasse consensus. On pourra trouver les troubles logico-mathématiques (TLM) ou les troubles spécifiques des activités numériques (TSAN) ou encore les troubles spécifiques de l’acquisition du calcul (TSAC), …. Pour cette raison, nous conserverons ici le terme Dyscalculie . Lorsqu’un enfant présente des difficultés en mathématiques, on peut entendre qu’il « n’a pas la bosse des maths » ou encore que « ce n’est pas un scientifique ». Souvent banalisés, ces troubles cachent parfois une vraie pathologie issue de la grande famille des « DYS » : la dyscalculie .

  • Définition | Dys Solutions France

    Dyscalculie Définition Ces troubles affectent les aspects procéduraux et conceptuels du calcul et du comptage, ainsi que la mémorisation des faits numériques et la résolution de problèmes. Et avec ça, vous voilà bien avancés. C’est pourtant la définition que vous allez trouver partout. En fait, la dyscalculie est un trouble du neuro développement. Ce trouble est une altération de la capacité à comprendre et à utiliser les nombres. Elle se définit comme un trouble d’ordre cognitif affectant les capacités de l’enfant à maîtriser la numération, le calcul et l’ensemble des opérations mathématiques de manière générale. Elle se manifeste par des difficultés lors du dénombrement et/ou du comptage et/ou de la compréhension des termes mathématiques et/ou de l’apprentissage des tables de multiplication et/ou de la maîtrise des règles de calcul et des opérations arithmétiques, et/ou de la compréhension des énoncés des problèmes mathématiques,…. Ce trouble ne s’accompagne d’aucune déficience mentale et se retrouve chez des enfants ayant par ailleurs des résultats scolaires normaux et dont l’environnement familial et social est normal, n’ayant pas de déficience intellectuelle, ni trouble sensoriel ou psychologique. La dyscalculie concerne aussi bien les filles que les garçons. En France, on estime qu’environ 4 % des enfants sont concernés (dont 20 % de dyslexiques et 99% de dyspraxiques). Mais ces chiffres ne veulent pas dire grand-chose. Il n’y a pas lieu d’évaluer le pourcentage selon chaque Dys mais plutôt sur la globalité des « dys » à laquelle, il faudra rajouter les TDAH, pour avoir le début du commencement d’une évaluation. Bon à savoir : la dyscalculie est à distinguer de l’acalculie qui est consécutive à un traumatisme ayant entraîné une lésion cérébrale. La dyscalculie est un trouble associé dans la très grande majorité des cas de la dyspraxie (en raison des difficultés d’abstraction liées) ou encore de la dysphasie (jackpot des Dys puisqu’impactant tous les DYS). Et on peut la retrouver associée au TDAH et/ou à la dyslexie-dysorthographie. On distingue trois profils de dyscalculie : La dyscalculie du traitement numérique, la dyscalculie des faits arithmétiques et la dyscalculie procédurale. - La dyscalculie du traitement numérique renvoie à des difficultés du traitement des symboles numériques ou des mots comme dans la lecture, l'écriture ou la répétition de nombres. - La dyscalculie des faites arithmétiques montrent des difficultés souvent sévères dans la production et/ou la compréhension des quantités, des symboles numériques, des opérations arithmétiques. - La dyscalculie procédurale est la difficulté à faire toutes les étapes d’une procédure de calcul, à savoir quelle opération employer après la lecture d’une situation problème.

  • Les rééducations | Dys Solutions France

    Dysphasie Les rééducations Pour la dysphasie, il faut intervenir au plus tôt, avant 2 ans et demi, 3 ans. Les séances d’orthophonie doivent être fréquentes et intensives (3 à 4 par semaine), au moins jusqu’à 7 ans et demi. Elles pourront ensuite être plus espacées. C’est l’orthophoniste, après bilan approfondi et chiffré, qui étudiera sa compréhension, notamment sa compréhension verbale ainsi que son expression et les moyens qu’il utilise pour se faire comprendre s’il ne parvient pas à bien parler (gestes, mimiques, dessins…). L’orthophoniste évaluera aussi le décalage par rapport aux autres enfants. Lors de cette rencontre, l’orthophoniste doit vérifier la présence d’anomalies spécifiques à la dysphasie de développement : l’enfant ne retrouve pas un mot qu’il connaît pourtant (manque du mot), il n’utilise pas ou peu les petits mots comme les articles (un, des, la, les…) et les prépositions (sur, avec, par, pour, en, à…) dans ses phrases, il juxtapose les mots sans conjuguer les verbes (agrammatisme ou dyssyntaxie), il comprend difficilement ; voire pas du tout ce qu’on lui dit (trouble de la compréhension verbale), il parle peu et difficilement. L’orthophoniste est le principal acteur pour la rééducation de l’enfant dysphasique, à raison de trois à quatre fois par semaine, en particulier lorsque l’enfant est jeune. La rééducation portera d’abord sur les deux versants du langage oral dans un premier temps mais aussi le langage écrit et la compréhension. Pour votre enfant, l’orthophoniste pourra : développer ses compétences auditivo-verbales de l’enfant (capacité, distinction des différents sons de la langue grâce à des aides spécifiques, conscience phonologique), ses compétences lexicales (compréhension du vocabulaire) ainsi que ses compétences syntaxiques (comprendre la phrase avec les petits mots : qui, ou, où, dont…) sur le versant de l’expression, mettre en place un code de communication (pictogrammes, mimogestualité), surtout si votre enfant ne parle pas encore, lui permettant d’exprimer ses besoins, ses désirs, ses sentiments travailler la conscience phonologique (segmentation des mots, rimes par exemple) proposer des activités ayant trait à la syntaxe pour bien placer les mots dans des phrases simples (sujet + verbe), puis de plus en plus complexes (sujet + verbe + complément) proposer des activités facilitant l’articulation Il faudra trouver un langage qu’il puisse utiliser pour se faire comprendre. L’utilisation de l’ordinateur est très précieuse. Il faut consulter un(e) ergothérapeute dès que possible. L'enfant dysphasique devrait être mis dès le CP sur ordinateur. Et comme il cumule toutes les DYS, il faudra passer par le bilan d'orthoptie, de neuropsychologie, de psychomotricité et d'ergothérapie. Ensuite, il y aura lieu de prioriser les rééducations en fonction des besoins spécifiques selon les périodes.

  • TDAH | Dys Solutions France

    TDAH Le Trouble Déficit de l'Attention avec Hyperactivité - TDAH - fait partie des Troubles du Neuro Développement - TND. Le TDAH n'a pas changé de nom au fil des dernières années. Ce trouble est un trouble complexe, très mal compris.

 

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